
Diana parmi les corps
Histoire érotique de camping naturisteVacances10 min de lecture
Une histoire de Diana Stanescu
Diana rejoint un domaine naturiste isolé, loin des campagnes. Les vêtements tombent, le jeu aussi. Un campeur la regarde comme un corps parmi d'autres, puis la prend.
J’étais installé depuis une semaine dans le domaine naturiste, un peu à l’écart d’Agde, quand une femme a planté sa tente à quinze mètres de la mienne. L’après-midi d’été collait aux épaules, la terre battue des allées rendait la chaleur, et les corps circulaient sans habit avec une simplicité qui n’avait plus rien d’un spectacle. Elle avait vingt-quatre ans, elle me l’a dit en riant un peu plus tard, et j’en avais trente-six ; sous cette lumière cela n’avait aucune importance. Ses cheveux sombres tenaient en un chignon lâche, ses seins bougeaient avec le geste de tendre la toile, et le triangle brun de son pubis prenait le soleil sans pudeur. Je ne l’ai reconnue de nulle part. Elle s’est redressée, a croisé mon regard, et elle a avancé vers moi les pieds nus dans la poussière.
« C’est calme ici. Tu restes longtemps ? »
Sa voix posait les mots avec une netteté brève, puis ouvrait une question pour m’obliger à continuer. Je lui ai répondu que j’étais là pour la semaine encore, et que le vent du golfe rendait les nuits supportables. Elle a hoché la tête, un sourire au coin de la bouche, et elle m’a demandé mon prénom. Quand je lui ai dit Éric, elle a répété le nom sans cérémonie, puis elle a donné le sien, Diana, en me tendant la main comme on fait habillés, ce qui m’a fait rire. Nous avons marché vers la mer, nus tous les deux, le long du sentier de pins. Des couples passaient, une femme lisait sur une serviette, un homme arrosait des tomates devant son emplacement. Personne ne nous regardait plus qu’il ne fallait. Elle marchait avec une aisance que je n’arrivais pas à situer, les hanches libres, et parfois son bras frôlait le mien sans que ce fût un hasard. J’ai dit que le soleil lui allait. Elle n’a rien confirmé. Elle m’a demandé si je le disais à toutes les nouvelles, et elle a attendu, les yeux clairs, que je sois moi-même forcé de parler encore.
Près de l’eau, la chaleur tombait autrement. Diana s’est arrêtée, a levé les bras pour dénouer son chignon, et ses cheveux ont glissé dans son dos. Je l’ai regardée sans me cacher, et elle m’a regardé la regarder. Entre nous le silence n’était pas vide. Elle a repris le sentier la première, et j’ai suivi la ligne de ses omoplates jusqu’aux tentes.
Sous la toile, l’air sentait le pin chaud et la poussière. Diana s’est assise sur mon matelas, les genoux ouverts, et elle m’a tiré vers elle par la hanche avec une décision qui n’avait rien d’hésitant. Sa bouche a trouvé la mienne, puis elle a descendu, lente, et sa langue a suivi le bas de mon ventre. Elle a pris ma bite dans sa main, l’a regardée un instant, et elle l’a mise dans sa bouche d’un seul mouvement. La chaleur de sa gorge m’a arraché un souffle. Elle suçait sans pitié et sans jeu de regard vers un objectif invisible, les lèvres serrées, la salive au coin, et sa main tenait ce qu’elle n’avalait pas. J’ai glissé mes doigts dans ses cheveux. Elle a gémi autour de moi, un son bas, et ce gémissement m’est monté le long des reins. Je la regardais travailler ma bite avec une application gourmande, les seins pendants au-dessus de mes cuisses, et je sentais déjà le sperme s’amasser, trop vite.
« Plus lentement », ai-je dit, et elle a ralenti, puis elle a relevé les yeux. Elle a retiré sa bouche, un fil de salive entre sa lèvre et le gland, et elle s’est mise à quatre pattes sur le matelas, le cul offert, la chatte déjà brillante. J’ai posé un genou derrière elle, j’ai écarté ses fesses, et j’ai poussé ma bite dans sa chatte d’un trait. Elle a poussé un cri court, la tête basse, et elle a reculé d’elle-même pour m’avoir plus profond. Je l’ai baisée ainsi, les mains aux hanches, le bruit de nos peaux remplissant la tente. Chaque fois que je rentrais jusqu’au bout, ses seins se balançaient et elle serrait autour de moi par saccades. Je sentais sa chatte se contracter, se mouiller davantage, et elle a commencé à bouger en rythme, à me prendre autant que je la prenais. Elle a joui la première, le front contre l’avant-bras, un long tremblement qui lui a durci les cuisses. Je l’ai baisée encore pendant qu’elle se serrait, puis je me suis retiré, je l’ai retournée, et j’ai joui sur ses seins. Le sperme a rayé sa peau, chaud, et elle a regardé tomber, la bouche ouverte, sans essuyer tout de suite. Elle a passé un doigt dans la tache et l’a porté à sa langue, puis elle a ri, un rire bas qui n’était plus une pose.
