
Saanvi à l'afterwork
Histoire érotique afterwork collèguesBureau11 min de lecture
Une histoire de Saanvi Rao
L'équipe trinque à la campagne dans un bar près du bureau. Saanvi n'a plus envie de rentrer propre.
Le bar à vin collait au trottoir mouillé du neuvième, vitres embuées, bouteilles rangées au-dessus du zinc, et l’équipe de la campagne Héritage occupait déjà la grande table du fond quand j’ai poussé la porte. L’air intérieur sentait le liège chaud et le pain grillé, un souffle gras qui collait aux manches dès le seuil. Saanvi Rao était assise face à la salle, un verre de blanc à peine entamé entre les doigts, et elle n’avait pas l’air d’une femme qui comptait rentrer propre. Sa chemise noire était ouverte d’un bouton de trop, le col un peu relâché sur la gorge, et la lumière basse faisait briller l’anneau fin à son oreille chaque fois qu’elle tournait la tête. Adrien riait trop fort à ma gauche, le souvenir d’un ascenseur encore coincé entre nous trois comme une chose dont on ne parlerait pas. Vendredi soir à Paris, automne collé aux manteaux, le siège à deux rues, et la consigne de rester irréprochable fondait déjà dans le bruit des verres.
On trinquait aux visuels, aux chiffres, à ce que le siège voulait d’irréprochable, et je restais un cran en retrait, l’assistant contenu qu’on envoie chercher les plans. Saanvi lançait les volumes sans s’excuser, le menton un peu levé, et son genou a trouvé le mien sous le bois sans que personne y prête attention. La pression était nette, volontaire, maintenue assez longtemps pour que je comprenne qu’elle n’était pas un accident de table trop étroite. Elle buvait peu, je le voyais à la ligne du chablis qui ne descendait pas, et ce calme-là m’a fait plus chaud que tout le vin de la table. Je regardais sa bouche quand elle parlait aux autres, le rouge un peu trop vif pour un afterwork, la façon dont elle posait le verre sans le vider, comme si elle gardait les mains libres. Autour de nous les collègues parlaient trop fort, Adrien tapait du plat de la main, et j’ai compris qu’elle n’avait plus de bureau, plus d’excuse, plus rien qu’un afterwork d’équipe et l’envie d’être prise pendant que les autres riraient de l’autre côté d’une porte.
« Tu restes longtemps ? » a-t-elle demandé, assez bas pour que ça ne soit qu’à moi, assez net pour que ça ne soit pas une question. Sa voix avait ce grain bas qu’elle n’utilisait jamais en réunion, celui qui raccourcit les phrases. J’ai hoché la tête, la gorge déjà sèche, et elle a souri de ce sourire qui ose et qui attend qu’on réponde. Sous la table son genou a insisté, plus haut, et j’ai senti le tissu de sa jupe contre mon pantalon. Lundi la campagne reprendrait, le siège n’oublierait rien, et ce soir elle voulait que ça se sache autrement que par un bruit de couloir.
Elle a laissé son manteau sur le dossier, s’est levée sans prévenir, et sa main a frôlé mon épaule comme on cueille quelqu’un en pleine phrase. Les doigts sont restés une seconde de trop, assez pour que je me lève à mon tour sans chercher d’excuse. Je l’ai suivie entre les tables, le cœur trop grand pour la pièce, en sentant Adrien qui nous regardait partir sans oser poser la question. Le couloir des toilettes sentait le savon froid et le vin renversé, une ampoule jaune, un carrelage usé, et Saanvi a poussé la porte des dames d’un geste qui n’attendait pas mon accord. Elle m’a tiré à l’intérieur, a tourné le verrou, puis elle s’est adossée au lavabo et m’a regardé comme on regarde un travail qu’on a décidé de finir sale.
« Plus sale qu’au bureau », a-t-elle dit, la voix posée, les yeux trop clairs. « Ici. Maintenant. Aaja. » Le mot l’a rapprochée de moi plus vite que ses mains, et j’ai compris qu’elle ne jouait plus à cacher ce qu’elle voulait. Je l’ai embrassée trop fort, sa bouche déjà ouverte, le goût du chablis et du rouge à lèvres, et elle a gémi contre mes dents en me prenant par la ceinture. Sa langue était chaude, insistante, et ses dents ont accroché ma lèvre inférieure assez pour que je sente le sel. Ses doigts ont ouvert mon pantalon sans tendresse, ont sorti ma bite déjà dure, et elle s’est mise à genoux sur le carreau froid comme si le bar entier pouvait entendre et que ça l’arrangeait.
