
Diana aux thermes
roman érotique week-end spaVacances12 min de lecture
Une histoire de Diana Stanescu
Diana réserve un week-end dans un spa thermal pour se recoudre. L'homme de la crique est là. Cette fois elle ne lui retourne pas la question.
Les thermes de Bagnères-de-Luchon fumaient contre le flanc de la montagne, en cet après-midi d’automne où la pluie fine collait aux ardoises et aux platanes du parc. J’ai poussé la porte vitrée avec le message de Diana encore chaud dans la poche, ce simple nom de ville sans une phrase pour l’accompagner, et je l’ai trouvée dans le hall de pierre, debout près d’une vasque dont l’eau tiède sentait le soufre. Elle avait vingt-quatre ans, le manteau déboutonné sur une robe noire, et les gouttes de la traversée du parc brillaient encore dans ses cheveux sombres. À trente-quatre ans je savais reconnaître une invitation qui refusait de se nommer, et j’ai traversé le dallage sans chercher d’autre preuve.
« Tu es venu. Tu as eu peur du silence, Antoine ? »
Sa voix s’est arrêtée net, puis la question a suivi, légère, pour me forcer à rester dans la pièce. Je me suis arrêté assez près pour sentir la laine mouillée de son manteau, et j’ai répondu que j’avais pris le premier train, rien de plus. Elle a tendu une clé de cabine, les doigts un peu froids, et nous avons gagné les couloirs de mosaïque où l’air déjà chargé d’eau chaude collait à la gorge. Elle marchait devant moi, les hanches sous la robe, la nuque découverte, et je n’ai rien dit du lieu qu’elle m’avait envoyé parce que le lieu parlait tout seul. Dans le vestiaire de la suite, elle a laissé tomber le manteau, puis la robe, et elle n’avait rien en dessous, seulement la peau et cette façon de ne pas se cacher. Je me suis déshabillé en face d’elle. Ma bite se durcissait déjà, et elle l’a regardée sans détour avant de prendre deux linges blancs. Nous avons rejoint le hammam par un passage de vapeur qui nous a mouillés jusqu’aux chevilles.
Le banc de marbre brûlait à travers le linge. Diana s’est assise les cuisses un peu ouvertes, la tête contre la pierre, les yeux mi-clos dans la buée d’eucalyptus. Je me suis placé contre elle, l’épaule d’abord, puis ma main a glissé sur son ventre humide, plus bas, jusqu’à sa chatte que la chaleur avait déjà rendue glissante. Elle a écarté une jambe pour me laisser la place. J’ai caressé ses lèvres chaudes, le sillon mouillé, et j’ai enfoncé un doigt en elle sans me presser, puis un second, pendant qu’elle posait sa paume sur ma bite et la serrait à travers le tissu trempé. Elle a poussé un souffle contre mon cou, et ses hanches ont suivi le mouvement de mes doigts avec une lenteur qui n’avait plus rien d’une pose.
La vapeur épaississait tout. Diana a glissé du banc jusqu’à s’agenouiller entre mes genoux, le linge oublié derrière elle, et elle a pris ma bite dans sa main mouillée avant d’ouvrir la bouche. Sa langue a tourné autour du gland, puis elle m’a avalé d’un coup, la gorge chaude, les lèvres serrées, et j’ai senti ses seins contre mes cuisses pendant qu’elle sucait avec une application presque sérieuse. Je lui ai pris les cheveux sans tirer, seulement pour sentir le mouvement de sa tête, et elle a levé les yeux vers moi, amusée malgré la bite qui lui remplissait la bouche. La salive lui coulait au menton, se mêlait à la buée, et le bruit mou de sa gorge dans le silence du hammam m’a durci encore. Elle s’est arrêtée pour reprendre haleine, a passé la langue le long de la veine, puis m’a repris jusqu’à ce que je sente le fond de sa gorge, et j’ai dû la tirer en arrière pour ne pas jouir tout de suite.
