
Le brief de Saanvi
Histoire érotique patron secrétaireBureau10 min de lecture
Une histoire de Saanvi Rao
Nouvelle assistante du directeur de création, Saanvi reste après l'heure pour un brief. Derrière la porte, son patron sait déjà trop de choses sur elle.
Le siège de la maison, dans le huitième arrondissement, s’était vidé avec la pluie d’automne, et il ne restait plus que le halo des appliques dans mon bureau. Saanvi Rao avait vingt-cinq ans, c’était sa première semaine comme assistante du directeur de création, et je l’avais retenue après dix-neuf heures pour le brief de la campagne Héritage. Elle tenait le dossier contre elle comme on tient une arme trop neuve, debout près de la table basse, encore habillée de cette chemise de soie sombre et de cette jupe étroite qui n’avaient rien d’une tenue de secrétariat. La soie prenait la lumière basse, un reflet tiède sur la collarbone, et je voyais le battement discret à sa gorge, trop régulier pour quelqu’un qui n’aurait eu que du papier à défendre. Derrière la porte vitrée, le couloir était noir. J’ai tourné la clé sans lever la voix, et le cliquetis a fait un bruit trop net dans le silence.
Elle n’a pas bougé.
« Vous pouvez encore partir, ai-je dit. Personne ne vous a vue rester. »
Elle a posé le dossier sur le bois, très lentement, et ses doigts sont restés un instant à plat dessus. Elle m’a regardé comme on lit une pièce, pour savoir qui joue pour qui, et j’ai senti que cette lecture allait plus loin que le brief. J’avais déjà vu trop de choses d’elle, des images qu’elle avait mises en ligne bien avant que cette maison lui offre un badge, et je n’avais pas l’intention de lui dire comment ces images étaient arrivées jusqu’à moi. Dans cette pièce trop chaude, son silence pesait autant que le contrat, et je me suis demandé combien de temps elle tiendrait encore cette pose d’assistante modèle.
« Si je pars, le brief n’est pas fait. Et vous m’avez choisie pour ça, non ? »
Je n’ai pas répondu à la question qu’elle posait vraiment. L’écart d’âge était là, entre nous, mes trente-neuf ans contre sa façon de ne rien céder, et le contrat de la campagne pesait sur la table plus lourdement que n’importe quelle règle interne. Elle voulait cette place. Je le savais. Elle voulait aussi autre chose, et c’était cela que je n’avais pas encore nommé.
Je me suis approché du bureau sans m’asseoir, assez près pour que le parfum de sa peau monte dans l’air trop chauffé, et j’ai commencé une phrase que je n’ai pas eu le temps de finir. Saanvi s’était déjà mise à genoux. Elle l’avait fait d’un seul mouvement, sans demander, sans attendre que je formule ce que je voulait, et dans ses yeux j’ai lu qu’elle était venue pour ça autant que pour le papier glacé du dossier. Ses paumes se sont posées sur mes cuisses, fermes, et elle a relevé le menton avec cette insolence légère qui osait une réponse. Je l’ai regardée de haut, le collier de lumière des appliques dans ses cheveux, et j’ai vu qu’elle savait déjà comment me faire taire.
« Deux millions de vues sur la dernière série, a-t-elle dit, et vous m’avez mise à classer des moodboards. Vous comptez vraiment me dicter un brief comme ça ? »
J’ai déboutonné mon pantalon. Elle a tiré la braguette d’elle-même, sans hésiter, et sa bouche s’est ouverte avant même que je sois tout à fait libre. Ma bite a glissé contre sa lèvre inférieure, chaude, déjà dure, et elle a passé la langue le long du dessous avec une lenteur qui n’avait rien d’une débutante. Je l’ai sentie prendre le gland, puis descendre, et la chaleur mouillée de sa bouche m’a arraché un souffle que j’ai retenu trop tard. Elle a sucé plus fort, les joues creusées, et un filet de salive a brillé au coin de ses lèvres quand elle est remontée. Je voyais ses cils, le rouge un peu trop vif de sa bouche, la façon dont elle s’appliquait comme à un travail qu’on lui aurait enfin donné.
Je n’ai pas parlé. Je l’ai regardée faire, à genoux sur le tapis du directeur de création, la soie de sa chemise tendue sur sa poitrine, et j’ai compris qu’elle savait exactement ce qu’elle offrait. Ses mains ont entouré ce qu’elle n’avait pas encore pris, et elle a recommencé, plus profond, jusqu’à ce que le bout de ma bite touche le fond de sa gorge. Elle n’a pas reculé. Un petit son étouffé est monté d’elle, et ce son m’a durci davantage.
