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Natalia Volkov

Natalia dans la chambre du chasseur

Roman chasseur loup-garouFantastique11 min de lecture

Une histoire de Natalia Volkov

Natalia Volkov descend au village pour décider si elle fuit. Un chasseur de loups-garous l'a suivie depuis la lune. Dans la chambre d'auberge, tuer ou prendre : ils choisissent ensemble.

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La première neige tenait sur les ardoises du village, une poudre maigre qui blanchissait la vallée des Carpates et rendait les chemins muets. L’auberge sentait la graisse figée et le bois humide. Personne n’était descendu dans la salle. Je me tenais dans le couloir de l’auberge, le fusil contre la cuisse, et j’écoutais Natalia Volkov monter les marches sans hâter le pas. Ses bottes posaient chaque marche avec une certitude de femme qui a compté le bois avant d’y poser le pied. J’ai vu d’abord la nuque, les cheveux sombres retenus bas, puis l’épaule qui portait déjà autre chose qu’un froid de voyage. Elle avait vingt et un ans, la clé de sa chambre serrée dans la paume, et j’en avais trente et un, assez pour reconnaître une femme qui descend au village afin de choisir. Elle n’avait pas l’air d’une fuite. Elle avait l’air d’une décision. J’entrai sur ses talons dès qu’elle poussa la porte, et je tournai la clé dans la serrure avant qu’elle se retournât. La chambre sentait le pin et le linge froid. Une bougie déjà allumée tremblait sur la table de bois. La flamme faisait bouger l’ombre de sa joue. Elle retira son manteau, le posa sur le dossier de la chaise, et me regarda sans reculer d’un pas.

« Reznik », dit-elle.

Mon nom dans sa bouche n’avait rien d’une surprise. Je laissai le fusil baissé, le canon vers les lattes, et je vis enfin la plaie. Sous le col de sa chemise, au creux de l’épaule, la morsure de Marek restait sombre, encore chaude de la lune qui l’avait menée jusqu’ici. Natalia n’expliqua rien. Elle déboutonna jusqu’à la blessure et posa sa propre paume dessus, comme pour me forcer à voir ce qu’on m’avait envoyé clore.

« Tu changes », dis-je. « Les yeux d’abord. Ensuite les dents. Ensuite tu ne redescendras plus. »

Elle n’a pas fui. Elle a écarté le canon du fusil du bout des doigts, avec une lenteur de danse, et sa grâce d’ancienne scène tenait encore dans les poignets. J’aurais dû relever l’arme. Je ne l’ai pas fait. Natalia s’est approchée jusqu’à ce que sa poitrine touche le drap de mon manteau, et elle a mis sa bouche sur la plaie, non pour la cacher, pour me la donner. Sa langue a suivi le croissant des crocs. J’ai senti sa haleine sur la peau meurtrie, et le serment que j’avais prêté à la guilde s’est mis à peser moins que sa lèvre.

« Alors », a-t-elle dit. « Tu tires, ou tu restes. »


Je l’ai poussée contre la porte et sa nuque a heurté le bois sans qu’elle se plaigne. Natalia a ouvert la bouche sur la mienne avant que je demande quoi que ce soit, et sa langue est entrée avec une décision qui n’appartenait plus à la peur. Elle avait le goût du froid dehors et d’une fièvre déjà installée. J’ai relevé sa jupe d’une main, trouvé la chaleur de sa culotte déjà mouillée, et j’ai glissé deux doigts le long de sa fente. Le tissu collait. Sous mes doigts elle était ouverte, prête, et elle a poussé un bruit bas, presque un rire, et elle a mordu le bord de ma lèvre en répondant par le bassin, pas par une phrase. Sa chatte s’est ouverte autour de mes doigts, chaude, glissante, et je l’ai travaillée jusqu’à ce que ses cuisses tremblent contre mes hanches. Elle a serré, relâché, serré encore, et sa respiration s’est cassée contre ma bouche.

« Natalia. »

« Oui », a-t-elle dit, sans baisser les yeux. « Là. »

Elle a déboutonné mon pantalon sans quitter mes yeux, a sorti ma bite déjà dure, et l’a serrée dans sa paume avec une franchise qui m’a fait grogner. Sa main était froide au départ, puis chaude, et elle a frotté le gland du pouce jusqu’à le sentir luire. Je l’ai soulevée d’un bras, le dos collé à la porte, et j’ai écarté l’étoffe pour la prendre. Le gland a glissé entre ses lèvres, puis je l’ai enfoncée d’un coup jusqu’à la garde. Natalia a lâché un souffle brûlant contre ma joue, et ses ongles ont croché mon épaule. Je l’ai baisée debout, fort, en regardant la morsure à chaque poussée, cette plaie que j’étais venu fermer et que sa bouche avait humectée pour moi. Sa chatte m’enserrait par saccades, mouillée jusqu’au bas-ventre, et le bruit de nos corps contre le bois remplissait la chambre étroite. À chaque coup je la sentais plus large, plus mouillée, et elle recevait sans reculer.

