
Julia, esclave de son maître
Histoire maître esclave bdsmBDSM13 min de lecture
Une histoire de Julia Santos
Julia se présente chez Raphaël, loin de Paris, pour lui demander d'être son esclave. Il accepte à une condition : le collier ne se discute pas. Le week-end entier lui appartient.
La maison de maître se tenait au bout d'une allée de châtaigniers, à l'écart de Rambouillet, et l'automne y collait déjà ses feuilles mouillées contre les vitres. J'avais allumé un feu dans le salon trop grand pour un homme seul, et j'attendais derrière la porte vitrée le moment où elle apparaîtrait. Julia Santos avait vingt-trois ans, le visage encore marqué par la route depuis Paris, et elle portait le même manteau sombre que la nuit où le ruban l'avait conduite jusqu'ici. Elle n'a pas sonné. Elle a simplement poussé le battant et posé le ruban noir sur la table de chêne, à plat, comme on dépose une preuve.
« Je suis venue pour le collier, » a-t-elle dit, et sa voix a commencé au milieu d'une pensée, comme si nous marchions déjà côte à côte. « Tu vas me le passer, ou je repars avec ça. »
Je l'ai regardée longtemps avant de bouger. Elle voulait être possédée pour de vrai, pas seulement en morceaux qu'on montre, et le collier que j'avais fait faire ne se discutait pas. Je l'ai pris dans le tiroir du bureau, un cercle de cuir noir à boucle simple, une petite clé que je garderais sur moi. Le feu claquait. Julia n'a pas reculé.
« À genoux, et les mains ouvertes sur tes cuisses. »
Elle s'est mise à genoux sur les lames froides, et j'ai écarté ses cheveux pour découvrir la ligne de son cou. J'ai fermé le collier. Le clic a été net, définitif, et Julia a fermé les yeux. Les larmes sont venues tout de suite, pas de peur, d'un soulagement si brutal qu'elle a dû s'appuyer le front contre ma jambe. Je lui ai tenu la nuque, le pouce sur le cuir encore tiède de sa peau.
« Le week-end entier m'appartient. Tu restes nue. Tu sers. Tu t'agenouilles quand j'entre dans une pièce. Tu ne jouis que lorsque je te l'ordonne. Tu ne touches pas ce collier. Est-ce que tu as compris ? »
« J'ai compris, » a-t-elle murmuré contre le drap de mon pantalon, et sa bouche était déjà chaude.
Je l'ai fait se relever pour la déshabiller pièce par pièce devant la cheminée. Le manteau, le pull, le soutien-gorge, la jupe, les collants, tout est tombé sur le tapis. Elle est restée entièrement nue, les seins lourds, le ventre un peu contracté par le froid de la pièce, et je lui ai passé la main entre les cuisses. Elle était déjà mouillée. Mes doigts ont glissé le long de sa chatte, écarté les lèvres, trouvé le clitoris gonflé, et Julia a poussé un souffle qui n'était pas de la pudeur. Je l'ai fait se remettre à genoux et j'ai ouvert mon pantalon. Ma queue était dure depuis qu'elle avait posé le ruban. Je lui ai mis le gland contre les lèvres et je lui ai dit d'ouvrir. Elle a ouvert la bouche et m'a pris sans hésiter, la langue plate, les yeux levés vers moi. Je lui ai enfoncé la verge jusqu'à la gorge, lentement, et j'ai senti le collier bouger sous mes doigts quand elle a avalé. Salive, chaleur, le petit bruit mouillé de sa gorge qui cédait. Je l'ai baisée dans la bouche devant le feu, les hanches serrées, et elle a pris tout ce que je lui donnais, les mains toujours sur ses cuisses comme je le lui avais dit.
