
Diana sous la neige
Roman érotique chalet de skiVacances12 min de lecture
Une histoire de Diana Stanescu
Diana prend un chalet dans les Alpes pour n'être vue de personne. Le moniteur qui l'a fait skier jusqu'à la fermeture des pistes reste. Il la veut hors cadre, et il le dit.
La neige tombait encore quand nous avons quitté le télésiège, une neige fine qui s’accrochait aux cils et aux fermetures des vestes. Diana marchait devant moi, les skis sur l’épaule, et le vent poussait des flocons dans le col de sa doudoune noire. Le chalet qu’elle avait loué à La Plagne se tenait un peu à l’écart des résidences, une construction de bois sombre dont les lumières jaunes perçaient déjà le bleu de la nuit. J’avais vingt-neuf ans et j’enseignais le ski depuis six saisons sur ce versant de la Savoie. Elle m’avait pris pour la dernière descente, celle où les pistes se vident et où l’on n’entend plus que le râteau des dameuses en contrebas. Diana Stanescu avait vingt-quatre ans, un visage que j’avais déjà vu sans pouvoir dire où, et elle n’avait pas reparlé de cet été au bord de l’eau.
Nous avons déchaussé sous l’auvent du chalet. La route du bas n’était plus qu’une bande blanche, une seule trace de pneu s’effaçait sous la neige nouvelle, et le silence avait cette densité que l’on connaît seulement en altitude. À l’intérieur le poêle ronflait déjà, chargé par les gens de la location avant notre arrivée. Elle a retiré sa doudoune, puis le pull de laine, et elle est restée en collant technique et en sous-pull moulant, les joues encore marquées par le froid. J’ai posé les skis contre le mur du vestibule et j’ai cherché du regard une bouteille. Il y avait du vin blanc au frais dans l’évier de pierre, un Apremont de Savoie, et deux verres propres sur le plan de travail en bois clair.
Elle a servi sans demander. Le premier verre nous a délié la langue, le second a reculé les murs autour de nous. Diana s’est assise sur le rebord de la table, une jambe ballante, et elle m’a regardé par-dessus le bord du verre. « Tu skis bien, Julien. » La phrase sonnait close, posée là comme un objet fini. Puis elle a ajouté, avec ce sourire qui cherchait la faille : « C’est tout ce que tu fais bien ? »
J’ai bu une gorgée avant de répondre. Je n’allais pas lui dire qu’elle était belle, elle le savait, et le concours ne m’intéressait pas. « Je te veux. Pas la fille des affiches. Toi, là, avec le vin et la neige encore collée aux cils. » Elle a cligné des yeux, une seule fois, et le sourire a changé de nature. Le troisième verre était déjà versé, le blanc froid qui chauffe ensuite dans la poitrine. La chaleur du poêle nous prenait aux tempes et le vin faisait son travail sans violence, une chaleur lente dans le ventre et dans les mains. Elle a posé son verre, s’est rapprochée, et ses doigts ont trouvé la fermeture de ma veste polaire. Dehors le vent poussait la neige contre les carreaux. La route était fermée, cela se voyait sans radio, et ni elle ni moi n’avons parlé de partir.
Ses mains ont ouvert la veste, puis le tee-shirt, et ses paumes étaient encore froides contre ma poitrine. J’ai glissé les miennes sous le tissu de son sous-pull. J’ai trouvé la chaleur de sa peau, la courbe de ses seins, les tétons déjà durs sous mes pouces. Elle a inspiré par le nez et elle a levé le menton vers moi. Je l’ai embrassée. Sa bouche goûtait le vin et le froid de la piste, et sa langue a rencontré la mienne sans hésiter. La table a bougé d’un centimètre quand je l’ai prise par la taille pour l’y asseoir vraiment.
J’ai tiré le sous-pull par-dessus sa tête. Ses seins étaient fermes, les aréoles sombres, et elle n’a pas croisé les bras pour se cacher. J’ai fait descendre le collant le long de ses cuisses, lentement, le tissu résistant un peu aux mollets. Elle a soulevé les fesses pour que je finisse. Elle n’avait plus rien sur elle. Sa chatte était déjà brillante entre les lèvres ouvertes, et l’odeur de sa peau chaude a monté entre nous, un mélange de savon et de désir. Je suis resté un moment à la regarder ainsi, assise, les cuisses écartées sur le bois, les joues roses du vin et du poêle.
J’ai écarté ses genoux avec les paumes et je me suis penché. J’ai léché d’abord l’intérieur des cuisses, lentement, jusqu’à ce qu’elle pose une main dans mes cheveux. Puis j’ai pris sa chatte dans la bouche, toute, et j’ai sucé les lèvres une à une avant de pousser la langue entre elles. Elle a poussé un son bas, un son qui n’était pas une phrase. Ma langue a trouvé le point dur, l’a frotté, l’a entouré, et deux doigts sont entrés en elle sans effort. Elle était chaude, serrée, mouillée jusqu’à la paume. Je l’ai baisée avec la langue et avec les doigts en même temps, un rythme qui la faisait bouger contre ma bouche. Diana a écarté davantage les cuisses, a posé un talon contre mon épaule, a regardé le plafond de bois. « Encore. » Le mot est tombé tout seul, et j’ai obéi. Sa chatte a pulsé contre ma bouche, ses hanches ont cherché la pression, et quand elle a joui la première fois ses cuisses ont tremblé de chaque côté de mon visage, un tremblement long qui a duré, et elle a dit mon nom d’une voix que le vin avait rendue plus grave.
