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María González

María dans la suite au nom d'une autre

Roman érotique adultèreTabou11 min de lecture

Une histoire de María González

María González clôt un gala privé dans un palace parisien. Un invité dont la femme est restée au dîner la retient dans les couloirs. Il l'emmène dans une suite enregistrée au nom de quelqu'un d'autre.

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Les salons du palace s’éteignaient un à un, et le marbre de l’escalier renvoyait encore le bruit des talons qui descendaient vers les voitures. Derrière les portes battantes, on entendait encore le cristal, une voix d’homme trop sûre d’elle, le froissement d’une nappe qu’on tirait. J’avais quitté la table avant les fromages, sous le prétexte mince d’un appel, et je savais que ma femme resterait longtemps encore au milieu des conversations qu’elle savait faire durer. Je l’avais laissée penchée vers le consul, le collier dans le creux de la gorge, occupée à faire durer le rire des autres, et cette certitude m’avait suffi pour m’éloigner sans me retourner. Dans le couloir de service, María González fermait les derniers plateaux contre sa hanche, la nuque luisante sous les appliques basses. Sa robe noire collait un peu dans le dos, le tissu tiré par le geste, et une mèche s’était échappée de son chignon, collée à la peau. Elle avait vingt-trois ans, et à quarante-deux ans je n’avais plus l’alibi de l’étourderie. Elle m’a vu avant que j’ouvre la bouche.

« Vous ratez un comté qui ne mérite pas que vous restiez, a-t-elle dit, déjà lancée dans la phrase, comme on reprend une affaire commencée plus tôt. Ils vont ranger. Moi aussi. »

J’ai avancé. L’automne collait aux hautes vitres, une pluie fine sur le huitième, et le palace gardait cette chaleur ouatée des nuits payées d’avance. Ses doigts tenaient encore le rebord du plateau, les ongles courts, nets, et je n’ai pas eu besoin de chercher longtemps ce que je venais y faire. Je lui ai demandé si elle avait vraiment fini. Elle a hausé un sourcil, amusée, et a posé le plateau sur une console trop dorée pour ce qu’on y laissait.

« Fini, c’est un grand mot. Je peux disparaître. Vous, c’est une autre histoire. »

Elle riait sans rien expliquer. La lumière basse lui prenait la bouche, et ce rire-là n’avait rien d’une invitation polie, plutôt d’un accord déjà passé. Je lui ai dit que j’avais une suite, et que le nom sur le registre n’était pas le mien. Elle a incliné la tête, et le rire est resté plus bas, dans la gorge.

« Au nom de qui, alors. »

Je n’ai pas répondu. Elle a suivi quand même. Dans l’ascenseur, nos reflets se tenaient près, et je sentais le parfum qu’elle avait mis pour la salle, agrumes et peau chaude. Sa manche a frôlé la mienne, rien de plus, et le chiffre des étages montait sans bruit. Elle n’a pas demandé où dînait encore ma femme. Je n’ai pas demandé qui l’attendait en bas. La porte s’est ouverte sur un salon aux rideaux déjà tirés, un lit immense, une valise ouverte avec soin. L’air sentait la cire et le linge neuf. J’ai refermé derrière nous.


Elle n’a pas regardé la pièce. Elle m’a regardé, et elle a attendu que je fasse le premier geste, non par timidité, par jeu. La lumière de la lampe lui prenait la joue, et elle ne baissait pas les yeux. Je l’ai prise par la nuque et je l’ai fait descendre. Elle s’est mise à genoux sur le tapis épais sans discuter, les mains déjà à ma ceinture, et elle a ricané tout bas quand ma bite est sortie, dure, lourde, contre sa joue. Sa paume l’a pesée un instant, sans se presser, et l’haleine qu’elle a lâchée m’a touché la peau avant la langue. Elle m’a léché d’abord lentement, la langue plate, puis elle a ouvert la bouche et m’a pris jusqu’à la gorge d’un seul coup, les yeux levés, brillante de malice.

« Vous étiez déjà comme ça dans l’escalier, a-t-elle murmuré en se reculant juste assez pour parler, un filet de salive au coin des lèvres. Ne faites pas l’innocent. »

Je lui ai tenu la tête et j’ai enfoncé ma queue dans sa bouche. Elle a pris, largement, et sa gorge s’est ouverte autour de moi avec un bruit mouillé qui m’a fait fermer les yeux. Le chaud de sa langue, le serré de sa bouche, ce petit son qu’elle faisait quand je touchais le fond, tout ça m’a coupé le souffle. Je l’ai baisée par la bouche, profond, et elle a sucé en cadence, une main autour de ce qu’elle ne pouvait pas avaler, l’autre appuyée à ma cuisse. Sa robe d’hôtesse s’était relevée sur ses genoux. Je voyais l’ombre de sa chatte sous le tissu, déjà marquée d’humidité. Elle gémissait autour de ma bite, et chaque gémissement m’envoyait plus loin. Ses cils battaient, elle ne détournait pas le regard, et je sentais sous mes doigts la chaleur de sa nuque, les petits os, la sueur qui commençait.