Plus tard, je l'ai menée jusqu'au canapé et je l'ai couchée sur le ventre, une main au milieu du dos pour la tenir ouverte. Elle avait encore le goût de moi dans la bouche, et quand j'ai écarté ses fesses pour voir sa chatte luisante, elle a poussé les hanches vers moi sans que je le demande. J'ai frotté le gland contre son entrée, je l'ai laissée supplier un instant, puis je l'ai pénétrée d'un seul coup jusqu'à la garde. Julia a crié dans le coussin. Sa chatte m'a serré si fort que j'ai dû m'arrêter au fond d'elle, le front contre son omoplate, pour ne pas tout donner tout de suite. Je l'ai baisée ainsi, profondément, en lui parlant bas contre l'oreille, en lui disant qu'elle n'était plus qu'un trou à remplir tant que le collier serait fermé, et elle a gémi d'accord, le visage tourné, la bouche ouverte. Je lui ai pris les cheveux, j'ai tiré sa tête en arrière pour que le cuir de son cou se tende, et j'ai accéléré. Chaque fois que je m'enfonçais, ses seins frottaient le velours usé du canapé et un bruit obscène montait d'entre nous, humide, régulier. Elle a commencé à serrer davantage, à chercher sa jouissance contre le rythme que je lui imposais, et je me suis arrêté net, entièrement en elle.
« Pas encore. Tu n'as pas la permission. »
Elle a haleté, les cuisses tremblantes, et elle a répété plus bas, plus chaud, que je n'avais pas la permission, comme si elle se l'appliquait à elle-même pour tenir. Je l'ai reprise plus lentement, jusqu'à ce que ses hanches cessent de tricher, puis je l'ai retournée sur le dos pour la voir. Les joues mouillées, les lèvres gonflées, le collier noir sur la gorge claire. Je lui ai écarté les genoux et je suis rentré en elle de face, plus profond encore, et je lui ai tenu les poignets au-dessus de la tête. Elle m'a regardé pendant que je la prenais, sans détourner les yeux, et j'ai compris qu'elle voulait être vue dans cet état autant qu'elle voulait être prise. Quand j'ai joui, c'est au fond de sa chatte, par à-coups lourds, en lui disant de garder tout, et elle a serré autour de moi comme si elle pouvait vraiment tout garder. Je suis resté en elle un moment, le souffle court, puis je l'ai tirée contre moi sur le canapé trop étroit, une couverture sur nos hanches, la main à plat sur son ventre où mon sperme commençait à couler.
Le samedi matin, la lumière d'automne entrait blanche par les volets mal joints de la chambre. Je l'ai réveillée en lui mettant la queue sur les lèvres, déjà dur, et Julia a ouvert la bouche avant d'ouvrir les yeux. Elle m'a sucé au lit, paresseuse d'abord, puis plus appliquée quand je lui ai tenu la nuque. Je lui ai enfoncé la verge jusqu'à ce que son nez touche mon ventre, et j'ai gardé cette position assez longtemps pour sentir sa gorge se contracter autour de moi. Elle a bavé sur les draps. Quand je me suis retiré, un fil d'argent reliait encore sa lèvre inférieure à mon gland, et elle a tiré la langue pour le rompre, les yeux brillants. Je l'ai attachée ensuite, les poignets aux montants du lit avec des sangles de cuir que j'avais préparées, les chevilles écartées, le corps entièrement offert et incapable de se fermer. Elle a tiré une fois, pour vérifier, puis elle s'est abandonnée, la poitrine haute, le collier bien visible.
Je me suis assis au bord du matelas et je lui ai caressé l'intérieur des cuisses jusqu'à ce qu'elle frémisse. Ma main est redescendue sur sa chatte, deux doigts en elle, le pouce sur le clitoris, et je l'ai travaillée sans lui permettre d'arriver nulle part. Elle a commencé à supplier. J'ai retiré les doigts et je les lui ai mis dans la bouche pour qu'elle se goûte. Ensuite je l'ai fessée, d'abord à plat, sur une fesse puis sur l'autre, assez fort pour que la peau prenne tout de suite la couleur. Julia a crié à chaque claque, les hanches qui se soulevaient malgré les sangles, et sa chatte clignait à chaque impact, de plus en plus ouverte, de plus en plus mouillée. J'ai continué jusqu'à ce que ses fesses soient brûlantes sous ma paume, jusqu'à ce qu'elle ne fasse plus que gémir le mot oui, encore, encore, comme une litanie. Je me suis arrêté, je lui ai écarté les fesses rougies, et j'ai craché entre elles pour voir le filet descendre vers son anus.
« Tu vas tout prendre aujourd'hui, » lui ai-je dit. « La bouche, la chatte, le cul. Tu es à moi jusqu'à dimanche soir. »
Elle a hoché la tête autant que les sangles le permettaient, et elle a dit qu'elle voulait tout, d'une voix déjà cassée.