Je me suis relevé. Ma bite était dure, lourde contre le tissu, et j’ai sorti le reste de mes vêtements sans me presser, le pantalon, le caleçon, jusqu’à n’avoir plus rien. Elle m’a regardé faire, les lèvres entrouvertes, les seins qui se soulevaient. J’ai pris ma queue en main, je l’ai frottée contre ses lèvres humides, enduit de son jus, et je suis entré d’un seul coup jusqu’à la garde. Elle a crié, un cri court, et ses ongles ont trouvé mon dos. Je l’ai baisée sur le plan de travail, fort, le bois tapant contre le mur à chaque coup de reins. Sa chatte m’enserrait, chaude, et le vin me brûlait encore la gorge. Je lui tenais les hanches pour la garder ouverte, je la regardais, et elle me regardait aussi, sans jeu cette fois. Chaque fois que je m’enfonçais elle soufflait, un souffle chaud contre mon cou. Quand elle a joui une deuxième fois, plus fort, la tête rejetée en arrière, j’ai senti les contractions courir le long de ma bite et j’ai dû me retenir pour ne pas la suivre tout de suite. Je suis resté en elle, immobile, le front contre son front, le temps que son souffle redescende.
Elle a glissé à bas de la table, un peu maladroite sur ses jambes encore molles, et elle a pris mon poignet. Nous avons traversé la pièce jusqu’à la baie vitrée qui donnait sur la piste. En contrebas les lumières de la station dessinaient des points jaunes dans la neige, et des silhouettes minuscules circulaient encore près des restaurants d’altitude. Diana a posé les paumes contre le verre froid. Une buée a commencé sous ses doigts. « Ils peuvent nous voir. » Elle a tourné la tête, le profil net contre la nuit, et ses seins touchaient presque la vitre. « Tu veux qu’ils voient ? » J’ai collé ma poitrine contre son dos. Ma bite, encore dure, s’est logée entre ses fesses. « Oui. Et toi aussi tu le veux. » Elle a hoché la tête, un mouvement petit, et elle a écarté les pieds sur le parquet.
Je l’ai prise par-derrière, d’une poussée qui l’a collée au verre. Sa chatte m’a avalé d’un coup, toujours trempée, et le contact du froid sur ses seins l’a fait gémir. Je l’ai baisée ainsi, une main au bas de son ventre pour la tenir contre moi, l’autre ouverte sur un sein, et nos corps se reflétaient faiblement dans la vitre. En bas une dameuse passait, phares allumés, et plus loin deux skieurs rentraient vers les résidences, bâtons sous le bras. Diana a regardé dehors pendant que je la prenais, et j’ai senti qu’elle serrait plus fort, qu’elle voulait ça, cette possibilité d’être vue, le cadre inversé pour une fois. Je lui ai parlé contre l’oreille, des mots crus, que sa chatte me suçait la bite à chaque aller, que je la baiserais jusqu’à ce qu’elle jouisse encore contre cette vitre. Elle a répondu par un gémissement et par un « plus fort » qui n’était pas une demande polie. Je suis allé plus fort. Le verre a vibré sous ses mains. Ses seins s’écrasaient, se relevaient, et le froid faisait durcir les tétons que j’avais sous les doigts. Quand elle a joui, elle a ouvert la bouche contre le carreau, une buée s’est formée en forme de cri, et ses jambes ont fléchi. Je l’ai tenue par le ventre. Je ne suis pas sorti. J’ai continué jusqu’à ce que le tremblement passe, puis je me suis retiré, la bite luisante, le cœur battant contre ses omoplates.
Elle s’est retournée dans mes bras, le dos au paysage, et elle a ri un peu, un rire bas, le front contre ma clavicule. « Tes clients te voient souvent comme ça, le soir ? » J’ai passé un pouce sur sa lèvre inférieure, encore humide. « Non. Toi seulement. » Elle n’a pas confirmé si cela lui plaisait. Elle a pris ma main et m’a tiré vers le poêle.
