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Dao Mongkol

Dao côté passager

Récit érotique pieds voitureFétiche11 min de lecture

Une histoire de Dao Mongkol

À Roissy, un homme l'attend comme toujours. Dao monte dans sa voiture les chaussures déjà à la main. Ils ne rentreront pas tout de suite.

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Le terminal 2 de Roissy-en-France sentait le kérosène refroidi et le café des machines quand Dao Mongkol, vingt-cinq ans, a surgi entre les portes automatiques, le sac de cabine en bandoulière et déjà les escarpins à la main. Derrière elle, un chariot a heurté une rampe et le bruit s’est perdu dans la rumeur des tapis. Je l’avais reconnue avant même qu’elle traverse le hall, cette démarche un peu raide après la descente, le chignon réglementaire qui commençait à lâcher. Une mèche lui collait à la nuque, et le chemisier, encore boutonné haut, gardait la fatigue du vol. Elle a ouvert la portière passager sans un salut, s’est laissée tomber sur le siège, et m’a tendu les chaussures comme on tend un bagage à celui qui attend. La portière s’est refermée sur l’odeur de cabine et de savon d’aéroport. J’ai posé les escarpins contre la console, la pointe vers le pare-brise, et j’ai vu le rouge usé au bord de sa lèvre. Ses pieds nus, la peau encore marquée par les bas, se sont posés sur ma cuisse avant que j’aie tourné la clé. La plante était chaude, large, et le poids a fait monter le sang tout de suite.

« Tu as attendu, Lucas. »

Elle n’a pas demandé. Elle a constaté, et le constat m’est entré dans le ventre plus fort qu’une invitation. Je n’ai pas cherché son regard. Sa voix avait ce grain bas qu’elle garde après les heures de masque et d’annonces. Je suis sorti du dépose-minute, j’ai pris la rampe du parc de stationnement longue durée, et j’ai cherché le fond, là où les caméras voient mal et où les navettes ne passent plus après minuit. Les niveaux défilaient, les piliers numérotés, l’odeur du béton humide. Ses orteils s’étaient déjà glissés le long de ma braguette. Elle appuyait par à-coups, sans regarder ce qu’elle faisait, le visage tourné vers les néons orangés qui balayaient le toit des voitures. Je sentais la plante chaude à travers le tissu, la voûte de son pied qui épousait le gonflement, et je n’ai rien dit parce qu’elle n’avait pas besoin que je dise. À chaque palier le pied insistait, orteils écartés, et ma main serrait le volant pour ne pas la saisir.


Je me suis rangé entre une fourgonnette et un mur de béton, phares éteints, et le silence du parc est tombé d’un coup. Le moteur a toussé une dernière fois. Dao a reculé son siège d’un cran, a relevé le bas de sa jupe de voyage, et a posé les deux pieds sur moi, un sur la cuisse, l’autre pile sur ma bite encore prise dans le pantalon. Ses mollets brillaient d’une sueur fine. Elle a écrasé. Pas une caresse, une pression nette, le talon qui cherchait le gland à travers le drap et la plante qui s’étalait, qui s’élargissait, qui me prenait toute la longueur d’un seul appui. J’ai gémi malgré moi. Elle a souri du côté de la vitre, ce sourire de celle qui sait exactement ce qu’elle écrase.

« Tu bandes déjà. C’est touchant, cette fidélité du tissu. »

Sa voix était calme, presque lasse, et elle a bougé les orteils pour mieux sentir le contour. Elle a ouvert ma braguette avec les orteils, maladroitement d’abord, puis avec une précision qui m’a fait basculer la tête contre l’appui. Le zip a cédé par petits à-coups. Ma bite est sortie, lourde, et elle l’a coincée entre les deux plantes, la peau de ses voûtes encore un peu froide du hall, et elle a commencé à me branler comme ça, lentement, en glissant vers le haut jusqu’au gland puis en redescendant jusqu’aux couilles. Le dessous de ses pieds était doux et un peu rêche à la fois, marqué par les heures debout dans le cockpit, et chaque aller-retour m’arrachait un souffle que j’essayais de garder bas. Je regardais le va-et-vient, le gland qui pointait entre ses voûtes, la petite ride sous chaque orteil. Une voiture a passé dans l’allée, ses phares ont balayé notre habitacle une seconde, et Dao n’a pas retiré ses pieds. Elle a même appuyé plus fort, le gros orteil calé sous mon gland, et j’ai vu son profil dans le flash blanc, les lèvres entrouvertes, les yeux sur le rétroviseur.

