
Tessa dans la suite des deux couples
Histoire érotiqueGroupe10 min de lecture
Une histoire de Tessa de Groot
Tessa a fait réserver une suite à Bordeaux. Deux couples seulement : elle et Mathis, Élise et Thomas. Elle veut qu'on la prenne sans lui demander si elle s'amuse. La nuit ne laisse plus de place au ton léger.
La suite occupait tout le dernier étage d’un hôtel discret du centre de Bordeaux, et la pluie d’hiver ruisselait le long des vitres comme une seconde peau trop froide. Tessa de Groot avait réservé cette chambre pour deux couples seulement, elle et moi, Élise et Thomas, une nuit entière sans caméra et sans le public auquel elle devait d’habitude un sourire. Elle avait vingt-trois ans, j’en avais trente et un, Élise vingt-neuf, Thomas trente-quatre, et le tapis épais étouffait déjà le bruit de nos chaussures. Nous avions tenu à la lettre la chambre fermée qu’elle avait demandée, et ce soir il n’y avait plus de ton léger à sauver. La lampe basse laissait des ombres longues sur le canapé, et l’air sentait le savon d’hôtel et le froid qu’on avait ramené du palier.
Tessa s’est arrêtée au milieu de la pièce, encore boutonnée dans son manteau sombre, et elle a parlé avant que quiconque ne pose une main sur elle. Elle a dit qu’on ne lui demanderait pas si elle s’amusait, pas une fois, pas sous prétexte de tendresse, et qu’elle voulait qu’on la prenne comme on prend une chose qu’on a le droit d’user jusqu’au bout. Élise a croisé les bras, a regardé Thomas, puis elle a répondu que c’était entendu, que personne ne ferait le check de bonne humeur. J’ai hoché la tête sans ouvrir la bouche. Tessa a ouvert le manteau elle-même, l’a laissé tomber, et elle n’a pas cherché nos visages pour y coller une plaisanterie. La robe noire collait à sa poitrine, trop simple pour la fille qu’on voyait d’habitude rire dans un cadre, et ses épaules étaient déjà tendues comme si elle avait décidé de ne plus les relâcher.
Élise a dirigé dès les premières secondes. Elle a demandé à Thomas de lui baisser la robe, et j’ai aidé de l’autre côté, nos doigts se rencontrant dans le dos de Tessa pendant que le tissu glissait le long de ses hanches. Elle n’avait rien dessous, seulement la peau, et nous l’avons mise à nu entre nous deux sans lui demander si elle voulait encore. J’ai vu le grain de sa peau sous la lumière, la ligne de ses hanches, la façon dont elle restait debout sans se couvrir. Élise s’est approchée, a écarté les cuisses de Tessa avec deux doigts sûrs, et elle a montré sa chatte déjà brillante aux deux hommes, comme on présente un objet qu’on va se partager. Tessa a respiré par la bouche. Elle n’a pas ri. J’ai passé la main entre ses jambes et j’ai trouvé la chaleur, le glissant, le petit spasme quand j’ai enfoncé deux doigts jusqu’à la paume. Elle était déjà ouverte, déjà mouillée, et son ventre a bougé contre mon poignet sans qu’elle recule. Thomas lui a pris un sein, a pincé le téton jusqu’à le faire durcir, et Élise a dit de la plier en avant contre le dossier du canapé. Tessa s’est pliée. Elle a ouvert les genoux plus large toute seule.
Thomas s’est mis devant elle, a ouvert sa braguette, et sa bite lourde a tapé contre la joue de Tessa avant qu’elle n’ouvre la bouche sans qu’on le lui demande. Élise a posé une main sur la nuque de Tessa et elle a dit, d’une voix presque douce, « Mathis, maintenant. Enfonce-toi. Ne lui demande rien. » J’ai ouvert mon pantalon, j’ai aligné le gland contre l’entrée trempée, et je l’ai prise d’un seul coup jusqu’à la racine pendant que Thomas lui remplissait la bouche. Tessa a poussé un son étouffé autour de la verge, un bruit sale et mouillé, et ses hanches ont reculé d’elles-mêmes pour m’avaler plus profond. Je l’ai baisée sans rythme de politesse, en la tenant par les hanches, en regardant sa chatte s’étirer autour de moi à chaque aller-retour. La chaleur l’enserrait, serrée, et je sentais chaque contraction comme une prise. Élise se tenait sur le côté, les yeux baissés vers l’endroit où je disparaissais en elle, et elle a écarté encore les fesses de Tessa pour que Thomas et moi voyions tout, le clitoris gonflé, les lèvres brillantes, le filet qui lui coulait déjà le long des cuisses.