Je l’ai relevée, l’ai allongée sur le marbre, et j’ai écarté ses cuisses avec les deux mains. Sa chatte brillait, ouverte, et j’ai frotté le gland contre ses lèvres avant de m’enfoncer d’un seul mouvement. Elle a refermé les jambes dans mon dos, les talons contre moi, et j’ai baisé lentement d’abord, pour sentir chaque centimètre, puis plus fort quand elle a commencé à bouger au-devant de moi. Le marbre claquait sous ses omoplates. Je lui tenais les hanches, je la regardais prendre ma bite jusqu’à la racine, et elle a dit mon prénom une fois, d’une voix cassée par la chaleur. Ses seins bougeaient à chaque coup, les pointes dures, et j’ai baissé la tête pour en prendre un dans la bouche sans cesser de la baiser. Elle s’est serrée autour de moi, de plus en plus, et j’ai senti qu’elle allait jouir, les cuisses tremblantes, la chatte qui pulsait.
« Plus fort », a-t-elle dit, et la phrase s’est perdue dans un gémissement quand je lui ai soulevé le bassin pour frapper plus profond. Elle a joui en se cambrant, la bouche ouverte, les ongles dans mes épaules, et sa chatte m’a pompé si fort que j’ai dû m’arrêter au fond d’elle pour ne pas la suivre. Je suis resté en elle, immobile, le front contre le sien, et j’ai senti les petites secousses qui lui traversaient encore le ventre. Elle a ri tout bas, un rire mouillé, puis elle a bougé les hanches pour me rappeler que j’étais encore dur. J’ai repris un rythme plus lent, presque cruel, et elle m’a regardé comme on regarde quelqu’un qui a compris la règle du jeu sans qu’on la lui dicte.
La porte de verre a bougé dans la vapeur. Un homme est entré, une serviette à la taille, et il s’est arrêté net en nous voyant, moi entre les cuisses de Diana, ma bite encore enfoncée en elle. Je me suis figé. Diana a posé sa main sur ma nuque, les doigts fermes, et elle a bougé le bassin pour que je reste. Ses yeux ont trouvé les miens, et il n’y avait pas de panique là-dedans, seulement une fièvre plus nette, une envie qui s’était élargie d’un coup. J’ai compris qu’elle voulait que je continue, et j’ai repris le mouvement, plus profond, pendant que l’homme restait près du mur, incapable de décider s’il devait partir. Diana a tourné la tête vers lui, les lèvres entrouvertes, et elle n’a pas détourné le regard. Sa chatte s’est resserrée sur moi, plus mouillée qu’avant, et le claquement de nos ventres a empli le hammam sans pudeur.
Je l’ai baisée en le sachant là, et elle a gémi plus fort, sans se cacher, les seins offerts à la buée, les genoux ouverts. L’homme n’a pas parlé. Il a fini par s’asseoir au bout du banc, la serviette tendue, et Diana a souri contre ma bouche, un sourire qui n’était plus un jeu de salon. Je lui ai frotté le clitoris avec le pouce pendant que je la pénétrais, et elle a joui une seconde fois, plus longue, en me serrant si fort que j’ai dû mordre l’intérieur de ma joue. L’homme s’est levé, a ramassé son linge, et il est sorti sans un mot, la porte de verre se refermant sur un souffle d’air moins chaud. Nous sommes restés encore un moment, moi en elle, elle les yeux fermés, et j’ai senti son cœur contre ma poitrine. Je me suis retiré avant de jouir, la bite luisante, et elle a passé la main dessus, lente, comme pour garder la preuve.
« On monte », a-t-elle dit, et sa voix avait cette calme fatigue des corps qui n’ont pas fini.
