
Tessa parmi les amis
Récit érotique orgie entre amisGroupe10 min de lecture
Une histoire de Tessa de Groot
De retour à Utrecht, Tessa retrouve chez Jonas des amis d'avant les vues, Mathis compris. La soirée tourne à l'orgie. Pour une fois elle ne convertit plus rien en blague.
Le salon de Jonas, dans un immeuble d’Utrecht trop près des canaux, sentait le café oublié et l’humidité d’un automne qui n’en finissait pas de coller aux vêtements. Tessa de Groot, vingt-trois ans, n’avait pas encore enlevé ses baskets. Elle restait debout près de la table basse, les mains dans les poches de son sweat, et regardait Jonas comme on regarde un collègue qu’on va cesser de protéger. La lumière basse faisait briller une mèche collée à sa tempe, et je voyais le rond pâle que le masque chirurgical lui avait laissé sur le nez, encore visible sous la peau. Jonas avait vingt-neuf ans, les mêmes horaires qu’elle à l’hôpital, et il savait déjà, depuis des semaines, ce que son sourire lui coûtait à la fin d’un service. Adrien, trente-quatre ans, s’était assis trop tôt, trop près, avec l’aisance de ceux qui l’avaient connue aux festivals avant qu’il y ait des vues et un public à nourrir. Lina, vingt-six ans, riait encore d’un détail sans importance, un rire qui occupait l’air pour que personne n’ait à nommer ce que nous étions venus faire. Tessa m’avait demandé une nuit avec des gens qui la connaissaient déjà, et cette pièce tenait toute la demande.
Jonas a ouvert une bouteille sans cérémonie et a demandé, parce qu’il ne savait pas encore s’il en avait le droit, si le service avait été long. Tessa a détourné la question vers le vin de Lina, vers la pluie, vers n’importe quoi d’autre que sa propre journée, et la pièce a compris qu’elle n’allait pas céder ce terrain tout de suite. Elle a parlé trop vite, trop claire, et ses doigts restaient enfoncés dans le tissu de ses poches comme s’ils pouvaient encore retenir quelque chose. Puis elle a retiré le sweat d’un seul geste, et ce n’était plus une soirée. Le t-shirt collait un peu sous les seins, la peau du ventre encore marquée par l’élastique du pantalon de travail, et personne n’a fait semblant de ne pas regarder. Sa voix a tenu dans le salon tout entier quand elle a dit qu’elle ne voulait plus choisir, qu’on arrêtait maintenant ou qu’on la prenait comme elle était venue, sans qu’elle ait à faire rire personne.
Jonas a posé son verre trop fort. Adrien a hoché la tête une seule fois. Lina a cessé de rire. J’étais là pour rester, pas pour la tirer en arrière, et Tessa l’a su en me regardant avant de se mettre à genoux au milieu du tapis. Ses doigts ont ouvert le pantalon de Jonas avec une précision qui venait des gestes du service, sans tremblement visible, et elle a sorti sa bite déjà dure, l’a regardée une seconde comme on regarde une décision, puis l’a prise entière dans la bouche. Le silence du salon s’est cassé sur le bruit mouillé de sa salive. Jonas a posé une main dans ses cheveux sans la forcer, et Tessa a avancé d’elle-même jusqu’à ce que son nez touche le tissu du t-shirt.
Elle l’a sucé longtemps, trop longtemps pour un début, comme si elle voulait que Jonas, le seul qui la verrait encore le lendemain dans un couloir blanc, comprenne qu’elle n’était pas en train de jouer. Sa joue se creusait, sa gorge s’ouvrait, et un fil de salive lui a coulé jusqu’au menton avant qu’elle ne s’en occupe. J’entendais le petit bruit de sa respiration par le nez, régulière, obstinée, et je voyais les tendons de son cou se tendre chaque fois qu’elle descendait plus bas. Adrien s’est approché sans demander, a ouvert son pantalon, et Tessa a tourné la tête vers lui avec la même décision, la bouche brillante, pour prendre la deuxième bite pendant que sa main gauche restait fermée autour de celle de Jonas. Lina s’était assise par terre, tout près, et elle caressait la nuque de Tessa du bout des doigts, un geste presque tendre au milieu de ce que nous faisions d’elle.
« La fille des posts, celle qui tient tout le monde de bonne humeur », a dit Adrien, la voix basse, et Tessa a gémi autour de lui au lieu de le contredire. Il a ajouté qu’on la connaissait, l’infirmière qui ne dit jamais qu’un service a été dur, et qu’on la voyait enfin à genoux pour de vrai. Elle a fermé les yeux. J’ai vu sa gorge travailler, j’ai vu ses hanches bouger toutes seules contre rien, et quand Jonas a dit mon prénom pour que je m’approche, Mathis, comme on passe un relais, j’ai mis ma bite contre ses lèvres déjà occupées. Elle m’a pris après Adrien, profonde, et sa langue a fait le tour de moi avec une application qui n’avait plus rien d’une blague. Je sentais sa respiration chaude, le tremblement de sa mâchoire, et le fait qu’elle choisissait encore, à chaque centimètre, de rester là.