Thomas lui tenait la tête à deux mains et il avançait par à-coups courts, jusqu’à lui faire gonfler les joues, jusqu’à lui tirer des larmes qui n’étaient pas de la peine. Tessa suçait comme on lui avait dit de ne plus performer, la langue plate, la gorge ouverte, salive qui débordait et lui coulait au menton. Je sentais son ventre se contracter contre mes paumes, sa chatte se resserrer par vagues irrégulières, et je lui ai parlé bas, pas pour lui demander si elle aimait, seulement pour lui dire qu’elle était ouverte, qu’elle prenait, qu’on la voyait entière. Élise a glissé une main sous Tessa, a frotté son clitoris avec deux doigts fermes, et Tessa a joui une première fois sans crier, le corps secoué, la bouche encore pleine, un gémissement sale coincé autour de la bite de Thomas. Elle n’a pas levé les yeux pour vérifier notre plaisir. Elle a seulement tremblé et elle a continué à sucer.
Nous avons changé sans lui poser de question. Thomas s’est retiré de sa bouche, un fil de salive encore tendu entre le gland et sa lèvre inférieure, et il est venu derrière elle pendant que je me mettais à sa place, le sexe luisant de sa chatte, et que je lui ouvrais la bouche avec le pouce. Tessa a pris ma bite d’un mouvement de tête volontaire, jusqu’à la gorge, et j’ai senti l’anneau serré, la chaleur, le réflexe qu’elle a forcé à s’ouvrir. Thomas l’a pénétrée d’un coup, plus brutal que moi, et le choc l’a fait s’étrangler autour de moi, les yeux humides, les mains agrippées à mes cuisses. Élise a dit de lui prendre la gorge pour de bon, de ne pas la ménager, et Thomas a obéi en lui tenant les hanches assez fort pour laisser des marques. Je lui ai enfoncé le sexe jusqu’au fond, j’ai gardé sa tête contre mon ventre, et j’ai baisé sa bouche au même rythme que Thomas baisait sa chatte, un va-et-vient qui la faisait baver sur ma peau.
Elle prenait tout. Elle ne faisait plus la pièce. Quand Thomas a accéléré, Tessa a eu un hoquet mouillé contre moi, et j’ai vu Élise se mordre la lèvre en regardant le spectacle, les seins encore habillés, une main déjà dans sa propre culotte. Thomas a juré, s’est enfoncé jusqu’à l’os, et il a joui en elle, par saccades longues, le ventre collé à son cul. Tessa a reçu ça sans un mot, seulement un frisson dans les cuisses, et quand il s’est retiré, le sperme a commencé à lui couler le long de la fente, épais, visible. Élise a dit de ne pas l’essuyer. J’ai retiré ma bite de sa bouche, je l’ai tenue par les cheveux, et j’ai éjaculé sur son visage et sur sa langue ouverte, des jets chauds qui lui ont marqué la joue, les lèvres, le menton. Tessa a avalé ce qui lui tombait dans la bouche. Elle est restée à genoux un moment, le visage sali, la chatte ouverte et qui fuyait, et elle n’a pas demandé si c’était bien.
Élise s’est déshabillée enfin, sans précipitation, et elle a poussé Tessa sur le dos au milieu du grand lit. Elle s’est assise sur son visage d’un geste précis, les cuisses de part et d’autre des oreilles, et elle a baissé sa chatte sur la bouche de Tessa en lui tenant les poignets contre le drap. « Lèche. Reste ouverte pour eux. » Tessa a obéi tout de suite, la langue visible entre les lèvres d’Élise chaque fois que celle-ci se soulevait un peu. Thomas s’est remis entre les jambes de Tessa, encore dur, et il l’a reprise pendant qu’elle avait le visage enseveli, le nez contre le bas-ventre d’Élise, le souffle coupé par la chair. Je me suis mis à côté, j’ai tenu une de ses cuisses pliée, et j’ai regardé Thomas entrer et sortir, le sperme précédent chassé puis ravalé par les coups. Tessa gémissait dans la chatte d’Élise, un son étouffé, sale, et ses hanches se soulevaient malgré le poids.
Élise jouissait en silence d’abord, les cuisses serrées contre les tempes de Tessa, puis plus fort, en appuyant, en frottant son clitoris contre la langue offerte. Tessa n’a pas bougé la tête pour respirer davantage. Elle a continué, la bouche brillante, le menton trempé, et quand Thomas l’a prise plus vite elle a joui encore, les pieds crispés, un cri étouffé dans le sexe d’Élise. Je lui ai parlé pendant qu’elle tremblait, je lui ai dit qu’on la voyait entière, qu’elle était un trou ouvert sous nous, qu’Élise s’essuyait sur sa langue et que ça lui allait. Tessa a agrippé les draps. Elle n’a pas protesté. Thomas s’est retiré sans jouir cette fois, et le trou de Tessa est resté battant, luisant, offert à la lumière de la lampe. Élise s’est soulevée, un fil de salive et de désir encore tendu vers la bouche de Tessa, et elle a dit de la plier au bord du lit.