J’étais encore au-dessus d’elle, le souffle court, et elle m’a tiré pour que je m’allonge. Nos hanches se touchaient. Dehors un voisin toussait, une radio lointaine passait une chanson, et rien de cela n’entrait vraiment sous la toile.
Plus tard nous avons mangé dehors, assis sur deux chaises pliantes, encore nus, les assiettes sur les genoux. Le jour baissait du côté des pins. Diana buvait à même la bouteille d’eau, une goutte lui coulait entre les seins, et elle ne s’en occupait pas. Je lui ai demandé d’où elle venait. Elle a tourné la question sans y toucher.
« Et toi, tu restes une semaine pour fuir quoi, au juste ? »
J’ai parlé du bureau, de la chaleur de Montpellier, de ce besoin de marcher sans tissu contre la peau. Elle écoutait en penchant la tête, et elle n’a rien livré d’elle. Un couple est passé, la femme a salué d’un signe, l’homme a regardé Diana une seconde de plus. Elle a soutenu ce regard sans ciller, puis elle s’est tournée vers moi, et son genou a trouvé le mien sous la table improvisée. J’ai posé la main sur sa cuisse. Elle l’a laissée. Entre nous le désir n’avait pas redescendu ; il s’était seulement assis, patient, à côté des assiettes. Elle a dit qu’un chalet, plus au nord, lui avait déjà appris à se taire, et elle n’a pas continué. La nuit prenait la pinède. Diana s’est levée, a ramassé une serviette, et elle a demandé si la plage du domaine était encore ouverte aux marcheurs. J’ai hoché la tête. Nous avons rejoint le sentier, l’épaule contre l’épaule, et le sable a commencé sous nos pieds avant même que la mer se fasse entendre.
La plage du camp était presque vide. Deux lampes basses éclairaient le poste de secours fermé, et plus loin le ressac mâchait le galet. Diana a étendu la serviette, s’est allongée sur le dos, et elle m’a écarté les genoux avec les talons pour que je m’installe entre ses cuisses. J’ai léché sa chatte sans préambule, la langue à plat d’abord, puis plus précise sur le point qui la faisait lever le bassin. Elle a pris ma tête à deux mains, pas pour me diriger, pour me garder. Le sel de sa peau se mêlait à celui de l’air. Je la sentais gonfler sous ma bouche, mouiller davantage, et elle a commencé à bouger contre mon visage avec une franchise qui me durcissait déjà. Quand elle a joui, elle a serré mes cheveux et a poussé un cri que la mer a recouvert à moitié. Je n’ai pas attendu. Je me suis relevé, j’ai posé ma bite contre sa chatte ouverte, et je suis entré. Elle m’a reçu d’un coup de hanche, les yeux dans les miens. Je l’ai baisée sur le sable, lentement d’abord, puis plus fort, et ses seins roulaient à chaque poussée. Autour de nous le domaine respirait, des voix lointaines, une tente qui claquait. Elle m’a dit de ne pas m’arrêter. Je n’en avais pas l’intention.
C’est alors qu’un homme s’est arrêté, à quelques mètres, nu comme nous, une serviette à la main. Il n’a rien dit. Il regardait. J’ai ralenti, encore en elle, et j’ai cherché le visage de Diana. Elle avait vu. Ses pupilles étaient larges, sa bouche entrouverte, et elle n’a pas refermé les jambes. Elle a posé une main sur ma nuque.
« Qu’il reste », a-t-elle dit, d’une voix entière, sans casser la phrase. « Je veux qu’il voie. Baisse-moi sans que je pose. Prends-moi la bouche, puis le cul. Utilise-moi. »
Ce n’était plus le jeu des morceaux. Chaque mot tenait. L’homme n’a pas avancé ; il s’est contenté de rester, la bite déjà lourde, et Diana l’a regardé une seconde, puis elle m’a regardé moi. Je me suis retiré d’elle, je me suis mis à genoux près de son visage, et elle a ouvert la bouche pour prendre ma bite encore mouillée de sa chatte. Elle a sucé en le sachant vu, les yeux ouverts vers l’homme, et ce regard n’était pas une invitation à le rejoindre, c’était une offre à être regardée jusqu’au bout. J’ai baisé sa bouche avec lenteur, une main sous sa nuque, et elle a salivé, elle a pris, elle a laissé le gland lui frapper le fond de la gorge. L’homme respirait plus fort. Diana a reculé, s’est remise à quatre pattes sur la serviette, le visage vers la mer, le cul haut, et elle a écarté une fesse avec sa propre main.