Le téléphone du bureau a sonné. Je l’ai pris sans la faire reculer, et ma main s’est fermée dans ses cheveux pour la garder exactement où elle était. Saanvi a ralenti, mais elle n’a pas arrêté. Sa bouche est restée pleine de moi pendant que la voix de Claire, à l’image, demandait si le brief Héritage partirait avant mercredi. Sous ma paume, j’ai senti le mouvement de sa tête, cette obéissance précise, et j’ai dû m’appuyer un instant au bord du bureau pour ne pas laisser paraître ce qu’elle me faisait.
« Il partira, ai-je dit. Les volumes sont tenus. »
Claire a parlé du studio, des retouches, d’un mannequin qui posait problème, et moi je regardais Saanvi sucer ma bite en silence, les yeux levés vers moi, parfaitement consciente de ce qu’elle faisait pendant qu’une autre femme croyait parler d’un planning. J’ai guidé sa tête, lentement d’abord, puis plus fermement, et elle a pris le rythme que je lui donnais sans se plaindre. Sa salive humectait déjà le bas de mon ventre. Quand Claire a demandé si j’étais seul, j’ai répondu que oui, et Saanvi a enfoncé ma queue plus loin, comme une réponse qu’elle seule entendait.
J’ai raccroché. Ma main était toujours dans ses cheveux, et je l’ai gardée ainsi un moment, à la baiser par la bouche, jusqu’à sentir sa gorge se contracter autour de moi. Elle a posé une main sur ma hanche pour me retenir, pas pour me repousser, et ses ongles ont un peu entamé le tissu. Je l’ai relâchée assez pour qu’elle respire, un fil brillant encore tendu entre sa lèvre et moi, et elle a essuyé le coin de sa bouche du dos de la main sans quitter mes yeux.
« Vous allez me laisser finir le brief à genoux, ou vous avez autre chose à me faire signer ? »
Je l’ai relevée par le bras et je l’ai tournée vers le bureau. Le dossier Héritage a glissé d’un côté, les crayons de l’autre, et Saanvi s’est penchée d’elle-même, les paumes à plat sur le bois, la jupe déjà remontée sur ses hanches. Je n’ai pas tout enlevé. J’ai seulement écarté le tissu de la culotte, assez pour sentir qu’elle était déjà mouillée, chaude, ouverte, et j’ai glissé deux doigts le long de sa fente avant de les enfoncer. Elle a poussé un souffle contre le plateau. Ses hanches ont cherché ma main, et quand j’ai trouvé ce point à l’intérieur qui la faisait trembler, elle a dit mon prénom pour la première fois, bas, comme on confie une faute.
« Marc. »
Je lui ai pris la taille et j’ai mis ma bite contre elle, le gland glissant dans cette chaleur qu’elle ne cherchait plus à cacher. Je suis entré d’un seul coup, jusqu’au bout, et son corps a cédé autour de moi avec une lenteur serrée qui m’a arraché un grognement. Elle n’était pas déshabillée. La chemise de soie restait boutonnée trop haut, la jupe froissée au-dessus de son cul, et cette indecence-là, ce bureau encore allumé, m’ont fait la baiser plus fort dès la deuxième poussée. Le bois a cogné contre le mur. Elle a refermé les doigts sur le bord du plateau, et sa chatte m’a pris tout entier à chaque fois que je revenais. Je la sentais se resserrer, puis s’ouvrir, et j’entendais sa respiration se casser contre le bois à chaque fois que je la remplissais.
« Plus fort, a-t-elle dit. Si vous voulez que je me taise, il va falloir mieux que ça. »
J’ai mieux que ça. Je l’ai prise à pleines mains, les doigts enfoncés dans la chair de ses hanches, et je l’ai bourrée sans chercher à être tendre, parce que ce n’était pas de la tendresse qu’elle était venue chercher derrière une porte verrouillée. Elle était trempée. À chaque coup, un petit bruit mouillait entre nous, obscène dans le calme de l’étage, et elle a commencé à pousser en arrière pour m’avoir plus profond.
Je me suis penché sur son dos, une main glissée sous la soie pour lui prendre un sein, le mamelon déjà dur entre mes doigts, et j’ai continué de la baiser en lui parlant tout contre l’oreille. Je lui ai dit qu’elle était à moi ce soir, que le service n’en saurait rien, que le couloir pouvait ruminer toutes les portes fermées qu’il voulait. Elle a répondu par un gémissement trop ouvert, puis par un mot hindi, aaja, murmuré comme on tire quelqu’un contre soi, et ses hanches ont exigé que je reste au fond. Je suis resté. Je l’ai labourée là, court, dur, et j’ai senti sa chatte se resserrer par vagues autour de ma queue. Sous la soie, sa peau était brûlante, et je lui ai pincé le sein assez pour qu’elle pousse encore un son qu’elle n’avait plus la force de retenir.