« Ils n’ont rien vu, a-t-elle dit. Ou alors ils ont tout vu. Ça t’excite, Lucas, d’être le type qu’on surprend avec des pieds sur la queue au fond d’un parc ? »

Je n’ai pas répondu. Ma main a saisi sa cheville, pas pour la diriger, seulement pour sentir l’os sous la peau. Le pouls battait là, contre mon pouce. Elle a accéléré. Les deux plantes se refermaient, se frottaient, se croisaient autour de ma bite, et le bruit humide de sa peau contre la mienne remplissait l’habitacle plus fort que ma respiration. Je sentais que j’allais jouir trop vite, que des mois d’attente se ramassaient là, sous ses voûtes, et je me suis mordu la lèvre pour tenir. Elle a soufflé par le nez, un petit bruit de satisfaction, et ses orteils se sont resserrés.


Elle a senti la tension monter et elle n’a rien ralenti. Au contraire, elle a levé un peu le pied droit pour que je voie, pour que je regarde ma bite rouge coincée entre ses plantes, le gland qui apparaissait et disparaissait, déjà luisant. Ses orteils se sont refermés sur le sommet, une petite prise, et elle a frotté le dessous de mes couilles avec le talon gauche, un mouvement court, presque méprisant, qui m’a fait lever les hanches du siège. La chaleur m’est montée dans les reins, nette, impossible à retenir. J’ai joui. Le sperme a giclé sur ses orteils, sur la voûte, a coulé entre les doigts de pied, chaud, et elle a continué à me branler pendant que je me vidais, jusqu’à ce que la dernière goutte s’étale sur le gros orteil. Elle a regardé ça avec une curiosité tranquille, comme on regarde un instrument après l’atterrissage. Les fils blancs reliaient ses orteils, et elle a écarté les plantes pour mieux voir.

J’étais encore en train de trembler quand elle a laissé le silence s’installer. Je me suis entendu parler, la voix un peu cassée, lui dire que je n’avais rien fait d’autre que surveiller les arrivées, que chaque vol de nuit me ramenait à cette même place. Elle a écouté. Un instant, sa bouche s’est ouverte sur une phrase plus longue, quelque chose qui commençait par l’attente et par le ciel au-dessus de la piste, par ce vertige qu’elle aime quand l’altitude lâche, et j’ai cru qu’elle allait dire qu’elle s’ennuyait de me trouver là. Elle a coupé.

« C’est une correspondance, a-t-elle dit. On ne reste pas au sol. »

Elle a levé le pied vers moi, le sperme brillant sous les néons lointains, et elle a attendu que je décide si j’étais invité à le prendre dans la bouche. Ses orteils bougaient à peine, offerts, et l’odeur montait déjà jusqu’à moi.


Je l’ai prise. J’ai penché la tête et j’ai léché ses orteils un par un, le goût de mon propre foutre mêlé à la peau un peu salée de ses plantes, et Dao a poussé un petit rire contre la vitre. Le gros orteil d’abord, puis les autres, la langue dans les creux, et elle a appuyé pour que je prenne davantage. Elle a passé à l’arrière la première, à quatre pattes sur la banquette, la jupe relevée jusqu’aux hanches, et je l’ai suivie en me cognant l’épaule contre le montant. L’habitacle sentait le cuir chaud et le sperme. Je me suis agenouillé entre les sièges avant et j’ai repris ses pieds, les deux cette fois, la langue plate sur les voûtes, entre les orteils, le long des talons encore marqués par les escarpins. Elle s’était allongée en travers, un bras sous la nuque, et elle me regardait faire avec cette attention un peu moqueuse qu’elle réserve à ceux qui sont trop sûrs d’eux.

« Tu les laves, a-t-elle dit. C’est dévoué. Continue. »

J’ai continué. J’ai sucé le gros orteil jusqu’à ce qu’il sorte propre de ma bouche, puis le suivant, et ma bite avait déjà durci à nouveau contre le cuir. Dao a ouvert les cuisses. Sa chatte était visible maintenant, la fente luisante, les lèvres un peu gonflées, et elle n’a pas demandé que je la touche ailleurs. L’intérieur de ses cuisses brillait. Elle a posé un pied sur mon épaule, l’autre contre ma joue, et elle a attendu que je comprenne. Je me suis avancé. J’ai posé le gland contre sa chatte, j’ai glissé d’un coup jusqu’au fond, et elle a eu un hoquet bref, les yeux fermés, les seins qui bougeaient sous le chemisier de voyage. La chaleur l’a refermée sur moi, mouillée, et je suis resté un instant au fond, à la sentir se fermer. Je l’ai niquée comme ça, à genoux dans l’espace étroit, en tenant sa hanche d’une main.

Une navette est passée au loin, le moteur sourd, et la lumière a glissé sur son ventre. Elle n’a pas resserré les cuisses. Elle a même écarté davantage, offerte à qui aurait voulu voir, et ce don-là m’est entré plus profond que ma bite. Le tissu du chemisier tirait à chaque mouvement, et je voyais la courbe de ses seins.


J’ai saisi son pied droit et je l’ai plié vers son visage. Dao a compris tout de suite. Elle a ouvert la bouche, a pris ses propres orteils entre les lèvres, et le reste de la phrase qu’elle aurait coupée s’est arrêté là, mouillé, réduit à un grognement contre sa plante. Je l’ai enfoncée plus fort, le bassin claquant contre ses fesses, et à chaque coup ses orteils reculaient un peu plus dans sa bouche. Elle bavait le long de la voûte. La salive coulait vers le talon, et le bruit mou de sa bouche remplissait l’habitacle entre deux coups de reins. Ses yeux restaient ouverts, fixés sur moi, et elle n’essayait pas de retirer le pied. Elle le gardait, elle sucçait même, et ce spectacle m’a fait niquer plus fort, plus salement, la banquette qui grinçait, ma main qui lui tenait la cheville pour que le pied ne sorte pas.

« Tais-toi, ai-je dit, et le mot m’a surpris moi-même. »

Elle a hoché la tête avec les orteils encore entre les dents, et sa chatte s’est resserrée d’un coup, chaude, mouillée jusqu’à me couler le long des couilles. Je sentais qu’elle jouissait sans bruit, le ventre dur, les seins soulevés, le pied qu’elle suçait maintenant pour de bon, et cette humiliation-là, elle la prenait comme on prend un vent arrière, sans protester, avec une sorte de gourmandise. Un frisson lui a parcouru les cuisses. Je l’ai niquée jusqu’à ce que ses hanches se mettent à bouger toutes seules, jusqu’à ce qu’elle retire un instant le pied pour respirer, une filandre de salive tendue entre sa lèvre et le gros orteil, puis elle l’a remis elle-même dans sa bouche, plus profond, et ses yeux m’ont dit de continuer.

J’ai continué. Le cuir collait à mes genoux. Par la vitre arrière je voyais une rangée de berlines vides et, plus loin, la lueur du terminal, et l’idée que n’importe qui pouvait s’approcher m’a fait gonfler encore. Dao a joui une seconde fois, le pied toujours dans la bouche, un cri étouffé contre sa propre plante, et sa chatte a pulsé autour de moi si fort que j’ai dû me retenir pour ne pas tout lâcher dedans. Ses hanches ont battu contre moi, courtes, puis elle s’est figée, les yeux encore ouverts.


Je me suis retiré. Ma bite luisait, dure, au bord. Dao a sorti le pied de sa bouche, a respiré, et a tendu les deux plantes vers moi, côte à côte, les orteils écartés, encore mouillés de salive. Elle n’a rien dit. Je me suis branlé en la regardant, en regardant ces pieds qu’elle m’offrait comme une surface, et j’ai joui sur ses semelles, des jets épais qui ont recouvert les voûtes, les talons, le dessous des orteils. Elle a regardé le sperme s’étaler. La blancheur tenait aux plis, brillante, et elle a écarté encore les orteils pour que ça coule entre. Puis, sans se presser, elle a levé les pieds et les a essuyés contre ma chemise, d’abord le droit, ensuite le gauche, le tissu blanc qui prenait les traces, les auréoles, l’odeur. Elle a frotté jusqu’à ce que ses plantes soient à peu près nettes et que ma poitrine porte tout.

« Voilà, a-t-elle dit. Tu peux refermer. »

Je me suis rhabillé mal, la chemise collée, et je suis passé devant. Dao est restée un moment sur la banquette, les pieds croisés, le chemisier déboutonné d’un cran. Son téléphone s’est allumé dans sa main. J’ai vu l’écran, une seconde, une séquence de ses propres pieds après un atterrissage, le même angle, reshootée, jamais mise en ligne, et elle a verrouillé avant que je puisse demander. La lumière de l’écran s’est éteinte contre son pouce. Elle s’est rassise à l’avant, a repris ses escarpins sans les remettre, et a posé les pieds sur le tapis.

« Chez toi, maintenant, ai-je dit. »

Elle a regardé le pare-brise. Une phrase a commencé, longue, sur le plafond bas des nuages d’automne au-dessus de la piste, sur cette lumière sale des aéroports qu’elle aime plus que les chambres, et puis elle a coupé net.

« Pas chez toi. Par là. »

Elle a indiqué l’ouest, au-delà des taxiways, la direction de la mer, sans donner d’adresse, sans expliquer pourquoi elle ne rentrait pas. J’ai senti le goût de son pied encore sur ma langue et le froid du sperme séché dans le coton. Elle s’est tournée vers la vitre, le téléphone entre les doigts, l’écran noir, et elle n’a rien ajouté sur la vidéo, ni sur le reste. J’ai mis le contact. Le moteur a pris, régulier, cette constance qu’elle connaît par cœur et dont elle se sert sans la nommer. La voiture a quitté le parc, a rejoint la bretelle, et Roissy s’est éloigné dans le rétroviseur, une constellation jaune derrière nous, pendant qu’elle gardait les yeux sur la route et les chaussures sur les genoux.