« Maintenant », a-t-elle dit.
J’ai craché dans ma paume, j’ai mouillé son cul, j’ai poussé un doigt d’abord. Elle a soufflé, longue expiration, et elle a poussé en arrière. Quand j’ai mis le gland contre l’anneau et que j’ai enfoncé, elle a gémi d’une voix que je n’avais pas encore entendue, grave, entière. Je suis entré dans son cul peu à peu, sentant la résistance céder, sentant sa chatte rester ouverte au-dessous, inutile et offerte. L’homme ne bougeait plus. Diana a tourné la tête vers lui pendant que je la baisais par derrière, et elle n’a pas souri, elle n’a pas joué, elle a seulement tenu ce regard pendant que je lui prenais le cul. Je la sentais se tendre, se desserrer, se tendre encore. Mes hanches claquaient contre ses fesses. Elle s’est mise à se toucher la chatte, deux doigts, et elle a joui ainsi, empalée, un spasme qui m’a serré la bite jusqu’à la douleur. Je n’ai pas tenu. Je me suis retiré, je l’ai retournée sur le dos, et j’ai joui sur son ventre, sur ses seins, à découvert, sous la lampe lointaine et sous les yeux de l’homme. Le sperme a luisé sur sa peau. Elle est restée ainsi, jambes ouvertes, le cul encore relâché, le souffle court, et elle a laissé l’homme voir le désordre jusqu’au bout. Il a hoché la tête, un geste bref, presque poli, et il s’est éloigné vers les tentes. Diana a posé une main dans le sperme, pas pour l’effacer, pour le sentir. Je me suis allongé contre elle. La mer continuait. Elle a tourné le visage vers mon épaule, et pour la première fois de la soirée elle n’a plus parlé.
Sous la tente, plus tard, la lampe à pile faisait un rond jaune sur la toile. Diana était assise en tailleur, un drap sur les genoux, et je lui essuyais encore le ventre avec un linge humide. Elle a laissé faire. Quand j’ai eu fini, elle a pris ma main, l’a gardée, et elle a ouvert la bouche comme pour une de ces phrases qu’elle cassait d’habitude. Rien n’est venu tout de suite. Ses épaules n’avaient plus la rampe du jeu. Elle a fixé un point de la toile, là où une couture faisait une ombre, et sa voix, quand elle est sortie, était basse et sans rebond.
« Ce que je suis, quand personne ne tourne, c’est… »
Elle s’est arrêtée. La phrase était trop courte, et elle l’a laissée ainsi, ouverte, sans la refermer d’une question, sans me la renvoyer. J’ai attendu. Elle a serré mes doigts, puis elle les a relâchés. Autour de nous le domaine s’était tu. Je n’ai pas demandé la fin. Elle s’est allongée, le dos contre moi, et son souffle a mis longtemps à se calmer. Je sentais encore dans mes paumes la chaleur de son cul, le sel de sa chatte, le poids de ce qu’elle avait donné à voir. Elle ne taquinait plus. Dans le noir de la tente, son silence avait la forme d’une chose commencée et refusée.
Le matin, elle pliait déjà. J’ai ouvert ma toile et je l’ai vue rouler la sienne avec une hâte qui n’allait pas avec l’heure, le soleil à peine levé sur les pins. Elle avait mis une robe de lin, et elle se tenait dedans comme on se tient dans un vêtement trop neuf, les épaules un peu hautes, les pieds encore nus dans la poussière. Je me suis approché. Elle a relevé la tête, a tenté un sourire, et le sourire n’a pas tenu. Sur le siège de sa voiture, une réservation imprimée dépassait d’un sac, le nom d’un spa, deux nuits. Elle a suivi mon regard.
« J’ai réservé un week-end au spa », a-t-elle dit en sanglant la toile.
Elle n’a pas ajouté pourquoi. La phrase de la nuit restait entre nous, inachevée, et elle a chargé le coffre sans la reprendre. Je l’ai aidée à porter le sac. Quand elle s’est mise au volant, la robe collée aux cuisses, elle a posé les mains sur le volant et elle a respiré une fois, comme on apprend à nouveau un geste simple. Je suis resté au bord de l’allée. Elle n’a pas refermé la phrase. Le moteur a tourné, la poussière a levé, et le domaine a repris son calme d’été autour des tentes encore ouvertes.