Elle a passé une jambe autour de ma hanche et a d’elle-même ouvert plus large, pour que je descende plus profond. Je sentais le fusil quelque part derrière moi, oublié contre le mur, et je sentais aussi que je trahissais chaque règle en restant en elle. Natalia a pris mon visage à deux mains et a collé son front au mien. Ses yeux n’étaient plus tout à fait les mêmes. Une lueur jaune y passait par instants, vite ravalée.

« Encore », a-t-elle dit.

J’ai obéi. Je l’ai niquée contre la porte jusqu’à ce que ses seins se soulèvent hors de la chemise ouverte, jusqu’à ce que sa plaie frotte mon col à chaque coup de reins. Elle était chaude comme une fièvre. Je lui ai pris un sein dans la bouche, j’ai mordu le téton, et elle a serré ma bite si fort que j’ai dû m’arrêter un souffle pour ne pas jouir trop tôt. Natalia a ri contre mes cheveux, un rire court, sans ornement, et elle a bougé seule, elle m’a pris, elle a décidé du rythme.


Je l’ai reculée de la porte sans la sortir de moi, et nous avons chancelé jusqu’au milieu de la pièce, collés, maladroits, la jupe relevée entre nous. Natalia a arraché ma chemise, a mis les dents à ma clavicule, et j’ai senti que sa mâchoire avait plus de force qu’une heure plus tôt. Ça m’a fait mal d’une douleur nette, voulue. J’ai attrapé ses fesses à pleines mains et je l’ai soulevée encore, et je l’ai rentrée d’un trait. Elle a gémi, la tête rejetée, la gorge offerte, et j’ai léché la salière de sa peau jusqu’à la morsure. Marek l’avait marquée. Je la baisais en regardant la marque, et quelque chose en moi se brisait avec un plaisir sale.

« Tu penses à lui », ai-je dit.

Natalia a refermé les cuisses sur mes flancs et a répondu d’abord avec le bas du ventre, en me prenant plus avant, en frottant sa chatte au ras de mes poils. Ensuite seulement elle a parlé, tout contre mon oreille, sans décorer.

« Je pense à toi dedans. »

Je l’ai portée jusqu’au lit et je l’ai couchée sur le dos, une main au poignet, l’autre sous son genou. Le matelas a craqué. Je l’ai tenue comme on tient une proie, les hanches clouées, et je suis entré d’un seul mouvement jusqu’au fond. Natalia a ouvert la bouche sans crier, les yeux agrandis, et sa chatte a pulsé autour de ma bite avec une régularité animale. Je l’ai prise lentement d’abord, pour sentir chaque repli, puis plus fort, le bassin claquant contre le sien. Ses seins bougeaient. La plaie brillait. J’ai craché dans ma paume, j’ai frotté son sexe au-dessus de l’endroit où je la pétais, et elle s’est arquée en lâchant un mot ukrainien bas, un mot pour nous deux seulement, qui a rétréci la chambre autour de nos bouches.

Je me suis penché, je lui ai mordu le sein, et j’ai senti ses crocs, tout petits encore, râper mon épaule. Natalia ne s’est pas excusée. Elle a enfoncé davantage, elle a cherché mon sang sans le percer, et sa chatte a coulé le long de mes couilles. J’étais perdu. Le fusil restait contre le mur. Je n’avais plus de camp, plus d’ordre, plus rien que ce corps qui changeait sous moi et qui me voulait quand même.


Elle m’a retourné d’une poussée qui n’était plus tout à fait humaine. J’ai atterri sur le dos, et Natalia s’est mise à califourchon, la jupe encore accrochée à la taille, la chemise ouverte sur la morsure. Elle a pris ma bite en main, l’a alignée, et s’est empilée dessus d’un coup de hanche qui m’a arraché un grognement. Sa chatte m’a avalé jusqu’à la racine. Elle a posé les paumes sur ma poitrine et elle a commencé à me chevaucher avec une précision de danseuse, le bassin souple, le rythme sale. Chaque descente m’enfonçait au fond d’elle. Chaque remontée laissait le gland luire, trempé. Je voyais le fil de son sexe relier nos ventres, et je voyais aussi la plaie se soulever à chaque effort.

« Natalia. »

Elle s’est penchée, m’a mordu la bouche, et le goût de fer a passé entre nos langues. Ses yeux avaient viré, franchement maintenant, un or trouble qui ne mentait plus. Les dents s’étaient allongées d’un cran. Sa force m’a cloué aux draps quand j’ai voulu la reprendre par la taille : elle a décidé, elle a niqué, elle a frotté son clitoris contre moi à chaque va-et-vient. Je lui ai tenu les seins, j’ai tordu les tétons, et elle a joui une première fois en silence, la chatte en spasmes autour de ma bite, la tête renversée, un filet de salive au coin des lèvres.

