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Dao Mongkol

Dao sous les lampes

Récit érotique fétichisme piedsFétiche12 min de lecture

Une histoire de Dao Mongkol

Dao Mongkol, pilote en escale à Paris, a loué un atelier pour une séance de contenu sur le vol et le romance. Le photographe qu'elle découvre ce soir-là ne cadre plus son visage. Elle le laisse faire sans lui demander ce qu'il veut.

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La pluie d’automne ruisselait le long des verrières de l’atelier, dans une cour du onzième arrondissement, et les lampes déjà allumées faisaient des mares jaunes sur le parquet ciré. Dao Mongkol a poussé la porte vitrée de l’épaule. L’uniforme de pilote lui collait encore, humide aux épaules, et les escarpins noirs ont sonné sur le bois à chacun de ses pas. Elle a posé son sac de vol contre un carton de fonds de papier, a retiré la casquette d’un geste net, puis m’a regardé avec cette patience amusée qu’elle portait comme on porte un horaire. Dao avait vingt-cinq ans. La chemise blanche restait impeccable sous la veste boutonnée. J’en avais trente-quatre, et le boîtier était déjà descendu à hauteur de ses chevilles, sans un mot de ma part pour justifier le cadre.

« Vous êtes Mathis », a-t-elle dit, et la phrase s’est coupée net, alors que tout le reste chez elle semblait aimer durer. « On m’avait promis une séance sur le vol et la romance. Vous filmez déjà le sol. »

Je l’ai laissée avancer sous les lampes. La jupe de l’uniforme s’arrêtait au genou et les bas sombres tiraient sur le cou-de-pied ; elle a tourné assez pour que le bas de la veste se soulève un instant. Un canapé de velours attendait contre le cyclorama, ce fond courbe qui avalait les ombres au fond de la pièce. Elle a ri, un rire bref, avant de croiser les bras sur la poitrine.

« Vous avez un plan, ou c’est l’atelier qui penche. »

J’ai cadré le cuir verni, la bride mince, le petit mouvement de ses orteils prisonniers dans la chaussure. Elle s’est assise sur le tabouret que j’avais poussé sous la lumière. Elle a croisé les jambes assez haut pour tendre le tissu de la jupe, puis a laissé l’escarpin du pied libre se balancer au rythme de son talon.

« Les gens veulent le ciel, d’habitude », a-t-elle repris, et sa voix s’est étirée, devenue lente, presque tendre. « L’altitude, le grain du soir sur l’aile, cette chose qui vous tient quand la ville n’est plus qu’une nappe d’or sous la carlingue. Je publie des hublots, des mains sur le manche, des chambres d’hôtel qui donnent sur une piste. C’est ça que les gens appellent la romance. »

Elle a bougé le pied. L’escarpin n’était plus retenu qu’au bout des orteils.

« Allez-y. Vous savez ce que vous voulez. »

Je me suis mis à genoux sans expliquer. L’obturateur a claqué sur le cuir, sur la bride, sur la courbe du talon. Elle a penché le buste, les coudes posés au genou, et m’a observé travailler avec une attention légère, presque distraite. L’atelier sentait le papier chaud et la poussière des fonds.

« Mathis. Les escarpins, hors champ. »

J’ai posé l’appareil contre ma cuisse. J’ai pris le talon entre deux doigts et j’ai fait glisser le cuir le long de son pied. Le bas s’arrêtait au milieu de la plante, une couture fine, et la peau en dessous était déjà chaude du chauffage. Elle a tendu les orteils dans un réflexe net. L’autre chaussure est venue dès que j’ai touché la bride. Ses pieds étaient étroits, cambrés, le dessous marqué par les heures debout dans le poste, une ligne plus sombre sous les coussinets. Je n’ai pas remonté le cadre.


Le parquet me tirait les genoux. Dao a écarté un peu les cuisses sur le tabouret, assez pour que la jupe ramonte. Elle a posé le pied droit contre ma poitrine, les orteils étalés sur la chemise, puis a incliné la tête. Les cheveux noirs ont glissé sur l’épaule. Elle a attendu.

J’ai attrapé sa cheville. J’ai tiré le bas le long du mollet, je l’ai fait passer le talon, et la plante s’est offerte, chaude. L’odeur était celle de la peau enfermée, un peu de cuir, un peu de savon d’aéroport. J’ai collé la bouche contre la voûte. Dao a inspiré par le nez, un son court, et ses orteils se sont recroquevillés contre ma joue.

« Vous avez l’air très occupé, en bas », a-t-elle dit, et le rire est revenu, plus bas, collé à la gorge. « Continuez. Je ne vais pas vous interroger. »

J’ai léché la plante entière, de la ligne des orteils jusqu’au talon, lentement, en appuyant le plat de la langue. Elle a bougé le bassin sur le tabouret. J’ai pris le gros orteil en bouche. Je l’ai sucé jusqu’à la racine. Le sel de sa peau s’est répandu contre mon palais. Dao a posé le téléphone sur sa cuisse, l’écran allumé vers elle, et a cadré mes lèvres autour de son pied sans me prévenir. Le voyant rouge de la caméra s’est allumé : elle filmait déjà, et elle filmait bas.

« Ils vont croire que c’est encore du contenu », a-t-elle murmuré. « Laissez-les croire. »

J’ai sucé plus fort. J’ai passé la langue entre les orteils, un par un, en les écartant avec les doigts. Dao a lâché un petit bruit, presque mécontent d’avoir cédé ça. Sa main libre s’est accrochée au bord du tabouret. J’ai mordu sans marquer, juste la pression des dents sur le coussinet, et elle a poussé le pied plus avant, assez pour que mes lèvres s’écrasent contre la plante. Ma bite durcissait dans le pantalon, douloureuse déjà, coincée contre la braguette. Je n’ai pas touché.

Elle a changé de pied sans prévenir. Le gauche sentait un peu plus le cuir, la journée plus longue, la marche entre le terminal et le taxi. Je l’ai parcouru avec la langue jusqu’à ce que le dessous de son pied brille sous les lampes. Dao regardait l’écran, puis moi, puis l’écran encore, et ses lèvres s’étaient entrouvertes.

« À genoux vous êtes plus honnête, Mathis. Gardez la bouche là. Je m’occupe du reste. »


J’ai ouvert mon pantalon parce qu’elle a tapé du talon contre ma hanche, un ordre sans verbe. Ma bite est sortie lourde, le gland déjà luisant. Dao a penché le buste pour voir, le téléphone toujours en main. Elle a posé les deux plantes de part et d’autre, puis les a refermées, un étau chaud, un peu glissant de salive. Elle a frotté, lentement d’abord, la peau de ses pieds qui tirait sur la mienne, et j’ai gémi contre son genou.

« Vous jouissez quand je décide », a-t-elle dit. Elle a pressé plus fort. Le talon écrasait presque les couilles, la plante glissait du gland jusqu’à la racine. « Ce n’est pas une romance, ça. C’est autre chose. Vous le saviez en baissant l’objectif. »

Ses pieds travaillaient avec une précision de commande, un rythme qu’elle accélérait dès que ma hanche cherchait à pousser. Je bavais sur son gros orteil. Elle a levé un peu le pied pour m’essuyer la bouche, un geste de mépris tendre, et elle a ri quand j’ai cherché à rattraper la plante des lèvres.

« Restez. Regardez ce que je fais de vous. »

Le téléphone cadrait le va-et-vient de ses pieds sur ma bite, le rouge de mon gland qui apparaissait entre ses arches. J’étais à genoux, les mains ouvertes sur ses mollets. Dao a serré plus vite, la peau qui claquait un peu, humide. Le plaisir m’est monté dans le ventre par vagues courtes. J’ai dit son nom. Elle a appuyé le talon sous les couilles et la plante contre le gland. Je me suis vidé d’un coup. Le sperme est parti en giclées épaisses sur ses voûtes, entre ses orteils, le long de ses talons. Ça m’a plié en deux. J’ai collé le front contre sa jupe. Dao a continué à frotter, plus lentement, pour étaler ce que je venais de lui donner, et elle a filmé la nappe blanche qui brillait sous les lampes, orteil par orteil.

« Voilà », a-t-elle soufflé. « Vous voyez. Ce n’était pas si difficile de rester à terre. »

Elle a levé un pied vers mon visage. J’ai léché mon sperme sur sa plante, entre les orteils, amer et chaud, et elle a poussé plus fort pour que je prenne tout, jusqu’à la racine du gros orteil. Le goût m’a fermé les yeux. Dao a caressé ma joue avec le talon, un geste presque doux, et son autre pied est resté posé sur ma bite ramollie, lourd, sûr de sa place. Elle a laissé le silence s’installer, le temps que je reprenne l’air. Ses doigts ont trouvé mes cheveux.

« Vous tremblez », a-t-elle dit. « C’est bon. Ça ira mieux la prochaine. »


Dao s’est levée. Elle a déboutonné la veste, puis la chemise, sans théâtre. La jupe a suivi et s’est posée, un trait sombre sur le parquet. Elle gardait le téléphone. Les seins petits, la peau sombre autour des pointes, le ventre plat. Elle a baissé la culotte blanche et l’a laissée accrochée à une cheville. Puis elle s’est rassise au bord du tabouret, les cuisses ouvertes vers moi. Sa chatte était déjà brillante, les lèvres gonflées. Elle a posé le pied droit contre ma bouche et a attendu que je l’ouvre.

« Vous gardez ça. Pendant que vous me prenez. N’en faites pas une discussion. »

J’ai sucé ses orteils en même temps que je m’approchais. Ma bite avait durci à nouveau, frottée contre le sperme encore collé à sa plante. J’ai aligné le gland contre sa chatte et j’ai poussé d’un trait. Dao a lâché un cri court, la tête renvoyée en arrière. Ses orteils se sont enfoncés plus loin contre ma langue. Je l’ai baisée par en dessous, à genoux, les mains agrippées à ses hanches, et je n’ai pas lâché son pied. La plante me collait au nez. J’entendais le petit bruit de sa chatte à chaque coup de reins, un clapot humide qui remplissait l’atelier plus fort que la pluie.

Elle a relevé le téléphone au-dessus de nous. L’écran lui renvoyait son pied dans ma bouche, ma bite qui entrait. Dao a regardé l’image plus que moi. Puis elle a enfoncé le pied davantage, assez pour que mes lèvres s’étirent et que je manque d’air. Ses yeux sont restés sur l’écran, calmes, professionnels, alors que sa chatte se resserrait par saccades. Elle a corrigé le cadrage d’un pouce. Elle a poussé encore, jusqu’à ce que je prenne presque toute la plante.

« Ne bougez pas la tête. Je veux cette prise. C’est celle-là. »

J’ai obéi. Je l’ai enfilée plus fort, le bassin claquant contre le bord du tabouret, et son gros orteil tapait mon palais à chaque poussée. Dao a commencé à gémir pour de bon, un fil de voix qui s’allongeait, celui qu’elle gardait pour l’altitude et pour le désir. Elle a écarté davantage les cuisses et a pressé ma nuque avec l’autre main pour que je reste la bouche pleine.

Je l’ai baisée profond, sans ménagement. Elle a joui une première fois en serrant mes cheveux, le pied encore enfoncé. Un tremblement lui a parcouru le ventre jusqu’aux genoux. Sa chatte a pulsé autour de moi. J’ai ralenti pour la sentir. Dao a ri, le souffle court, et a tapoté mon front avec le talon.

« Encore. Vous n’avez pas fini d’être par terre. »


Dao m’a poussé d’une plante contre l’épaule, assez fort pour que je bascule. Le parquet m’a reçu dans le dos, froid à travers la chemise. Elle s’est mise à cheval. D’un geste précis, elle a guidé ma bite à l’intérieur, puis s’est empilée jusqu’à la racine. Elle a levé le pied droit et l’a posé en travers de mon visage, le talon près de l’œil, les orteils sur ma bouche. J’ai ouvert les lèvres. Elle a enfoncé, sans hâte, jusqu’à ce que je ne voie plus que sa voûte et le rectangle lumineux du téléphone.

« Vous restez. J’ai l’écran. Ouvrez plus. C’est tout ce que vous valez, ce soir. »

Elle a filmé de haut. Je voyais le rectangle, son poignet, et au-delà le plafond de l’atelier, les rails des lampes. Dao a commencé à baiser, les cuisses travaillant, sa chatte qui m’avalait à chaque descente. Le pied s’écrasait sur ma joue, un poids volontaire, humiliant, et j’ai sucé ce qu’elle me donnait. Elle était trempée, ça coulait sur mes couilles, le long de l’aine. Chaque fois qu’elle s’asseyait à fond, son cul chaud tapait mon ventre, et le pied s’enfonçait un peu plus.