La suite donnait sur les toits mouillés et sur la masse sombre des Pyrénées. Diana s’est allongée sur le drap, encore marquée par le marbre, et j’ai versé l’huile sur ses omoplates, le long de la colonne, jusqu’au creux des reins. Mes paumes ont glissé, ont ouvert ses fesses, ont répandu la chaleur, et elle a écarté les cuisses sans que je le demande. J’ai huilé sa chatte, déjà gonflée, puis le petit trou de son cul, le pouce qui tournait, qui enfonçait à peine, et elle a poussé un son bas dans l’oreiller. Je me suis baissé. Ma langue a suivi le sillon huilé, a léché sa chatte d’abord, longuement, puis est montée jusqu’à son cul, et je l’ai léché là avec la même patience, la langue plate, puis plus pointue, pendant qu’elle ouvrait davantage les hanches. Elle avait un goût de sel et d’huile, et elle a commencé à bouger contre ma bouche, sans pudeur, en me demandant d’insister.
Je l’ai tournée sur le dos, j’ai posé ses chevilles sur mes épaules, et je l’ai baisée ainsi, l’huile faisant glisser chaque coup jusqu’au fond. Ses seins luisaient. Je lui ai pris la taille et je l’ai regardée prendre, encore et encore, la chatte ouverte, les lèvres écartées autour de ma bite. Elle a tendu la main vers mon visage, m’a touché la bouche, et j’ai sucé ses doigts pendant que je la pétais de l’intérieur, un rythme régulier qui faisait bouger le lit contre le mur. Elle a joui en silence cette fois, la tête renversée, la gorge offerte, et j’ai ralenti pour la sentir se contracter, vague après vague. Je me suis allongé contre elle ensuite, encore dur, la bite collée à son ventre, et nous avons respiré l’un contre l’autre pendant que la pluie reprenait contre les vitres.
J’ai laissé passer un moment. Puis je lui ai reposé la question du village, celle que j’avais déjà mise entre nous un soir, plus tôt dans l’été, et qui n’avait jamais eu de vraie fin. Diana a regardé le plafond, puis moi, et elle n’a pas renvoyé la balle. Elle a dit qu’il y avait une forêt derrière les maisons, une cuisine trop petite, des histoires qu’on ne raconte pas pour les rendre jolies, et qu’elle était ça quand personne ne tournait, un morceau vrai de chez elle, sans le transformer en couleur. Sa voix n’avait plus le pli de la taquinerie. Elle a posé sa paume sur ma bite, l’a serrée, et elle m’a demandé de la baiser jusqu’à ce qu’elle n’ait plus rien à jouer.
Je l’ai mise à quatre pattes au milieu du lit, l’huile encore sur sa peau, et j’ai frotté le gland contre son cul jusqu’à ce qu’elle pousse en arrière. J’ai enfoncé d’abord le bout, lentement, en lui caressant la chatte de l’autre main, et elle a soufflé par à-coups, la nuque basse. Je suis entré davantage, centimètre par centimètre, sentant l’anneau céder, et quand j’ai été au fond elle a dit mon prénom d’une voix que je n’avais pas encore entendue. Je l’ai baisée ainsi, d’abord avec une prudence qui n’était pas de la timidité, puis plus fort quand ses hanches ont commencé à revenir vers moi. Ma bite disparaissait dans son cul, en ressortait luisante, et sa chatte dégoulinait sur mes doigts. Elle a joui en se serrant autour de moi, un spasme qui m’a arraché un grognement, et j’ai tenu ses hanches pour ne pas aller trop vite.
« Encore », a-t-elle dit, le visage contre le drap, et j’ai encore, jusqu’à ce que le lit gémissît et que sa voix se cassât. Je sentais que je n’allais plus tenir. Je me suis enfoncé jusqu’à la racine, j’ai senti son cul pulser, et j’ai joui en elle, profond, par secousses, le sperme qui partait par vagues pendant que je restais collé à ses fesses. Elle a reçu ça sans reculer, la respiration large, et j’ai continué à bouger un peu, plus doucement, pour vider le reste. Quand je me suis retiré, un filet blanc a coulé le long de sa cuisse. Je l’ai allongée, je l’ai prise contre moi, et j’ai passé la main dans ses cheveux collés. Elle n’a rien confirmé d’autre. Elle n’en avait plus besoin. La rumeur, quelle qu’elle fût, tombait toute seule devant ce qu’elle venait de laisser dans la pièce.