Elle a passé la langue sur toute la longueur, lente, précise, puis elle m’a pris au fond de la gorge d’un seul coup, les lèvres serrées, les yeux levés vers moi. La chaleur de sa bouche m’a coupé le souffle, trop soudaine, trop complète. J’ai agrippé le rebord du lavabo, les genoux mous, en la regardant me sucer avec cette application impudique qui n’avait plus rien d’une pause cigarette. Sa salive coulait le long de ma verge, brillante sous la lumière jaune, et elle a râlé du nez quand je lui ai pris les cheveux pour aller plus loin. Les mèches noires glissaient entre mes doigts, lourdes, et je sentais le mouvement de sa gorge chaque fois qu’elle avalait. Elle a ouvert plus grand, a laissé ma bite frapper le fond de sa gorge, et ses yeux se sont embués sans qu’elle recule d’un centimètre. J’entendais la salle de l’autre côté, les rires, un plateau qui tinte, et ça me rendait encore plus dur de la savoir à genoux pendant que l’équipe trinquait à notre campagne.
« Regarde-moi », a-t-elle murmuré en se retirant juste assez pour parler, un fil de salive encore tendu entre sa lèvre et moi. Sa voix était rauque, presque amusée, et sa main refermait encore ma verge, lente, comme pour ne pas me laisser reprendre. Je l’ai regardée, et elle a repris ma bite dans sa bouche comme on reprend un argument, jusqu’à ce que je sente mes hanches partir toutes seules. Elle a laissé faire, les mains sur mes cuisses, et j’ai baisé sa bouche par petits coups profonds, le bruit obscène et mou, jusqu’à ce qu’elle s’arrache en toussant un rire trop chaud. Un fil brillant reliait encore sa lèvre inférieure à moi, et elle l’a essuyé du pouce sans quitter mes yeux.
Elle s’est relevée d’un mouvement trop sûr, a relevé sa jupe jusqu’à la taille, et je n’ai vu ni culotte ni patience, seulement sa chatte déjà brillante, offerte contre le rebord froid du lavabo. La peau de ses hanches était chaude sous mes paumes, plus chaude que la pièce, et je l’ai sentie trembler une fois, très peu, avant de se maîtriser. Elle s’est penchée en avant, les paumes à plat de chaque côté du robinet, le visage dans le miroir, et elle m’a cherché par-dessus son épaule avec cette exigence qui ne demandait plus la permission. J’ai approché, j’ai glissé le gland contre elle, et elle était si mouillée que je suis entré d’un seul trait, jusqu’à la base, le ventre collé à ses fesses.
Elle a lâché un son trop fort, un vrai cri coupé, et j’ai posé une main sur sa bouche par réflexe avant de la retirer parce qu’elle secouait la tête. Elle voulait qu’on l’entende, ou du moins qu’on puisse l’entendre, et cette pensée m’a fait la prendre plus fort, par-derrière, le choc de mes hanches contre les siennes. Le lavabo a grincé, son reflet s’est cassé dans la glace à chaque coup, et je la regardais se mordre la lèvre en ouvrant davantage les cuisses pour que j’aille plus loin. Ma bite ressortait luisante, rentrait d’un coup, et sa chatte me serrait par vagues, déjà trop proche, déjà trop honnête. Chaque va-et-vient faisait claquer nos peaux, un bruit mou et rythmé que le carrelage renvoyait trop bien.
« Plus fort », a-t-elle dit contre le miroir, la bun e embuée. « Théo, plus sale. » Mon prénom dans sa bouche m’a traversé plus vite que le reste, et j’ai obéi, les doigts creusés dans ses hanches, en la baisant comme on ne baise pas une lead dans un afterwork d’équipe. Elle a tendu le dos, a poussé contre moi pour recevoir chaque va-et-vient jusqu’au fond, et le bruit de nos peaux a rempli la petite pièce mieux que n’importe quelle conversation de table. Je lui ai écarté une fesse pour la voir m’avaler, pour voir ma verge disparaître en elle, et elle a juré tout bas, un mélange d’anglais et de souffle, avant de rire parce que le verrou n’était plus aussi sûr qu’on le croyait.
La porte s’est ouverte d’un coup, trop vite, et un collègue du pôle média, la trentaine bien sonnée, le verre encore à la main, est resté planté sur le seuil avec la bouche ouverte. L’air du couloir est entré avec lui, plus froid, chargé de rires lointains. Je me suis arrêté une demi-seconde, encore enfoncé en elle jusqu’à la garde, et Saanvi n’a pas bougé autrement que pour me chercher du regard dans le miroir. Elle a vu l’homme, elle a vu que je la voyais le voir, et elle a poussé ses hanches en arrière pour que je recommence, lente, délibérée, pendant que la porte restait grande ouverte sur le couloir.
Je l’ai reprise. J’ai choisi de continuer parce qu’elle choisissait de continuer, et sa chatte s’est resserrée autour de moi comme une réponse. Le collègue n’est pas entré, n’est pas parti tout de suite non plus ; il a regardé, malgré lui, la jupe relevée, mes mains sur elle, ma bite qui entrait et sortait, brillante, obscène. Saanvi l’a fixé par-dessus son épaule, les joues chaudes, les yeux trop calmes, et elle a parlé assez fort pour que ça ne soit plus un secret de lavabo.