J'ai pris le martinet dans le coffre au pied du lit. Les lanières étaient souples, assez longues pour couvrir d'un seul geste le bas de son dos et le haut de ses cuisses. Je lui ai demandé si elle était prête, et elle a dit oui en ouvrant davantage les genoux. Le premier coup a claqué plus fort que ma main. Julia s'est tendue toute entière, un cri net, puis un gémissement plus grave quand la brûlure s'est installée. J'ai flagellé ses fesses déjà rouges, le haut de ses cuisses, le creux où la peau est plus fine, en comptant à voix haute pour qu'elle tienne le rythme avec moi. Entre les coups je lui glissais deux doigts dans la chatte, je les retirais luisant, et je recommençais. Elle pleurait maintenant, la bouche ouverte, et ce n'était pas de la peur, c'était trop de sensation pour un seul corps. Quand j'ai posé le martinet, ses fesses étaient striées, chaudes, et sa chatte dégouttait sur le drap.
Je me suis mis entre ses cuisses écartées et je l'ai pénétrée d'un trait, jusqu'au fond. En même temps je lui ai mis la main autour de la gorge, au-dessus du collier, assez fort pour que sa respiration devienne un filet. Ses yeux se sont agrandis, puis ils se sont voilés d'un plaisir plus sombre, et elle a poussé son cou contre ma paume au lieu de s'en écarter. Je l'ai baisée ainsi, en lui coupant le souffle par vagues, en le lui rendant juste assez pour qu'elle puisse gémir, et sa chatte se serrait à chaque fois que mes doigts se refermaient. Le pouvoir était entier, et elle le voulait entier. Je sentais son pouls sous le cuir et sous ma main, trop rapide, et je sentais aussi comme elle mouillait davantage dès que l'air lui manquait. Je lui ai relâché la gorge pour qu'elle prenne une grande inspiration, puis je l'ai ressaisie, plus bas, le pouce contre sa trachée, et j'ai enfoncé ma queue plus fort, plus profond, jusqu'à ce que le lit tape le mur. Julia a essayé de dire mon nom et n'a produit qu'un souffle rauque. Je l'ai embrassée ensuite, la main toujours là, et elle a mordu ma lèvre en cherchant l'air dans ma bouche.
Je me suis retiré, je l'ai détachée des chevilles seulement, et je l'ai retournée sur le ventre, les poignets toujours liés au montant. J'ai écarté ses fesses brûlées, j'ai mis beaucoup de salive et d'huile sur son anus, et j'ai commencé à l'ouvrir avec un doigt, puis deux. Julia a poussé un son grave, presque animal, et elle a écarté les genoux d'elle-même pour me donner plus de place. Quand le sphincter a cédé, je lui ai mis le gland contre l'anneau et j'ai poussé. Ça a été lent. Elle était étroite, brûlante, et chaque centimètre lui arrachait un gémissement qui n'était plus du tout poli. Je suis entré jusqu'à la garde dans son cul, et je suis resté immobile pour qu'elle s'habitue, une main dans ses cheveux, l'autre sous son ventre, deux doigts posés sur son clitoris sans vraiment le caresser. Puis je l'ai enculée. D'abord par petites vagues, ensuite plus fort, assez pour que ses fesses claquent contre mon ventre et que le collier tape le drap à chaque coup. Elle a dit des choses incohérentes, qu'elle était pleine, qu'elle n'en pouvait plus, qu'elle voulait jouir, et je lui ai répondu qu'elle jouirait quand je le déciderais, pas avant.
Je l'ai travaillée ainsi longtemps, le cul ouvert autour de ma queue, la chatte négligée exprès, jusqu'à ce qu'elle tremble de partout. Alors j'ai frotté son clitoris vraiment, en même temps que je l'enfonçais, et je lui ai ordonné de jouir. Julia a joui en criant, le corps entier pris de soubresauts, l'anus qui me pompait par convulsions, et j'ai continué à la baiser pendant qu'elle venait, pour étirer ça, pour que ça ne s'arrête pas trop vite. Quand ses spasmes ont faibli, je me suis enfoncé jusqu'au bout, je l'ai appelée mon esclave, et j'ai joui en elle, profondément, par jets lourds que j'ai sentis se répandre. Je suis resté au fond de son cul jusqu'à ce que ma queue ramollisse, puis je me suis retiré lentement, et j'ai regardé mon sperme couler de son anus entreouvert, le long de sa chatte encore battante, jusqu'aux draps. Elle respirait comme quelqu'un qui revient de loin. Je l'ai détachée enfin, je lui ai frotté les poignets, et elle s'est tournée vers moi pour enfouir le visage contre ma poitrine, le collier froid entre nous.
