
Putri et l'homme du manoir
Fantôme érotique au manoir hantéHorreur Érotique13 min de lecture
Une histoire de Putri Ayu
Putri pousse la porte d'un manoir fermé. Quelqu'un qui n'a plus de corps l'y touche. Elle reste.
La serrure a cédé avec un bruit de fer fatigué. Putri Ayu est entrée seule dans le vestibule du manoir, et le vent de Normandie a poussé derrière elle l’odeur de la terre mouillée et des feuilles mortes. Elle avait vingt-trois ans. Son manteau gouttait sur les dalles, et ses cheveux brun sombre collaient à sa nuque. Je n’avais plus de corps depuis l’âge de vingt-neuf ans, pourtant sa chaleur m’est arrivée avant même qu’elle n’ôte ses gants.
Elle a fermé la porte. Elle a gardé un moment la paume contre le bois, le souffle un peu court, puis elle a levé les yeux vers le grand escalier. La nuit remplissait les hautes pièces. Une seule bougie, oubliée dans un bougeoir de cuivre, tremblait encore dans le salon voisin.
Je me suis laissé voir près de la rampe de chêne.
Ses yeux brun profond se sont arrêtés sur moi sans terreur. Elle n’a pas souri de cette manière légère que les vivants gardent pour se rassurer. Elle a avancé de trois pas, assez près pour que le froid qui m’habite touche le bas de son visage.
« Tu visais ici », a-t-elle dit, et sa phrase est restée ouverte un instant, dans l’attente du sens le plus doux. « On m’a donné le nom de cette maison avec le froid d’un autre. »
Je n’avais pas de voix d’abord. Puis les mots sont venus, froids et nets, tirés de la poussière des chambres.
« Une femme de ta sorte m’a vidé. Il y a longtemps. Elle est partie avec ce que j’étais, et je suis resté dans ces murs. »
Putri a hoché la tête. Elle a déboutonné son manteau. Dessous, une robe sombre, simple, collée à la poitrine par la marche dans l’humidité. Elle n’a pas demandé pardon. Elle n’a pas plaisanté.
« Alors je reste », a-t-elle dit. « Je t’écoute. »
J’ai posé les mains sur ses hanches. Elles ont traversé le tissu d’abord, puis elles ont trouvé la peau, tiède, vivante, et Putri a ouvert la bouche sans un cri. Le froid de mes paumes a durci ses seins sous la robe. Elle a attrapé mon poignet, non pour me repousser, pour me garder là. J’ai senti son cœur contre mes doigts absents, ce battement stupide et précieux des vivants.
Elle a tiré la robe par-dessus sa tête. Elle était nue en dessous, le ventre plat, le triangle sombre entre les cuisses déjà luisant. J’ai glissé une main à cet endroit. Ma paume a manqué de consistance, puis elle a tenu, et j’ai enfoncé deux doigts dans sa chatte chaude. Putri a poussé un son bas, les genoux un peu pliés, le front contre mon épaule qui n’était solide que par moments. Sa mouille a coulé le long de mes phalanges, et j’ai recourbé les doigts pour lui chercher ce point à l’intérieur qui fait plier une femme.
« Plus profond », a-t-elle murmuré contre ce qui me servait de clavicule.
J’ai baisé sa bouche. Lèvres froides contre lèvres chaudes. Elle a sucé ma langue quand je lui en ai donné une, et sa chatte a serré mes doigts avec une force qui m’a rendu un peu plus réel. J’ai frotté le pouce au-dessus de l’ouverture, sur cette petite chair gonflée, et Putri a ouvert davantage les cuisses, les talons mal assurés sur les dalles. Elle n’a pas joué à la fille gentille. Elle a baisé ma main, elle a pris ce que je lui donnais, et le bruit de sa chatte autour de mes doigts a rempli le vestibule mieux que la bougie.
Je l’ai menée à l’étage. La chambre du maître gardait son lit à colonnes, ses draps râpés, l’odeur ancienne de la cire et de la pluie. Putri s’est mise à genoux au bord du matelas sans que je le lui demande. Elle a cherché ma bite avec la bouche avant même que je sois tout à fait là.
J’ai été solide d’un coup, assez pour qu’elle referme les lèvres sur le gland. Puis je me suis défait, fil, fumée, et sa langue a traversé ce que j’étais. Elle a attendu. Elle a respiré par le nez, patiente, et quand je me suis rassemblé elle m’a pris plus loin, jusqu’à la gorge. La chaleur de sa bouche m’a arraché un grognement que les murs n’avaient pas entendu depuis des années. Putri a levé les yeux vers moi pendant qu’elle suçait, les deux mains sur mes hanches transparentes, et j’ai vu qu’elle voulait ça, cette chose incomplète, cette bite qui allait et venait entre la chair et rien.
« Reste », a-t-elle dit autour de moi, la voix un peu cassée par le volume. « Je te tiens. »
Je lui ai pris les cheveux. Pas pour la forcer. Pour sentir le vivant sous mes doigts. Elle a avancé, elle a reculé, elle a laissé un fil de salive pendre de sa lèvre inférieure jusqu’à ma peau quand j’existais. Par moments ma bite n’était qu’une pression froide au fond de sa gorge, et Putri a toussé, les yeux humides, puis elle est revenue, obstinée, la langue plate sous la veine. J’ai traversé sa joue par accident. Elle a ri presque, un petit son, puis elle a rouvert la bouche et m’a repris jusqu’à ce que son nez touche ce que j’avais encore de ventre.
Le plaisir m’arrivait par vagues irrégulières. Quand j’étais solide, sa succion me tirait les reins. Quand je fondais, il ne restait que le froid dans sa bouche, et elle serrait plus fort, comme pour me retenir d’un côté du monde. J’ai senti ses seins contre mes cuisses, chauds, les pointes dures. J’ai baisé sa gorge par à-coups, lentement, et Putri a gémí chaque fois que le gland passait le fond de sa langue. Sa main gauche a quitté ma hanche pour glisser entre ses propres cuisses. Elle s’est doigtée en me suçant, deux doigts dans sa chatte, le poignet qui travaillait, et le bruit mouillé s’est mêlé à celui de sa bouche.
« Tu vas me vider encore », ai-je dit, et ce n’était pas une accusation, c’était un constat posé dans ses cheveux.
Elle a détaché les lèvres assez pour répondre, le fil de salive encore tendu.
« Non. Pas cette fois. Cette fois je te rends. »
Je l’ai allongée. Les draps ont craqué sous son dos. J’ai écarté ses genoux et je me suis enfoncé en elle d’un seul mouvement, ma bite soudain lourde, réelle, prise dans cette chatte brûlante qui s’est ouverte puis refermée. