
Natalia à la table de l'alpha
Érotique meute lycanFantastique11 min de lecture
Une histoire de Natalia Volkov
Natalia Volkov est conduite au manoir de bois où se tient la meute. L'alpha a senti sur elle la marque inachevée d'un autre. Il va décider si elle reste, et à quel titre.
Les deux hommes l’ont conduite à travers la cour battue par le vent d’automne. Ils l’ont fait entrer, sans brutalité, dans la salle haute du manoir de bois. J’attendais au bout de la longue table de chêne, là où la meute tranche depuis des générations, et l’odeur m’a frappé avant que je distingue ses traits. Natalia Volkov avançait avec cette grâce que le corps n’oublie pas, le port droit, les mains ouvertes le long des cuisses, et elle s’est arrêtée à trois pas de moi. Elle avait vingt et un ans. Sur sa peau, sous le manteau mouillé, tenait encore l’odeur de Marek, une marque commencée et jamais close, et toute la salle le savait.
Marek se tenait près du chambranle, silencieux, les yeux baissés. Les autres occupaient les bancs, attentifs à ce que j’allais exiger. J’avais trente-trois ans et je reconnaissais une dette avant même qu’on la nomme.
« Approche », ai-je dit.
Elle a fait le pas. Je lui ai pris le poignet, j’ai relevé le tissu près de la gorge, et j’ai incliné la tête vers la trace pâle que les dents de Marek n’avaient pas achevée. L’odeur était la sienne, chaude, humaine, mêlée à celle d’un frère qui n’avait pas le droit de finir ce qu’il avait ouvert.
« Tu sais ce que ça signifie. »
Natalia a relevé le visage vers moi.
« Que tu vas parler longtemps », a-t-elle répondu.
La phrase était sèche, et quelque chose dans la salle a bougé. J’ai regardé Marek. Il n’a pas levé les yeux.
« La loi est simple. Seul l’alpha achève une marque commencée sur une femme qui n’a pas tourné. Marek t’a amenée ici avec ça sur la peau. S’il a outrepassé, la meute le paie. »
Elle a respiré une fois, très calme, et sa décision est arrivée avant que je lui pose la question.
« Je reste, a-t-elle dit d’une voix nette, et ce n’est pas pour toi, c’est pour qu’on ne touche pas à Marek. »
J’ai relâché son poignet. J’ai balayé la salle du regard et j’ai senti les épaules se tendre sur les bancs.
« Sortez. Tous. »
Les bancs se sont vidés. Marek a hésité une seconde sur le seuil et je n’ai pas eu besoin de répéter. La porte de chêne s’est refermée sur le soir, et il n’est resté que le feu, la table, et cette femme qui n’avait pas choisi mon nom en premier.
Quand le silence a eu le poids du bois, je l’ai fait monter sur la table. Natalia s’y est assise d’elle-même, les talons accrochés au bord, et elle m’a regardé défaire le premier bouton de son manteau. Je l’ai déshabillée sans me presser, pièce après pièce, jusqu’à ce que le manteau, la robe et le linge mouillé fassent un tas sombre sur les lattes. Elle n’a pas caché sa poitrine. Ses seins étaient hauts, les tétons déjà durs à cause du froid de la salle, et plus bas le triangle sombre de sa chatte brillait d’une humidité qui n’était pas seulement la pluie.
J’ai écarté ses genoux. L’odeur de Marek tenait encore à l’intérieur des cuisses, au pli du bas-ventre, dans le creux où une bouche avait déjà passé. Je me suis penché et j’ai commencé à lécher. Ma langue a suivi la trace, lente, de l’intérieur du genou jusqu’aux lèvres ouvertes, et je l’ai nettoyée avec un soin qui n’avait rien d’un pardon. Elle a posé une main dans mes cheveux avant même d’ouvrir la bouche.
« Continue », a-t-elle dit.
J’ai écarté ses lèvres avec les pouces et j’ai plongé la langue entre elles, large, insistante, jusqu’à sentir le sel d’elle recouvrir enfin celui de l’autre. Natalia a serré mes cheveux et ses hanches ont cherché ma bouche. Je lui ai tenu les cuisses ouvertes contre le bois, assez fort pour qu’elle comprenne qu’elle ne refermerait rien tant que je n’aurais pas fini. Sa chatte était déjà gonflée, chaude, et chaque passage de langue la faisait tressaillir d’un bout à l’autre du ventre. J’ai sucé le point dur entre ses lèvres, lentement, et j’ai entendu le premier son vrai qu’elle me donnait, un gémissement bas qui n’appartenait plus à la salle.
Je l’ai léchée jusqu’à ce que l’odeur de Marek cède. Il n’est resté que la sienne, plus vive, plus mouillée, et la mienne qui commençait à la marquer. Elle a tiré sur mes cheveux pour me faire lever le visage, et ses yeux brillaient d’une colère qui n’empêchait pas ses cuisses de trembler.
« Tes dents sont plus patientes », a-t-elle lâché.
J’ai souri contre sa peau et j’ai repris sa chatte dans ma bouche.
Je l’ai allongée sur le dos, les fesses au bord de la table, et je me suis mis à genoux entre ses jambes pour la prendre vraiment. Ma langue est entrée en elle, profonde, puis est revenue au clito que je pressais, que je sucais, que je relâchais seulement pour entendre sa respiration se casser. Natalia a posé un talon sur mon épaule. L’autre jambe est restée ouverte, offerte, et ses doigts ont quitté mes cheveux pour s’agripper au rebord du chêne.
Elle était trempée. Le goût d’elle m’emplissait la bouche, épais, et je l’ai bue sans me presser, parce que j’avais toute la nuit et qu’elle n’avait plus la porte derrière elle. Quand j’ai glissé deux doigts dans sa chatte, elle s’est resserrée tout de suite, chaude, et j’ai cherché en elle ce point qui la faisait cambrer. Je l’ai frotté en rythme avec ma langue. Ses seins se soulevaient par saccades. Les tétons pointaient vers les solives, et j’aurais voulu les avoir entre les dents en même temps que le reste, mais je suis resté à genoux, occupé à la faire fondre sur ma bouche.
« Stefan », a-t-elle dit, et c’était la première fois que mon nom lui servait à quelque chose d’autre qu’à me tenir à distance.
J’ai sucé plus fort. Ses hanches ont gité contre ma face, irrégulières, et sa chatte a pulsé autour de mes doigts par vagues serrées. Elle a joui dans ma bouche avec un cri qu’elle n’a pas retenu, le ventre dur, les cuisses refermées un instant contre mes oreilles, et j’ai continué à la lécher pendant qu’elle se vidait, plus doucement, jusqu’à ce que ses mains quittent le bois pour me repousser à peine, sans force. Je me suis relevé. Ma bite tendait le pantalon, lourde, et je l’ai sortie sans quitter Natalia des yeux. Elle a regardé, elle a avalé, et elle n’a pas reculé.
Je l’ai tirée un peu plus vers moi, les fesses juste au bord, et j’ai posé le gland contre l’entrée mouillée. Natalia a levé le bassin pour me prendre, décision du corps avant toute parole, et je suis entré en elle d’une poussée lente qui m’a fait fermer les yeux. Elle était étroite, brûlante, encore saccadée de ce qu’elle venait de lâcher, et je me suis enfoncé jusqu’à la garde sans lui donner le rythme qu’elle cherchait. Ma main a trouvé sa gorge. Je n’ai pas serré jusqu’au mal. J’ai seulement tenu, le pouce sous la mâchoire, assez pour que chaque respiration lui passe sous ma paume, et j’ai commencé à la baiser par longues coulées.
Elle a agrippé mon poignet. Elle ne l’a pas écarté. Ses ongles se sont plantés dans ma peau et ses jambes se sont refermées autour de mes hanches, et je l’ai prise plus profondément, plus lentement, le chêne grinçant sous nous à chaque fois que je la remplissais. Sa chatte m’aspirait. Le bruit de nous deux, mouillé, régulier, a rempli la salle mieux que le feu. Je sentais le bord de moi frotter ce point en elle qui la faisait ouvrir la bouche sans son, et je m’y suis attardé, encore et encore, sans accélérer.
Natalia a tourné la tête. Une couleur lui est montée aux pommettes, et ses seins bougeaient au rythme que je lui imposais. J’ai penché le buste, j’ai pris un téton entre les lèvres, je l’ai mordu assez pour la faire crier, et ma main n’a pas quitté sa gorge. Elle était à moi sur cette table, ouverte, tenue, et son corps répondait avec une franchise que son regard refusait encore. Je l’ai baisée ainsi longtemps, jusqu’à ce que ses cuisses tremblent de nouveau et que sa chatte se resserre par à-coups autour de ma bite.
C’est là qu’elle a ouvert la bouche, et que le nom de Marek est sorti, bas, comme une habitude du sang.
J’ai arrêté mes hanches. Ma main a quitté sa gorge pour lui prendre le menton, et je l’ai obligée à ouvrir les yeux. Elle respirait fort. Ses pupilles étaient ouvertes, noires, et le nom de l’autre restait encore entre nous, chaud, mal placé.
« Moi. Tu regardes moi. »
Elle a cligné. Une seconde elle a voulu tourner la tête, et je n’ai pas cédé. Je suis resté en elle, profond, immobile, le gland pressé contre ce fond d’elle qui palpitait, et j’ai attendu qu’elle me voie vraiment.
« Stefan », a-t-elle dit enfin.
J’ai repris le mouvement, plus lent encore, et je l’ai contrainte à me garder dans les yeux pendant que je la remplissais. Sa chatte a lâché un spasme, puis un autre, et elle a commencé à jouir en me regardant, la bouche ouverte, un son rauque qui n’appartenait plus à personne d’autre. La base de ma bite a gonflé. La chair s’est épaissie d’un coup, large, insistante, et le nœud l’a verrouillée autour de moi, nous tenant collés, m’empêchant de me retirer. Natalia a poussé un cri plus aigu, surprise par l’étirement, et ses ongles m’ont labouré les épaules. Je me suis déversé en elle par saccades lourdes, le foutre chassé au fond pendant que le nœud la maintenait ouverte et pleine, et chaque pulsation me faisait voir blanc.
Je suis resté ainsi, enfoncé, accroché à elle, le front contre le sien. Le nœud n’allait pas céder tout de suite. Elle le sentait, je le sentais, cette impossibilité de se quitter qui n’avait rien d’une caresse. Ma main a glissé de son menton à sa nuque, et je l’ai tenue contre moi sans rien demander, sans reprendre sa gorge, sans lui parler de la loi. Natalia a respiré dans mon cou. Ses bras, qui taquinaient toujours, qui cherchaient toujours la réplique, se sont simplement fermés dans mon dos. Elle a cessé de chercher la phrase courte. Elle s’est laissée peser, chaude, pleine de moi, et c’est cette absence de combat qui m’a défait plus sûrement que sa chatte.
« Я тут », a-t-elle murmuré contre ma peau, assez bas pour que la salle n’existe plus.
Je l’ai gardée collée jusqu’à ce que le nœud se résorbe, minute après minute, le bois dur sous ses omoplates, ma bouche dans ses cheveux. Quand j’ai pu enfin me retirer, le foutre a suivi, lent, et a coulé sur le chêne entre ses cuisses. Je l’ai regardée ainsi, marquée de moi, et je n’ai pas reculé.
Je l’ai prise dans les bras et je l’ai portée hors de la salle, le long du couloir de planches qui sentait la résine et la fumée. Dans la chambre du fond, celle qui donne sur la pente, j’ai tiré les couvertures et je l’ai allongée. Natalia n’a pas demandé où on allait. Elle s’est tournée vers le mur, puis vers moi quand je me suis couché contre son dos, et j’ai passé un bras autour de sa taille sans forcer l’ouverture de ses jambes. Ma paume a trouvé son ventre, encore agité de petits soubresauts, et j’ai senti sous les doigts la chaleur de ce que je lui avais laissé.
Elle a pris ma main et l’a remontée jusqu’à ses seins, décision encore une fois antérieure à la phrase, et je les ai tenus, lourds, les tétons mous maintenant, le cœur d’elle battant contre mon poignet. Nous sommes restés ainsi pendant que la pluie reprenait contre les volets. Par moments sa chatte se serrait dans le vide, un réflexe, et elle poussait un souffle que j’absorbais entre ses omoplates. Je n’ai rien exigé. J’ai seulement posé ma bouche à la place où Marek avait commencé sa marque, et je n’ai pas mordu.
Plus tard, dans le noir, elle s’est retournée tout à fait et m’a cherché. J’étais encore dur. Elle m’a guidé en elle avec la main, plus étroite d’avoir déjà été prise, et je l’ai baisée sur le côté, un bras sous sa tête, l’autre main ouverte sur son bas-ventre pour sentir chaque fois que j’arrivais au fond. C’était plus calme. Elle a joui contre ma paume, silencieuse, le visage dans l’oreiller, et je l’ai suivie en retenant le nœud cette fois, parce que je voulais pouvoir la tenir après sans la figer. Quand je me suis retiré, je l’ai essuyée avec le drap, lentement, et elle a laissé faire.
« Tu es ma promise », ai-je dit contre son oreille. « Pas encore changée. »
Elle n’a pas plaisanté. Elle a seulement fermé les doigts sur mon avant-bras et elle a dormi ainsi, la bouche contre mon biceps, enfin lourde.
Avant l’aube j’ai envoyé l’ordre. Un homme est venu frapper à la porte, assez bas pour ne pas la réveiller, et je lui ai dit que Marek prenait la lisière, le poste d’hiver, loin de la table. J’ai entendu les pas s’éloigner dans l’escalier de bois. Natalia a bougé contre moi, les yeux encore fermés, et sa main a cherché ma poitrine comme on cherche une preuve.
Le sac qu’elle avait apporté de la ville était resté près de la porte, défait, un pan de manteau qui n’avait plus d’usage ici. Je l’ai regardé longtemps. Elle ne reprendrait pas la route comme elle l’avait prise, et cela tenait dans le simple fait que ses vêtements sentaient maintenant le feu du manoir et moi.
Quand elle a ouvert les yeux, le jour n’était pas levé. J’ai écarté le volet d’une main. Entre les sapins, la lune fendait encore les nuages, presque ronde, d’une blancheur sale qui faisait briller le gel sur les bardeaux. Natalia s’est soulevée sur un coude et elle a suivi mon regard. Je lui ai pris la nuque, j’ai posé les lèvres à l’endroit de la marque inachevée, et j’ai parlé sans élever la voix.
« La lune sera pleine dans trois jours. »
Elle n’a pas répondu. Elle est restée là, chaude contre mon flanc, les yeux sur la pente, et j’ai senti sous ma bouche le pouls qui n’avait pas encore choisi sa forme.