Lina a glissé une main sous le tissu du short de Tessa, a trouvé sa chatte déjà mouillée, et Tessa a poussé un bruit contre moi qui m’a traversé jusqu’au ventre. Nous l’avons gardée à genoux assez longtemps pour que ses genoux marquent le tapis, assez longtemps pour qu’elle n’ait plus de place où ranger un sourire. Quand elle a reculé pour respirer, un fil reliait encore sa lèvre inférieure à ma peau, et elle n’a pas essuyé.
Jonas l’a tirée vers le canapé sans brutalité inutile, seulement avec cette urgence de collègue qui a trop longtemps regardé le masque. Tessa s’est laissée plier en avant, les mains sur le dossier, le short descendu jusqu’aux chevilles, et il l’a pénétrée d’un seul coup que sa chatte a pris tout entière, grasse, ouverte, déjà prête. Elle a lâché un son qui n’était pas une plainte. Adrien s’est mis devant elle, a repris sa bouche, et le salon s’est organisé autour de ce rythme à deux, la bite de Jonas dans son sexe, celle d’Adrien contre sa langue, tandis que Lina, à genoux sur le côté, lui léchait un sein et lui pinçait l’autre. Je restais assez près pour voir le visage de Tessa entre les coups, les yeux mouillés, la concentration terrible de quelqu’un qui a décidé de ne plus dévier.
Jonas la baisait fort, les hanches claquant contre son cul, et il parlait, pas pour l’humilier contre son gré, pour lui donner exactement ce qu’elle était venue chercher. Il disait qu’au service elle souriait encore à minuit, qu’ici on n’avait pas besoin de ce sourire, que sa chatte le serrait comme si elle avait attendu ça depuis la fin de sa garde. Tessa gémissait autour de la bite d’Adrien, salive jusqu’au menton, et chaque fois que Jonas s’enfonçait plus fort elle reculait d’elle-même pour le reprendre. Lina a descendu sa bouche le long du ventre de Tessa, s’est glissée presque sous elle, et sa langue a trouvé le clitoris pendant que Jonas continuait de la remplir. Tessa a eu un hoquet, un vrai, et ses cuisses ont tremblé contre le canapé.
Je lui ai caressé les cheveux, pas pour la calmer, pour qu’elle sache que je voyais. Elle m’a regardé une seconde, la bouche occupée, et dans ce regard il n’y avait plus la pièce à tenir. Adrien lui a tenu la tête et a ralenti, lui a laissé le temps d’avaler sa propre salive, puis l’a reprise. Le bruit des peaux, le bruit de sa bouche, le petit cri que Lina lui arrachait en léchant, tout ça remplissait l’appartement plus fort que la pluie contre les vitres.
On l’a passée. Ce n’était pas une phrase, c’était le mouvement du salon. Jonas s’est retiré, luisant d’elle, et je l’ai prise à sa place, les mains aux hanches, ma bite s’enfonçant dans cette chatte chaude qui se refermait par vagues. Tessa a poussé un cri contre le coussin, puis Adrien a repris sa bouche, et Lina, toujours dessous, léchait tout ce qu’elle pouvait atteindre, ma peau, le bord d’elle, le clitoris gonflé. Tessa bavait. Elle s’accrochait au dossier avec des doigts blancs, et son cul se tendait à chaque fois que j’allais au fond. Jonas s’était mis à côté, se caressait en la regardant, et il a dit, presque doucement, que c’était ça la fille qui convertissait tout en rire, là, ouverte, utilisée, et que personne ne lui demandait d’être drôle.
Elle a tenté. La phrase est sortie trop vite, courte, empilée, une plainte déjà en train de se plier en plaisanterie sur le service, sur les lits, sur n’importe quoi qui aurait pu faire sourire la pièce. Personne n’a ri. Le silence a duré le temps d’un coup de reins, et sa blague est morte entre sa bouche et la bite d’Adrien. Tessa a fermé les yeux plus fort. Lina a relevé la tête et lui a caressé la joue avec des doigts mouillés d’elle, et Tessa a hoché, un vrai signe, la voix rauque quand elle a dit de continuer, qu’elle voulait qu’on continue, qu’on ne s’arrête pas parce qu’elle avait parlé.
