
Dao manque son vol
Roman érotique pieds à la plageFétiche11 min de lecture
Une histoire de Dao Mongkol
Dao a fait dévier la route vers une plage hors saison. Pieds nus dans le sable, elle arrête de parler du ciel. Ce qu'elle filme cette fois ne restera pas dans son téléphone.
La mer était basse et le ciel de la Côte d’Opale restait collé à l’horizon, d’un gris sale que le vent d’automne ne parvenait pas à déchirer. Dao a ouvert la portière du passager avant que le moteur ait fini de s’éteindre, et elle a posé un pied nu sur le sable durci du parking. Elle avait vingt-cinq ans et elle marchait déjà vers la plage en tenant ses chaussures par les brides, sans se retourner pour vérifier que je la suivais. J’avais roulé toute la nuit vers cette côte, et le silence entre nous n’était plus celui de la voiture.
Le parking ne comptait que notre véhicule et une benne rongée par le sel. Plus bas, la plage s’étalait déserte jusqu’aux blockhaus, une bande beige et mouillée où les goélands se disputaient des débris. Dao a traversé les dunes, et le vent lui plaquait la robe contre les cuisses. Elle s’est arrêtée à la limite où le sable devenait plus froid, encore marqué par la dernière marée, et c’est là qu’elle a laissé tomber les chaussures.
« Tu vois la couleur de l’eau, Lucas ? » a-t-elle dit sans me regarder, et sa voix a filé longtemps sur la lumière, sur le grain du ciel, sur cette envie qu’elle avait de rester dehors jusqu’à ce que le jour se retire. Puis elle a coupé. « À genoux. »
Je me suis mis à genoux dans le sable humide, et le froid m’est monté tout de suite le long des tibias. Dao a avancé d’un pas, assez près pour que ses orteils touchent mon genou, et elle a relevé un peu le bas de sa robe d’une main, sans pudeur, comme on écarte un rideau. Le vent nous collait le sel sur la peau. Derrière nous le parking restait vide, mais la plage n’appartenait à personne, et n’importe qui aurait pu déboucher des dunes. Elle a posé le pied droit sur ma cuisse, lentement, et le sable collé à sa plante a râpé le tissu de mon pantalon.
« Tu vas les lécher », a-t-elle dit, et ce n’était pas une question. J’ai pris son pied à deux mains. La peau était froide, un peu rêche sous les orteils, et le sable grinçait déjà entre mes dents quand j’ai ouvert la bouche. J’ai passé la langue sur la plante, d’un geste large, et le grain m’a rempli la bouche avec le goût du sel. Dao n’a pas bougé. Elle regardait au loin, vers les blockhaus, et sa respiration restait calme, presque distraite, pendant que je nettoyais l’arc de son pied avec la langue.
J’ai sucé le gros orteil, puis le suivant, et le sable s’est mêlé à ma salive en une pâte rude que j’ai avalée sans lever les yeux. Elle a posé l’autre pied sur mon épaule, assez lourdement pour que je m’enfonce un peu plus dans le sol. Ma bite durcissait dans le pantalon, coincée, et elle l’a vue sans rien dire. Sa plante sentait le varech et la peau chaude sous le froid. J’ai léché entre ses orteils, longuement, jusqu’à ce que le sable parte et qu’il ne reste plus que sa peau, un peu rouge à force d’être prise dans ma bouche.
« Plus bas », a-t-elle soufflé. J’ai descendu la langue vers le cou-de-pied, puis vers la cheville, et je suis revenu à la plante parce que c’était ça qu’elle voulait. Elle s’est servie de moi comme d’un paillasson. Chaque passage de langue la faisait légèrement fléchir les genoux, et sa chatte, sous la robe, n’était plus très loin de mon visage. Je sentais la chaleur qui en montait. Elle a appuyé plus fort, m’enfonçant le nez contre sa voûte, et j’ai râlé contre sa peau en continuant à lécher, la bouche ouverte, le sable partout.
Dao a retiré son pied, s’est reculée d’un pas, et m’a regardé de haut pendant que je restais à genoux, la bouche pleine de sel. Elle a déboutonné mon pantalon avec le gros orteil, maladroitement, et j’ai dû l’aider. Ma bite est sortie dans le vent froid, déjà tendue, le gland luisant. Elle a ri un peu, ce rire court qu’elle a quand la certitude des autres l’amuse, et elle a posé la plante droite contre moi, à plat, du bas des couilles jusqu’au bout.
Elle a commencé à me branler ainsi, debout, le poids du corps dans le pied, et le sable qui restait sous sa peau râpait ma verge à chaque aller. C’était rude. Ça brûlait un peu. Je n’ai pas reculé. Ses orteils se refermaient parfois sur le gland, le pressaient, le relâchaient, et la plante glissait ensuite sur toute la longueur en l’écrasant contre mon ventre. J’avais les mains dans le sable, de chaque côté de ses chevilles, et je la regardais. Elle ne me regardait pas. Elle regardait ma bite sous son pied, avec cette attention flottante qu’elle réserve aux choses qu’elle filme d’ordinaire sans les montrer.
« T’es déjà mouillé », a-t-elle constaté. Ce n’était pas une invitation nette, c’était à moi de décider si j’étais autorisé à jouir. Je l’étais. Le frottement de sa plante, large, chaude malgré le vent, m’a tiré un grognement que le large a emporté. Elle a accéléré. Le talon tapait parfois mes couilles, pas assez pour faire mal, assez pour me faire plier. Ma bite glissait maintenant plus facilement, lubrifiée par ce que je perdais déjà, et le sable restait pris dans le mélange, granuleux, ignoble, parfait.
Dao a levé un peu la robe de l’autre main et s’est touchée par-dessus la culotte, deux doigts appuyés, pendant qu’elle me pompé du pied. J’ai vu sa chatte se marquer dans le tissu, déjà mouillée. Elle a posé plus de poids. Je suis venu d’un coup, sans prévenir, en collant le front contre son tibia. Le sperme a giclé sur ses cous-de-pied, épais, blanc, et elle a continué à me branler jusqu’à ce que la dernière goutte coule entre ses orteils. Elle a écarté les pieds pour regarder. Le vent a commencé à sécher ça tout de suite, et le sable s’y est recollé.
« Reste comme ça », a-t-elle dit. J’étais encore à genoux, la bite molle et sensible, le pantalon aux cuisses, exposé au milieu de la plage. Elle a marché autour de moi, lentement, et le sperme sur ses pieds ramassait le grain à chaque pas.
Elle m’a poussé d’une pression du talon contre l’épaule, et je me suis laissé tomber sur le dos. Le sable humide m’a pris dans le cou, dans les cheveux. Dao s’est mise à califourchon au-dessus de moi, a relevé la robe jusqu’à la taille, a écarté la culotte d’un doigt. Sa chatte était ouverte, luisante, et elle s’est baissée assez pour que je la sente contre le ventre, chaude, avant de reculer. Elle a posé un pied au milieu de ma poitrine, l’autre plus haut, près de l’épaule, et le sperme encore collé à sa peau m’a marqué le sternum.
« Tu me prends », a-t-elle dit. Ma bite durcissait à nouveau, trop vite, trop sensible, et elle s’est abaissée dessus en se guidant d’une main. Je suis entré d’un coup, jusqu’à la garde, et sa chatte m’a serré d’un seul spasme. Les pieds n’ont pas bougé. Elle s’en servait pour me tenir au sol, pour peser, pour me rappeler que j’étais dessous. J’ai baisé ainsi, en la regardant, les hanches qui se levaient dans le sable, et chaque poussée faisait trembler la voûte de ses pieds contre moi.
Dao s’est tenue droite, les mains sur ses propres genoux, et elle a enfoncé davantage le pied de la poitrine, assez pour me couper un peu le souffle. Ça lui plaisait. Je le voyais à sa bouche, entrouverte, et à sa chatte qui se contractait à chaque fois que je m’enfonçais. Le vent nous collait le sable partout, sur mes couilles, sur ses mollets, dans le pli où je la prenais. Elle a glissé l’autre pied vers mon épaule, puis plus près du cou, et ses orteils un peu sales m’ont frôlé la bouche. J’ai léché ce que je pouvais atteindre, le sperme séché, le sel, pendant que je la baisais.
Elle a joui la première, d’un long frisson qui l’a fait se cambrer, la chatte qui me trayait par à-coups, et elle n’a pas crié. Un son bas seulement, perdu dans le vent. Ses pieds se sont crispés sur moi, durs, et le talon m’a appuyé sous la clavicule jusqu’à ce que le spasme passe. Je n’ai pas arrêté. Je l’ai baisée encore, plus fort, en la sentant trop sensible, et elle a laissé faire, le regard ailleurs, vers la mer, comme si le plaisir était une météo qu’elle consultait.
Dao s’est relevée d’un coup, m’a laissé glisser hors d’elle, et s’est tenue au-dessus de mon visage, un pied de chaque côté de ma tête. Ma bite battait dans le vent, luisante de son jus, prête à jouir et retenue par rien. Elle a posé le pied droit sur ma figure, à plat, le talon près de l’œil, les orteils sur ma bouche, et elle a appuyé assez pour que je ne voie plus que sa plante, encore tachée, encore granuleuse.
« Ouvre », a-t-elle dit. J’ai ouvert. Elle a enfoncé les orteils entre mes lèvres, et j’ai sucé en la regardant d’en dessous, un œil seulement, l’autre écrasé sous son poids. De la main libre elle a repris ma bite, mais c’est bientôt le pied gauche qui s’en est chargé, la plante contre le gland, un frottement court, précis, pendant que l’autre pied m’occupait la bouche. Je bavais. Le sable entrait encore. Elle me regardait enfin, et il y avait dans ses yeux cette gaieté un peu cruelle qu’elle ne montre qu’à ceux qui restent au sol.
Je jouissais déjà, ou presque, et elle le savait. Elle a pressé plus fort sur mon visage, assez pour que je manque d’air, et le pied gauche a accéléré sur ma bite en l’écrasant contre mon ventre. J’ai joui en grognant contre ses orteils, le sperme qui a giclé à nouveau, plus loin cette fois, sur ses insteps, sur ses chevilles, une ligne chaude qui a coulé vers le sable. Elle a continué à me pomper du pied jusqu’à ce que je me tortille, trop à vif, et elle a retiré enfin le pied de ma bouche.
Dao s’est reculée, a regardé ses pieds comme on regarde un travail fini. Le sperme tenait, épais, mêlé au grain. Elle n’a pas essuyé. Elle a juste relevé un peu la robe, assez pour que je voie sa chatte encore ouverte, encore mouillée, et elle a marché vers l’eau ainsi, pieds sales, sans se retourner.
L’eau de la Côte d’Opale en octobre est une claque. Dao a avancé jusqu’aux mollets, puis jusqu’aux genoux, et le froid a dû la prendre tout entière, mais elle n’a pas hâté le pas. Le sperme sur ses pieds a commencé à filer en filaments laiteux dans le clapot, et elle a baissé les yeux pour suivre ça. J’étais resté assis dans le sable, le pantalon mal remonté, à la regarder. La plage derrière moi restait vide. Un goéland est passé bas, a crié, s’est éloigné.
Elle a sorti le téléphone de la poche de sa robe, l’a tenu à bout de bras, et elle a filmé. D’abord l’eau autour de ses chevilles, ensuite ses pieds sous la surface, le sable qui partait, les traces blanches qui se diluaient. Elle a reculé d’un pas pour que le cadre prenne aussi le bas de ses jambes, la robe mouillée collée aux cuisses, et elle a tourné lentement le poignet, comme elle le fait d’habitude pour les séquences qu’elle garde. Seulement cette fois, quand elle est revenue vers moi, les pieds encore dans l’eau, elle n’a pas glissé le téléphone dans sa poche.
Elle s’est arrêtée à quelques mètres, a tapé l’écran d’un pouce, a attendu. J’ai vu le petit cercle de chargement se fermer. Elle a relevé les yeux vers moi, et son visage n’avait plus la légèreté de tout à l’heure.
« C’est en ligne », a-t-elle dit. Pas plus. Le vent a bougé ses cheveux. Sur l’écran, que j’ai entrevu quand elle l’a tournée un instant, ses pieds occupaient tout le cadre, nets, publics, et en dessous les premiers cœurs commençaient déjà à s’afficher. Ce n’était plus la séquence d’après l’atterrissage qu’elle reshootait depuis des semaines sans jamais l’envoyer. C’était celle-ci, le sable, le sperme, la mer, et son nom dessus.
Nous sommes remontés vers les dunes sans parler. Dao n’a pas repris ses chaussures. Elle les a ramassées d’une main et les a tenues, et ses pieds laissaient sur le sable sec des empreintes encore humides, un peu sales. Le parking n’avait pas bougé. La voiture était là, seule, et le ciel avait encore baissé. J’ai regardé l’heure sur le tableau de bord en ouvrant la portière. L’embarquement de son vol du soir était déjà passé.
Elle s’est arrêtée du côté passager, un pied sur le seuil, l’autre encore dans le gravier. Le téléphone a vibré deux fois dans sa main, puis encore, une rafale courte, le genre de messages qui arrivent quand un équipage cherche quelqu’un. Elle n’a pas décroché. Elle a regardé l’écran, puis la mer derrière les dunes, puis moi.
« Revenir, c’est pas une route, c’est… » Elle a laissé la phrase là, nette, coupée, et elle n’a pas fini. Elle est montée quand même, pieds nus, les chaussures sur les genoux, et le sable qu’elle ramenait dans l’habitacle sentait encore le large. Sur l’écran, la vidéo tournait déjà, publique, et les notifications continuaient de monter pendant que je démarrais. Elle n’a pas remis ses chaussures. Elle a juste collé le front à la vitre, et ce qui la suivait hors de la plage n’était plus l’excuse de l’altitude.