Elle a joui la première. Son front s’est posé sur le bois, un cri étouffé contre le dossier qu’elle était censée annoter, et tout son corps a tremblé sous moi pendant que je la traversais encore. Je ne me suis pas arrêté. Je l’ai baisée à travers ce tremblement, plus lentement ensuite, assez pour sentir chaque spasme, et sa culotte restée de travers a frotté contre moi à chaque va-et-vient. Quand elle a repris sa respiration, elle a tourné le visage, la joue contre le plateau, et ses yeux étaient brillants, sans honte.
« Vous n’avez pas fini, a-t-elle dit. Je le sens. »
Je l’ai sentie aussi. J’étais trop près, trop dur, et le bureau n’allait plus suffire à me retenir. Je me suis retiré d’elle d’un coup, la verge luisante de ce qu’elle m’avait donné, et je l’ai fait se retourner. Elle a compris avant que je parle. Elle s’est rassise au bord du bois, puis elle est redescendue à genoux, la jupe encore relevée, et elle a ouvert la bouche.
Je lui ai mis ma bite sur la langue et j’ai repris ses cheveux. Elle a sucé ce qui restait de moi en elle, le goût d’elle mêlé au mien, et cette pensée m’a fait tout lâcher. J’ai joui au fond de sa bouche, par secousses longues, et elle a tout pris. Elle n’a pas reculé. Un peu de sperme a débordé au coin de ses lèvres, et elle a avalé, une fois, puis encore, la gorge travaillant sous ma paume. J’ai resté là, le souffle court, à la regarder finir ce qu’elle avait commencé avant même que je le demande. Ses yeux étaient encore levés, humides, et elle a refermé les lèvres autour de moi jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à prendre.
Quand je me suis retiré, elle a passé le pouce au bord de sa bouche et l’a liché, un geste net, presque professionnel, comme si elle refermait un travail. Je l’ai aidée à se relever. Sa jupe est retombée. La chemise était froissée, un bouton trop ouvert, et sur sa peau le bureau avait laissé une marque rosée que personne d’autre ne verrait. Elle a repris sa respiration contre moi un instant, le front à mon épaule, et je n’ai rien dit de ce que j’avais vu d’elle avant ce soir, ni comment je l’avais choisie. Ce secret restait le mien.
Elle a ramassé le dossier. Les pages étaient un peu en désordre, et elle les a lissées d’une main encore un peu tremblante, puis elle a relevé les yeux.
« Demain, le service n’a rien à savoir, a-t-elle dit. Je suis ici pour Héritage. Pas pour autre chose. »
« Vous serez irréprochable, ai-je répondu. C’est la consigne. »
Je lui ai rendu le dossier proprement, comme on rend un travail, et j’ai rattaché mon pantalon avant d’ouvrir la porte. Le couloir sentait encore la pluie et le savon des bureaux, et nulle part le bruit d’un étage qui aurait dû tout entendre. Saanvi a passé une main dans ses cheveux, a reculé ses épaules, et pendant une seconde elle a été de nouveau l’assistante qu’on avait recrutée, pas la femme qui venait d’avaler son patron.
« Demain, tu prends Théo, ai-je dit. Il est sur les moodboards et les relances studio. Tu le managers comme si c’était toi la patronne. Tu valides, tu coupes, tu ne me copies que si le calendrier Héritage glisse. »
Elle a cligné des yeux. Le nom de l’assistant est resté entre nous, trop ordinaire après ce que le bois du bureau savait encore.
« Théo, a-t-elle répété. Comme si de rien n’était. »
« Comme si de rien n’était. »
Elle a hoché la tête, trop vite, et j’ai vu la règle qu’elle s’était fixée se casser pour de bon, quelque part derrière ce calme. Elle voulait la place et elle voulait ce sexe, et elle ne voulait pas que le service apprenne qu’elle s’était mise à genoux le premier soir. Moi seul savais. Moi seul déciderais ce que j’en ferais.
Elle est sortie avec le dossier sous le bras et le goût de moi encore dans la bouche. Derrière elle, la porte s’est refermée sans bruit, et le siège a repris sa fiction d’ordre. Demain matin, Saanvi devrait tenir Théo comme une cheffe, lui donner des horaires, lui reprendre un fichier, lui parler d’Héritage d’une voix nette, alors qu’elle venait de se faire baiser par le vrai patron, et que rien, dans les couloirs, ne devait jamais le dire.