Je n’ai pas duré. La journée entière, la table, l’alliance sous la nappe, tout ça s’est dénoué d’un coup. Le plaisir m’a pris bas dans le ventre, brutal, sans me laisser le temps de reculer. Je lui ai dit que j’allais jouir, et elle a hoché la tête sans se retirer, avide, et j’ai déchargé au fond de sa bouche par saccades chaudes. Elle a tout pris, a avalé, a léché ce qui coulait sur ses lèvres, puis elle s’est reculée un peu, la respiration courte, et elle a essuyé le coin de sa bouche du dos de la main.

« Voilà qui simplifie la soirée, a-t-elle dit. Vous pouvez encore marcher ? »


Je l’ai relevée et je l’ai poussée vers la fenêtre. Paris clignotait en bas, mouillée, et les rideaux laissaient un jour assez large pour qu’on nous voie si quelqu’un levait les yeux depuis l’immeuble d’en face. Sa hanche a heurté le bois de l’appui, et elle n’a pas reculé. Je lui ai relevé la robe jusqu’à la taille, j’ai tiré sa culotte sur le côté, et j’ai trouvé sa chatte déjà ouverte, glissante, brûlante. Deux doigts y sont entrés sans peine. Elle a posé les paumes contre la vitre et a écarté les cuisses.

« Allez-y. On n’est pas venus pour la vue. »

Je l’ai pénétrée d’un seul mouvement, jusqu’à la garde, et le cri qu’elle a lâché s’est écrasé contre le verre. Sa chatte m’a enserré, chaude, serrée, et je l’ai baisée debout, les hanches claquant contre son cul, une main à sa hanche, l’autre ramassant ses seins hors du décolleté. Ses tetons durs roulaient dans ma paume. Elle poussait en arrière pour prendre plus profond, et chaque fois que je tapais le fond elle laissait échapper un son rauque, presque rieur. La pluie tapait dehors, fine, inutile, et sous mes doigts sa peau était déjà moite.

Je lui ai pincé un sein et j’ai ralenti, volontairement, pour la sentir se contracter autour de ma queue. Elle a tourné la tête, la joue contre la vitre froide, et ses yeux m’ont cherché.

« Plus fort. Vous me devez ça, maintenant. »

Je lui ai donné plus fort. Le bruit de nos peaux a empli la suite. Sa chatte clapotait, trempée, et le foutre que j’avais déjà laissé dans sa bouche n’empêchait rien : je bandais encore, dur, planté en elle, et je la ramonais contre la ville. Elle a joui la première, les cuisses tremblantes, un long spasme qui l’a pliée en deux contre la fenêtre, et sa chatte a pulsé autour de moi par vagues. Je l’ai tenue pour l’empêcher de glisser. Je ne suis pas sorti.


Je l’ai portée jusqu’au lit. Elle s’est laissée tomber sur le dos, la robe encore accrochée aux épaules, et elle a ouvert les jambes sans pudeur, la chatte rouge, luisante, offerte. Ses bas avaient glissé un peu, et la lumière de la lampe lui prenait le ventre, le haut des cuisses, ce qui restait de rouge à ses lèvres. Je me suis mis entre ses cuisses et je l’ai reprise, plus lentement cette fois, pour la regarder. Ses seins bougeaient à chaque coup. Elle avait les lèvres gonflées de m’avoir sucé, et elle souriait de ce sourire de complicité qu’elle donnait aux gens qu’elle avait décidé de garder dans la blague.

« Vous ne dites pas mon prénom, a-t-elle observé, la voix un peu cassée. C’est plus simple, j’imagine. Continuez. »

Je n’ai rien dit. Je l’ai baisée en la regardant, et elle a enlacé mes reins de ses talons pour m’attirer plus profond. Sa chatte m’avalait entièrement. Je sentais le lit céder, le linge froissé, et quelque part sous l’oreiller le parfum d’une autre femme, le même que sur la commode. María a ri tout bas quand elle l’a senti aussi, et elle a tendu le bras, a attrapé un peignoir de soie posé là, l’a porté à son visage, puis l’a rejeté.

« Elle a du goût. Tant mieux. »

Je lui ai écarté davantage les cuisses et j’ai frappé plus fort. Elle a cessé de rire. Sa bouche s’est ouverte, muette un instant, et elle a joui une deuxième fois en s’agrippant à mes épaules, les ongles plantés, la chatte qui se serrait par à-coups irréguliers. Je me suis retenu. Je voulais la garder ouverte encore. Je me suis retiré, et un filet de mouille l’a suivie, brillant sur ses lèvres basses. Elle a protesté d’un grognement.