Nous avons parlé ensuite à voix basse, de choses sans importance, d’un chien aperçu dans le parc, de la façon dont l’eau thermale restait dans les cheveux. Elle riait parfois, un rire vrai, et je lui ai embrassé l’épaule en sentant le sommeil arriver. La phrase qu’elle avait ouverte plus tôt dans l’été s’était fermée dans cette chambre, sans appareil, sans public, et je l’ai gardée telle quelle, contre moi, pendant que la montagne disparaissait dans la nuit.
Le matin, la lumière grise entrait par les persiennes. Diana s’est réveillée avant moi, ou en même temps, et sa main a trouvé ma bite encore lourde de sommeil. Elle m’a caressé jusqu’à ce que je sois dur, puis elle s’est mise à califourchon, m’a guidé dans sa chatte, et elle a commencé à baiser toute seule, les paumes sur ma poitrine, les seins qui bougeaient au-dessus de moi. J’ai tenu ses hanches et je l’ai regardée se servir, le visage encore marqué par l’oreiller, la bouche entrouverte. Elle allait plus vite, sa chatte claquait, et elle a penché le buste pour que je lui prenne les seins dans la bouche. J’ai sucé, j’ai mordu un peu, et elle a joui en s’affaissant contre moi, le ventre qui tremblait, ma bite encore en elle.
Je l’ai retournée sans sortir, je l’ai baisée de haut, les genoux qui ouvraient les siens, et j’ai cherché ce point qui la faisait fermer les yeux. Elle m’a agrippé les reins, m’a demandé de ne pas m’arrêter, et j’ai continué jusqu’à ce qu’elle jouisse encore, plus fort, la voix cassée contre mon oreille. Alors seulement j’ai lâché, j’ai joui au fond de sa chatte, collé à elle, le souffle court, et je suis resté ainsi longtemps après, le front contre sa tempe, en sentant nos ventres collés. Elle a passé une main dans mes cheveux. Nous n’avons rien dit d’utile. Le silence cette fois n’avait plus besoin d’être envoyé par message. Je l’ai lavée ensuite sous l’eau tiède de la salle, lentement, et elle m’a lavé aussi, les doigts précis, presque tendres, avant que nous reprenions des vêtements trop secs pour la pluie du dehors.
Nous avons quitté les thermes sous un ciel bas, le parc luisant, et elle a marché avec moi jusqu’à la gare sans proposer d’aller plus loin. Sur le quai, un vent d’ouest soulevait les affiches, et son téléphone s’est allumé dans sa poche, une fois, assez longtemps pour que je voie le nom d’un studio et une date, rien d’autre. Elle n’a pas retourné l’écran tout de suite. Elle m’a regardé, et le petit concours habituel, celui où l’on attend que l’autre cligne, n’a pas eu lieu. Son visage public essayait de revenir, mal, comme un manteau trop juste après la chaleur. Un magazine traînait sur un banc, une rumeur imprimée sous un sourire qui n’était pas le sien, et elle n’a pas baissé les yeux vers la page. Elle n’a rien démenti. Elle m’a juste pris la main un instant, puis elle l’a lâchée quand le train a annoncé sa voie.
« Antoine », a-t-elle dit, et c’était tout, un prénom posé entre nous sans question derrière. Je l’ai regardée monter, la robe sombre, le manteau, les cheveux encore un peu lourds de l’eau des thermes, et je suis resté sur le quai pendant que les portes se fermaient. Elle ne s’est pas retournée tout de suite. Quand elle l’a fait, à travers la vitre, il n’y avait plus de jeu lisible, seulement ce morceau d’elle qu’elle avait laissé dans la chambre, et que plus aucune légende n’aurait à confirmer.