« Vous aimez être le sol, Mathis. Dites-le. »

Je n’ai pas pu. Sa plante bouchait. J’ai hoché la tête sous son pied, un aveu ridicule, et elle a ri, cette fois sans douceur, un rire de victoire qu’elle n’aurait pas mis en ligne. Elle a accéléré. Ses seins bougeaient au rythme de ses cuisses. Dao a joui le visage fermé, concentrée, et sa chatte s’est resserrée une deuxième fois, plus longue, un spasme qui m’a tiré le sperme au bord, douloureux, urgent.

Elle s’est soulevée d’un coup. Ma bite est sortie, luisante, au bord de cracher. Dao s’est reculée, a posé les deux plantes de chaque côté, et a dit, très calme, le téléphone collé à la scène :

« Sur les pieds. Tout. Ne gâchez pas. »

Je me suis vidé sur ses plantes, des jets épais. Le ventre s’est plié. J’ai grogné contre son talon, qui était revenu sur ma bouche. Le sperme a marqué les voûtes, les orteils, une nappe chaude qui glissait vers les talons. Elle a frotté, étalé, et le téléphone a tout pris, de près, le blanc sur sa peau, ma bite qui finissait de tressaillir entre ses arches. Dao a laissé le pied sur mon visage encore une minute, le temps que je reprenne l’air, et ses orteils ont caressé mes lèvres avec une lenteur presque tendre.

« Bon garçon », a-t-elle dit. « Ne le prenez pas pour un compliment. Vous l’avez cherché dès la première photo. »

J’ai hoché encore, la bouche ouverte sous sa plante, et elle a souri pour de vrai, une seconde seulement, avant de retirer le pied.


Nous sommes restés au sol longtemps, les lampes encore allumées alors que le ciel derrière les verrières passait au gris d’aube. Dao a ramassé sa chemise sans la boutonner tout de suite. Elle s’est assise contre le carton de fonds, les pieds encore sales de moi, et elle a fait défiler la séquence sur l’écran, le pouce lent. Je voyais par-dessus son épaule les extraits : sa plante dans ma bouche, le sperme, le pied en travers de ma figure, sa chatte autour de moi. Elle n’a pas appuyé sur publier. Elle a seulement refermé la galerie, écran noir, et a glissé le téléphone contre sa hanche, la séquence restée là, enfermée, à elle seule.

« Je rentre par la même route », a-t-elle dit, et sa voix s’était recoupée, courte. « Escales. Horaires. Ce n’est pas une affaire de manque. »

Elle parlait du retour comme d’un plan de vol. Je n’ai pas demandé si elle reviendrait. J’ai ramassé ses escarpins. Je les ai posés près d’elle. Dao a enfilé les bas, puis les chaussures, et le cuir a recouvert le sperme séché sans l’effacer tout à fait. Elle a refermé la veste, a repris la casquette. L’uniforme l’a rendue nette, presque officielle, sauf la bouche encore un peu rouge, sauf la façon dont elle a évité mon regard quand j’ai parlé.

« Une image », ai-je dit. « Vos pieds. Seulement ça. »

Elle a souri, ce sourire qui refuse d’accompagner les gens dans leur certitude, et elle a tapoté la poche où le téléphone dormait.

« Plus tard. Je vous l’envoie. »

Elle n’a rien envoyé pendant qu’elle rassemblait le sac de vol, pendant qu’elle regardait une dernière fois l’atelier. À la porte, elle a sorti le téléphone, a regardé la séquence encore une seconde, le pouce immobile au-dessus de l’écran, et l’a laissée là. Elle a cherché quelque chose dans ses messages, un contact, un nom, et elle a dit, sans me regarder, la voix déjà repartie vers autre chose :

« Je vais prendre quelqu’un pour le contenu. Pour ne plus avoir à choisir ce qui sort. C’est plus simple. »

Puis elle a poussé la porte. Le froid d’octobre est entré. Dao a traversé la cour d’un pas de pilote, le sac à l’épaule, et je suis resté sur le seuil avec l’odeur de ses pieds encore dans la bouche, sans photo, sans message, avec seulement le silence qu’elle avait décidé de garder.