Adrien s’est retiré de sa bouche et s’est glissé derrière moi, a mis deux doigts contre son cul déjà détendu par le désir, puis sa bite à la place des doigts, lentement, et Tessa a pris les deux. Je la sentais se serrer autour de moi, extraordinairement étroite avec lui dans l’autre ouverture, et elle a pleuré un peu, pas pour qu’on s’arrête, parce que le corps n’avait plus de place pour le masque. Jonas lui tenait les poignets contre le dossier. Lina lui léchait le visage, la bouche, le sel. Nous l’avons baisée comme ça, double, profonde, et Tessa répétait oui entre les larmes, un oui d’adulte qui a choisi la décharge et qui refuse qu’on la lui vole par pitié.
On l’a allongée ensuite sur le tapis, sur le côté, pour que Jonas puisse se mettre face à elle. Il n’était plus seulement le collègue. Il était l’homme qui allait rentrer au travail avec cette image, et Tessa l’a regardé comme si c’était précisément cela qu’elle voulait lui laisser. Elle a dit, sans détourner, que le service avait été dur. La phrase est tombée entière, sans blague derrière, et Jonas a eu un mouvement de visage que j’ai vu de près, quelque chose qui n’était pas du dégoût, plutôt la confirmation d’un prix qu’il soupçonnait. Puis Adrien l’a pénétrée à nouveau, par-derrière, fort, et j’ai repris sa bouche, et Lina s’est collée à son ventre pour lui frotter le clitoris avec la langue et deux doigts.
Tessa a joui en pleurant. Ce n’était pas propre. Ses cuisses se sont refermées sur le visage de Lina, sa chatte a spasmé autour de la bite d’Adrien, et un sanglot lui a traversé la gorge pendant qu’elle venait, longue, salie de salive et de larmes, le corps entier pris dans ce qu’elle avait demandé. Personne ne s’est arrêté. Elle avait choisi, elle l’avait redit, et le salon a tenu sa parole. Adrien l’a baisée à travers sa jouissance, Jonas lui a parlé tout contre l’oreille, l’infirmière, la fille des posts, la Tessa qui ne concédait jamais, et elle hoquetait encore quand j’ai senti ma propre fin monter. Je me suis retiré de sa bouche et j’ai joui sur sa joue, sur ses lèvres ouvertes, et elle a tout pris, la langue dehors, les yeux trop brillants.
Jonas s’est avancé et a fini dans sa chatte quelques minutes plus tard, les hanches saccadées, un grognement qu’il n’aurait jamais laissé sortir dans un couloir d’hôpital. Adrien l’a suivie de près, dans sa bouche cette fois, et Tessa a avalé parce qu’elle le voulait, pas parce qu’on le lui ordonnait comme une injure. Lina s’est pressée contre sa cuisse jusqu’à jouir à son tour, un cri étouffé dans le ventre de Tessa, et ensuite il n’y a plus eu que le bruit de cinq respirations trop grandes pour la pièce.
Les autres se sont éloignés sans disparaître, un verre d’eau, une cigarette à la fenêtre, le corps encore là et la chaleur déjà différente. Je suis resté. Tessa était sur le tapis, une jambe pliée, le ventre luisant, et je l’ai prise contre moi sans lui demander de sourire, sans lui demander si ça allait, parce que je l’avais vue sans ce sourire dès le studio et que je n’allais pas feindre de le lui rendre maintenant. Elle a enfoui le visage contre ma poitrine. Un sanglot encore, plus petit, puis plus rien qu’une fatigue immense, la sienne, la mienne, celle d’avoir tenu jusqu’ici. Jonas, de l’autre côté de la pièce, ne plaisantait pas. Il l’avait entendue dire que le service avait été dur, il l’avait vue jouir en larmes, et l’hôpital, demain, ne serait plus un lieu où elle pourrait tout dévier.
L’aube est entrée grise par les vitres, Utrecht mouillée, un vélo qui passait trop tôt. Tessa s’est habillée lentement, le sweat, les baskets, et elle ne les a pas plaisantés jusqu’à la porte. Ça lui coûtait, je l’ai vu à la façon dont sa bouche restait sérieuse, à la façon dont elle a croisé Jonas sans reconstruire le masque. Il emportait au travail une Tessa sans blague, et elle le savait. Dans le palier, elle s’est arrêtée, m’a pris le poignet, et sa voix était calme, presque sèche, quand elle m’a demandé une chambre fermée, avec Élise et Thomas, sans public, sans blague. Elle n’a pas envoyé l’autre phrase, celle qui restait coincée derrière les dents, la prochaine fois ne me demande pas si ça va. Elle m’a seulement regardé comme on regarde l’homme qui devra la reprendre là, et la porte de Jonas s’est refermée sur un silence qui n’avait plus rien d’une soirée.