Je l'ai portée jusqu'à la salle de bain parce que ses jambes ne la tenaient plus. L'eau était tiède, trop tiède d'abord, et je l'ai ajustée avant de la faire entrer dans la baignoire ancienne, assez grande pour deux. Je l'ai lavée avec un gant, lentement, le long des cuisses marquées, entre les fesses sensibles, sur la chatte gonflée où mon sperme se mêlait encore à elle. Julia tenait le rebord, les yeux fermés, et elle laissait faire. J'ai lavé aussi le cuir du collier sans l'ouvrir, et j'ai rincé ses cheveux. Ensuite je l'ai séchée dans une grande serviette, je l'ai ramenée au lit, et je lui ai donné à manger dans ma main, du pain, du fromage, des quartiers de pomme, parce qu'elle n'avait rien pris depuis la veille. Elle a mâché en me regardant, et il y avait dans ce regard une gratitude qui n'avait rien de soumis, seulement de vrai.
L'après-midi, je l'ai gardée contre moi sous les draps, nue, le dos contre mon ventre, et nous avons parlé par fragments. Elle m'a dit qu'à Porto on mangeait plus tard, que la musique n'était pas un spectacle chez elle, et qu'elle n'appellerait jamais ça un métier, même lundi. J'ai écouté. Vers le soir, le désir est revenu, plus calme, et je l'ai prise encore, de côté, une jambe de Julia relevée, ma queue glissant dans sa chatte déjà habituée à moi. Ce n'était plus une prise. C'était une occupation lente, profonde, et je lui ai laissé jouir deux fois de suite, la main sur son bas-ventre, la bouche dans son cou, juste sous le collier. Elle a ri un peu après la seconde, un rire bas, et elle a dit que le week-end m'appartenait, plus chaudement que je ne l'avais formulé, comme si elle me le rendait. Nous avons dormi collés. Dans la nuit je me suis réveillé en elle encore, à peine, et je l'ai baisée à moitié endormie jusqu'à jouir une dernière fois au fond de sa chatte, en la serrant très fort.
Le dimanche soir, la maison sentait le feu trop longtemps entretenu et la pluie contre les châtaigniers. Julia s'était rhabillée parce que je le lui avais demandé, robe simple, rien dessous, le collier encore fermé. Je l'ai fait s'agenouiller une dernière fois dans le salon, entre mes genoux, et j'ai ouvert la boucle. Le cuir a quitté sa peau. Une marque pâle restait, un cercle tendre, et Julia a porté la main à son cou comme on cherche une absence. Ça lui coûtait, je l'ai vu tout de suite, de redescendre vers une vie où elle devrait encore sourire pour les autres. Je suis resté la clé dans la paume.
« Le collier reste ici. Il ne passe pas la porte de l'agence. »
Elle a hoché la tête, les yeux trop brillants, et elle n'a pas discuté. J'ai repris le ruban noir sur la table, celui qu'elle avait posé en arrivant, et je le lui ai noué au poignet gauche, serré, un nœud plat qu'elle ne pourrait pas faire passer pour un bijou innocent. Je lui ai tenu le poignet après, le pouce sur le satin.
« Celui-là, tu le gardes. Tu ne te touches pas seule. Tu ne publies rien de ce week-end. Si tu triches, je le saurai. »
« Raphaël, » a-t-elle dit, une seule fois, et c'était la première fois qu'elle prononçait mon prénom depuis le seuil. « Je ne triche pas. »
Je l'ai relevée, je l'ai embrassée longtemps dans l'entrée trop froide, et j'ai senti sous mes doigts le vide de son cou là où le cuir avait été. Elle est partie sous la pluie fine, le ruban caché par la manche, déjà tournée vers Paris. Un rendez-vous tardif à l'agence l'attendait, et le collier ne pourrait pas l'y suivre.