Elle n’a pas ralenti. Mouillée, encore ouverte, elle a repris le galop, plus rude, et ses ongles ont fendu le drap près de mon épaule. Je sentais le changement courir sous sa peau, une chaleur autre, une densité nouvelle dans les muscles de ses cuisses. Natalia s’est penchée jusqu’à coller la plaie de Marek contre ma bouche.

« Lèche. »

J’ai obéi. Ma langue a suivi le croissant des crocs d’un autre homme pendant qu’elle me baisait, et la trahison a eu le goût de sa sueur. J’ai sucé le bord de la blessure. Elle a râlé, elle a serré, et sa chatte m’a pompé avec une avidité qui n’était plus seulement la sienne. Je lui ai tenu les hanches malgré sa force, je l’ai ramenée contre moi, et je lui ai parlé dans le creux du cou, des phrases sans ordre, son prénom, le mien qu’elle a répété en le déformant un peu.


Le second orgasme l’a prise pendant qu’elle était encore sur moi, et celui-là n’a pas été silencieux. Natalia a crié contre ma bouche, un son grave, presque un grognement, et sa chatte a giclé le long de ma bite, chaude, abondante. Ses dents ont accroché ma lèvre inférieure assez pour la marquer, pas assez pour la déchirer. Je l’ai sentie grandir dans mes mains, les omoplates plus nettes, la mâchoire plus longue, la force des cuisses capable de me briser s’elle l’avait voulu. Elle ne l’a pas voulu. Elle a continué à me prendre, volontaire, lucide, et ses yeux d’or m’ont tenu pendant que le reste d’elle achevait de basculer.

Je n’ai pas cherché l’arme. J’ai enfoncé les doigts dans la chair de son cul, je l’ai ouverte, je l’ai baisée par en dessous pendant qu’elle changeait, et le plaisir a eu cette honte précise de celui qui reste. Natalia a posé son front contre le mien. Sa voix, quand elle est revenue, était plus rauque, encore la sienne.

« Reste en moi. »

Je suis resté. Je l’ai prise par en dessous jusqu’à ce que mes couilles se resserrent, jusqu’à ce que je jouisse au fond de sa chatte en la regardant, lycane enfin, encore ouverte autour de moi, encore chaude de moi. Je me suis répandu par longues secousses, et elle a milé son bassin pour tout garder, un rire court encore une fois, sans décor. Sa langue a passé sur le sang à ma lèvre. Ses seins pesaient contre moi, humains et non, et la morsure de Marek luisait entre nous comme un troisième corps.

J’ai glissé une main à sa nuque, dans ses cheveux mouillés. Natalia a refermé les paupières, puis les a rouvertes, et l’or y était stable. Elle s’est laissée descendre contre ma poitrine, ma bite encore en elle, molle à présent, et nous avons respiré dans le même air de chambre trop petite. Dehors la neige continuait, fine, opiniâtre. J’ai caressé sa plaie du pouce. Elle n’a pas retiré l’épaule.

« Tu vas mentir », a-t-elle dit.

« Oui. »

Elle n’a rien ajouté. Elle a répondu en restant empalée encore un moment, le cœur battant contre le mien, la nouvelle force calme, choisie.


Natalia s’est extraite de moi avec une lenteur qui m’a laissé vide et trempé. Elle s’est mise debout près de la fenêtre, nue, et j’ai vu ce qu’elle était devenue : le port toujours droit, celui de la danse, et dessous une autre anatomie, une vigilance de bête, les dents, les yeux. Elle n’a pas repris la jupe. Elle a ouvert le battant. L’air d’hiver est entré d’un seul tenant, chargé de sapin et de neige, et sa peau a fumé.

Je me suis levé. Le fusil était toujours contre le mur. Je ne l’ai pas touché. Natalia s’est tournée, m’a regardé une dernière fois depuis le rebord, et j’ai vu sur sa peau, à la gorge, à l’intérieur des cuisses, l’odeur de ce que nous venions de faire, visible pour quiconque saurait lire. Un chasseur. Un humain. Moi.

Elle a sauté dans la neige. Le silence après sa chute a duré une seconde, puis j’ai entendu la course, légère, déjà loin, déjà montante. Je suis resté à la fenêtre trop longtemps. Sur le froid j’ai senti mon odeur collée à elle, emportée vers les pentes, et plus haut le massif prenait l’hiver, le territoire, la première vraie couche. Ce qui avait quitté la chambre n’irait plus se montrer sous les lumières d’une ville. Kyiv, pour elle, s’était fermé dans le cadre de bois, avec la bougie et le fusil que je n’avais pas relevé.

J’ai refermé le battant. La plaie de Marek, là-haut, sentirait le reste. L’auberge a craqué dans ses poutres. J’ai ramassé ma chemise, pas l’arme, et j’ai regardé la neige se tenir sur le versant, déjà trop épaisse pour prétendre que rien n’avait changé.