« Ferme ou reste », a-t-elle dit, la voix nette, presque gaie. « Mais ne fais pas semblant. » Il a reculé d’un pas, la main encore sur la poignée, et il n’a pas fermé tout à fait. J’ai senti la honte me monter avec le plaisir, un mélange sale et exact, et je l’ai baisée plus profondément pour qu’il voie, pour qu’elle sente qu’on voyait. Elle a gémi pour de bon, la tête rejetée, et ses doigts ont glissé entre elle et le lavabo pour se frotter le clitoris pendant que je la prenais. Le collègue a fini par tirer la porte, trop lentement, et le battant n’a pas claqué : il est resté entrouvert sur le bruit de la salle, sur la possibilité qu’un autre vienne.
Je n’ai plus ralenti. Saanvi s’appuyait au lavabo, les jambes ouvertes, et elle se caressait avec cette précision égoïste qui m’a fait tout perdre. Ses doigts brillaient, rapides, et je sentais le mouvement contre ma verge à chaque fois que j’enfonçais. Je la sentais jouir autour de ma bite par petites vagues d’abord, puis d’un coup plus large, un spasme qui l’a fait crier contre le miroir, la bouche ouverte, les yeux humides. Elle a continué à se toucher pendant que je la martelais, trop mouillée, trop bruyante, et j’ai compris que ce n’était plus le bureau, plus l’ascenseur, plus une faute qu’on range : c’était elle, enfin, qui réclamait à voix haute ce que la semaine n’avait fait qu’entrouvrir.
« En moi », a-t-elle soufflé, en me regardant dans la glace, en me tenant par le poignet pour que je ne sorte pas. « Tout. » Je n’ai pas duré. Le plaisir m’a pris bas dans le ventre, violent, et j’ai joui au fond d’elle par saccades trop longues, en la plaquant contre le rebord, en sentant mon sperme la remplir pendant qu’elle se serrait encore. Elle a reçu ça avec un grognement bas, presque satisfait, et ses doigts ont ralenti sur son clitoris sans s’arrêter tout de suite, comme si elle voulait garder le surplus. Je suis resté en elle, haletant contre son dos, le front à sa nuque, et j’ai senti le chaud couler un peu le long de sa cuisse quand j’ai bougé.
Elle a ri, un rire trop proche de l’épuisement, et elle s’est redressée sans me chasser tout de suite. Dans le miroir nos visages n’étaient plus présentables, sa bouche rouge, mes yeux trop ouverts, et le filet blanc qui brillait entre ses cuisses n’avait rien d’une rumeur qu’on peut démentir. J’ai sorti ma bite lentement, luisante, et elle a passé deux doigts entre ses lèvres pour rattraper ce qui fuyait, puis elle les a regardés, puis moi, sans honte.
Elle s’est rhabillée sans se presser, a rabattu la jupe, a lissé le tissu d’une paume qui ne corrigeait rien. Le lavabo était taché, le sol aussi un peu, et elle s’est lavé les mains comme on quitte une réunion, le rouge à lèvres trop loin de sa bouche. Je me suis recouvert, les doigts maladroits, le cœur encore trop grand, et elle m’a touché le poignet avant d’ouvrir la porte pour de bon.
« Tu reviens à table », a-t-elle dit, ce n’était pas une demande. « Moi aussi. » Nous avons reparcouru le couloir, l’odeur du savon encore sur nous, et la salle nous est revenue trop forte, trop claire, Adrien déjà tourné vers la porte des toilettes avec une question qu’il n’a pas posée. Le collègue du pôle média était revenu s’asseoir, trop droit, le verre trop vide, et son regard a glissé sur Saanvi puis sur moi puis ailleurs, trop vite pour être innocent.
Elle a repris sa place, le visage pas remis, la bouche encore foncée, une mèche collée à la tempe, et elle a soulevé son chablis comme si de rien n’était. Personne n’a parlé tout de suite. Le silence a duré assez longtemps pour que je comprenne le coût : le service pouvait tout savoir avant lundi, et elle ne démentait pas. Adrien a fini par rire trop fort d’autre chose, quelqu’un a commandé une dernière bouteille, et Saanvi a croisé les jambes sous la table en me frôlant encore, délibérément, pendant que le sperme séchait sans doute encore un peu sur sa peau.
Je l’ai regardée trinquer à la campagne Héritage, irréprochable sur le papier, et j’ai compris que la professionnelle séparée du sexe au bureau n’existait plus. Autour de la table les regards allaient et venaient, trop polis, trop informés, et elle a laissé faire, le menton levé, sans offrir une version propre de ce qu’on venait de voir. Lundi la campagne reprendrait au siège, les visuels, les consignes, les bruits de couloir d’une porte fermée à l’autre, et plus personne n’aurait oublié ce que l’afterwork avait rendu public.