Nous l’avons mise à quatre pattes au bord du matelas, la tête vers le tapis, le cul haut, et Élise lui a écarté les fesses avec les deux mains pour que Thomas et moi voyions les deux entrées. Tessa a posé le front contre ses avant-bras. Elle a dit, d’une voix râpeuse, « Prenez les deux. » Ce n’était pas une performance. J’ai craché, j’ai préparé son cul avec les doigts jusqu’à ce qu’elle se relâche, et Thomas s’est allongé sous elle pour lui remplir la chatte d’un coup. Je me suis aligné derrière, le gland contre l’anneau, et je suis entré lentement d’abord, puis jusqu’au bout, et Tessa a poussé un son grave, trop plein, les épaules qui tremblaient. Nous l’avons baisée à deux, le rythme d’abord décalé puis ensemble, et je sentais Thomas bouger de l’autre côté de la paroi fine. Élise s’est mise en face, assise dans le fauteuil, les jambes ouvertes, et elle s’est touchée en nous regardant garder Tessa ouverte, écartée, utilisée.
La dégradation qu’elle avait demandée tenait dans ce regard. Nous ne lui demandions rien. Nous la tenions écartée pour qu’Élise voie le va-et-vient dans les deux trous, le clitoris frotté contre le ventre de Thomas, la salive qui lui recoulait encore du menton. Tessa jouissait sale et silencieuse, par vagues qui la faisaient se resserrer autour de nous, la bouche ouverte contre le drap, un filet de bave au coin des lèvres. Je lui ai tenu les hanches assez fort pour que le mouvement ne lui appartienne plus, et Thomas lui a mordu l’épaule sans casser la peau. Élise a dit de la garder comme ça, de ne pas la fermer, et quand j’ai senti que j’allais jouir je me suis enfoncé au fond de son cul et j’ai vidé en elle, longtemps, en la sentant pulser. Thomas a suivi, les dents serrées, et Tessa a reçu les deux charges, le ventre bas, les cuisses tremblantes. Nous nous sommes retirés. Élise s’est approchée, a écarté encore Tessa avec les pouces, et elle a regardé le sperme sortir des deux trous, lent, visqueux, pendant que Tessa restait pliée, offerte, sans masquer.
Plus tard dans la nuit nous l’avons reprise sans cérémonie, sur le tapis cette fois, Tessa sur le dos, les genoux tirés vers sa poitrine par Thomas pendant que je lui léchais la chatte déjà trop sensible, le goût de nous deux encore là. Élise lui tenait les poignets au-dessus de la tête et lui parlait bas, des phrases courtes qui la nommaient sale, ouverte, bonne à être vue. Tessa ne convertissait plus rien en rire. Elle acceptait les mots comme elle acceptait la langue, les doigts, puis ma bite à nouveau, puis la bouche de Thomas sur ses seins. Elle a joui une dernière fois presque sans voix, un spasme long qui lui a fait archiver le dos, les yeux mouillés fixés au plafond de la suite, et ensuite elle s’est laissée aller entre nous, chaude, marquée, la respiration irrégulière. Personne n’a demandé si elle s’était amusée. La pluie continuait contre les vitres. Bordeaux restait invisible. Tessa a fermé les yeux, et sa main a cherché la mienne sans la serrer, seulement pour vérifier que j’étais encore là, que le silence qu’elle avait voulu tenait jusqu’au matin.
Au matin la lumière grise entrait déjà, et le brief de contenu qu’elle devait tourner attendait dans son téléphone, posé face contre la table. Tessa s’est assise au bord du lit, une chemise d’hôtel sur les épaules, les traces de la nuit encore visibles à l’intérieur des cuisses. Élise et Thomas préparaient leurs valises dans la pièce à côté. Elle a regardé l’écran, puis elle l’a éteint. Elle a dit qu’elle ne tournerait pas. La phrase est restée simple, sans la cascade habile avec laquelle elle recouvrait d’ordinaire ce qui lui coûtait. Je me suis assis près d’elle. Pour la première fois devant moi, sans transformer la chose en blague avant que j’aie fini d’entendre, elle a dit qu’un service à Utrecht avait été dur, vraiment dur, et elle m’a laissé tenir ça. Je n’ai rien réparé. J’ai seulement posé ma main dans son dos, entre les omoplates, et j’ai senti qu’elle ne reprenait pas le sourire.
Elle n’a pas envoyé la phrase qu’elle aurait pu m’écrire plus tard. Le silence l’a suivie jusqu’à l’hôpital, sur le palier du service, dans l’odeur froide des couloirs d’hiver, et elle n’avait plus de masque à rendre ni à moi ni aux abonnés. Tessa de Groot est restée là, vingt-trois ans, les mains vides, une femme qui ne devait plus la pièce, et le poids de l’aveu n’appartenait à personne d’autre qu’à elle.