Le feu projetait une lumière rouge sur le tapis et sur le bas de ses cuisses. Diana s’est mise à genoux près de la vitre du poêle, sans que je le demande, et elle m’a tiré vers elle par les hanches. Elle a pris ma bite dans sa main, l’a regardée un moment, le pouce étalant ce qui restait d’elle sur la peau tendue, puis elle l’a mise dans sa bouche. Chaud, mouillé, profond. J’ai posé une main dans ses cheveux sombres, sans forcer, et j’ai regardé ses lèvres s’étirer autour de moi. Elle a sucé lentement d’abord, la langue plate sous la verge, un mouvement appliqué qui m’a fait fermer les yeux. Puis elle a accéléré, et sa main a pompé ce qu’elle ne prenait pas. Le feu lui dorait l’épaule et le sein gauche. Je lui ai dit, la voix déjà cassée, qu’elle me faisait jouir bientôt. Elle a levé les yeux, la bouche pleine, et elle n’a pas reculé. J’ai senti monter, un choc sourd dans le bas du ventre, les genoux qui durcissent, et j’ai joui dans sa bouche par longues gerbes qu’elle a reçues sans reculer la tête. Elle a avalé, une fois, deux fois, une goutte au coin des lèvres qu’elle a essuyée du pouce ensuite. Puis elle s’est reculée sur les talons et le sourire de tout à l’heure est revenu pour un instant, plus fatigué. « Tu tiens debout, encore ? »
Je me suis assis sur le tapis, le dos au coffre à bois, et je l’ai attirée contre moi. Sa peau sentait le feu et le vin. Nous avons resté ainsi un moment, sans parler, à regarder les bûches se casser. Elle a posé une oreille contre ma poitrine et ses doigts ont suivi, distraitement, la ligne d’un muscle. J’ai embrassé le haut de sa tête. Le chalet craquait dans le gel, un bruit familier, et dehors la neige tombait plus drue, effaçant encore la route.
Nous avons gagné la chambre quand le feu a baissé. Le lit était large, des draps blancs, une fenêtre plus petite ouverte sur la même pente. Je l’ai allongée et je l’ai regardée une seconde avant de la rejoindre, les cheveux étalés, le ventre qui se soulevait encore un peu vite. Je suis entré en elle lentement cette fois, jusqu’au fond, et je suis resté. Elle a fermé les yeux. Sa chatte, sensible, m’a pris avec une douceur nouvelle, et j’ai baisé lentement, un mouvement long qui laissait le temps de tout sentir. Elle a enlacé mes reins avec ses jambes. Ses mains ont couru dans mon dos, puis plus bas, et elle a commencé à pousser à son tour, à vouloir plus. Le rythme a changé. Plus fort, plus profond, le matelas qui parlait, sa bouche ouverte contre mon épaule. Je l’ai prise ainsi jusqu’à ce que ses cuisses se tendent encore, jusqu’à ce qu’elle jouisse en silence cette fois, la gorge bloquée, les ongles plantés. J’ai suivi. J’ai joui en elle, profondément, le visage dans son cou, et j’ai senti mon foutre la remplir pendant que ses parois se serraient par vagues autour de ma bite. Nous sommes restés collés, le souffle mêlé, le cœur qui redescendait par à-coups.
Après, contre l’oreiller, la chambre sentait le bois chaud et le sexe. Je lui ai demandé de rester deux jours. Elle a dit oui, tout de suite, les yeux encore humides. Puis elle a repris, en plaisantant, que les moniteurs disaient ça à toutes les clientes, et que deux jours c’était long pour une blague. Le oui était déjà là. J’ai entendu le oui d’abord, et la plaisanterie n’a pas suffi à l’effacer. Elle le savait. Moi aussi.
Elle a regardé le plafond, puis moi. « Quand personne ne tourne, je... » La phrase s’est arrêtée là, nette, et elle n’a pas cherché le mot suivant. Elle a tourné la tête sur l’oreiller. « Et toi, Julien, tu es qui quand tu n’as plus de clients sur les skis ? » J’ai répondu quand même. J’ai dit que je restais le même homme, que je voulais les gens sans le cadre autour, que je la voulais elle, ici, sans affiche et sans neige pour se cacher. Elle n’a pas fini sa phrase. Elle a fermé les yeux, une main sur mon ventre, et le sommeil l’a prise avant que je puisse lui demander la suite.
Au matin la route était ouverte. Une déneigeuse était passée avant l’aube, on entendait encore le moteur loin vers le bas. La lumière entrait blanche et dure par la petite fenêtre, une lumière de neige neuve qui faisait mal aux yeux. Diana s’était levée avant moi. Je l’ai trouvée à la table, déjà habillée, un café à la main, le téléphone posé à plat près de la tasse. Sur l’écran, sans qu’elle le cache, une confirmation de séjour s’affichait, un domaine naturiste, des dates, son nom. Elle n’a rien expliqué. Elle a bu une gorgée, a verrouillé l’appareil, et elle a relevé les yeux vers moi avec cette façon qu’elle avait de laisser une question en l’air sans la poser.
J’ai préparé un deuxième café. Nous avons parlé du temps, de la piste du jour, de rien. Le masque était déjà là, plus lourd que la veille, et je le voyais sans le nommer. Elle a rassemblé ses affaires, la doudoune, le sac, les skis de location à rendre en bas. Sur le seuil elle a commencé une phrase, la même peut-être, les lèvres ouvertes sur un mot qui n’est pas venu. Elle l’a laissée là. Je ne l’ai pas achevée pour elle.
À la gare de Aime-La Plagne le train de Bourg-Saint-Maurice entrait déjà, lent, racleur, dans une lumière de midi pâle. Elle a monté les marches sans se retourner tout de suite. Sur le quai je suis resté, les mains dans les poches, et je ne l’ai pas retenue. Par la vitre elle m’a regardé une seconde, le visage déjà un peu loin, puis le train a parti.