Je l’ai menée dans la salle de bain. Le marbre était froid sous ses paumes quand je l’ai penchée au-dessus du lavabo, face au grand miroir. Derrière elle, je lui ai relevé la robe jusqu’au dos et j’ai enfoncé ma bite d’un trait dans sa chatte, par-derrière, jusqu’à ce que mon ventre plaque son cul. Elle a poussé un cri que le carrelage a renvoyé, et elle m’a regardé dans la glace, les yeux noirs, le sourire revenu de travers.

« Alexandre. Vous allez jouir en moi, cette fois. »

J’ai tenu ses hanches et je l’ai baisée ainsi, fort, le bruit de son cul contre moi emplissant la pièce. Sa chatte, déjà travaillée, me prenait sans résistance, et je voyais dans le miroir ses seins se balancer, sa bouche ouverte, le rouge de sa joue. Elle poussait au-devant de chaque coup. L’eau du robinet n’était pas ouverte, et pourtant tout sonnait mouillé, nos peaux, sa voix, le choc de son bassin contre le mien. Je lui ai glissé une main sous le ventre, j’ai trouvé son bouton gonflé, et je l’ai frotté en même temps que je la pilonnais. Elle a joui en se mordant la lèvre, un long tremblement, et sa chatte a pompé ma queue avec une force qui m’a fait lâcher.

J’ai joui en elle, profond, par jets chauds que j’ai sentis me quitter un à un. Je suis resté planté, les hanches collées aux siennes, et j’ai continué à bouger un peu, pour répandre, pour que ça coule. Ça a coulé. Le long de ses cuisses, jusqu’au marbre. Elle a respiré longuement, le front contre le miroir, puis elle a ri, vraiment, la voix basse.

« Voilà. Maintenant on est propres, tous les deux. »


Revenue dans la chambre, elle a ouvert la valise sans demander. Un collier, des bas, un flacon. Elle a soulevé une chemise de nuit entre deux doigts, a lu l’étiquette, et elle a ri de nouveau, plus fort, le visage encore marqué par ce qu’on venait de faire.

« Elle a même prévu le petit déjeuner. Vous vivez bien. »

Elle s’est rassise au bord du lit, m’a attiré par la ceinture encore ouverte, et elle a repris ma bite dans sa bouche, molle, collante de nous. Elle l’a nettoyée avec la langue, sans hâte, et j’ai senti le sang y revenir malgré tout. Dans le couloir, des pas de femme ont passé, nets, des talons sur la moquette, une voix qui parlait à quelqu’un qu’on n’entendait pas. Nous nous sommes figés. María a continué, plus lentement, les yeux levés vers moi, et le défi était là, entier.

J’ai ramassé l’alliance que j’avais ôtée en entrant, posée près du seau à champagne. Je l’ai remise à mon doigt avant de me pencher. Je l’ai embrassée une seconde fois, profondément, et j’ai goûté mon propre foutre au fond de sa bouche, mêlé à elle. Elle a répondu au baiser, puis elle s’est reculée d’un souffle et elle m’a repris entre les lèvres, l’anneau d’or tout près de sa joue, et elle a sucé comme si rien n’avait changé. J’ai posé la main à sa nuque. Elle n’a pas reculé.

Les pas se sont éloignés. On n’a pas su si la femme avait ralenti près de notre porte. María s’est arrêtée, a passé la langue sur ses lèvres, et elle n’a pas posé la question. Elle s’est juste relevée, a rajusté sa robe, et a cherché ses souliers d’un pied.


L’aube entrait par le jour des rideaux, grise, parisienne, avec cette lumière sale qui n’embellit rien. Elle a pris son sac, a vu sur le plateau les deux clés de la suite, et elle a glissé le double dans sa poche intérieure sans me regarder, sans demander. Je n’ai rien dit. Elle n’a pas expliqué pourquoi elle le gardait. Elle n’a pas parlé de rester, ni de revenir.

Près de la porte, elle a sorti son téléphone, a ouvert un brouillon déjà long, un message à une certaine Camila, a ajouté une ligne du pouce, puis a refermé sans envoyer. Elle a relevé les yeux vers moi, et le sourire était le même qu’en bas, dans le couloir des plateaux.

« On ne s’est pas donnés de prénom, a-t-elle dit. C’est plus propre. Gardez le vôtre pour elle. »

Elle est sortie. J’ai entendu la porte se refermer, puis plus rien. De la fenêtre, plus tard, je l’ai vue traverser le trottoir mouillé, petite silhouette dans la robe de la veille, et elle a levé la tête vers la façade d’en face, vers une fenêtre allumée où deux ombres se tenaient, avant de disparaître au coin. Dans la suite restaient le peignoir, l’alliance à mon doigt, et le goût d’une bouche qu’on pouvait nier.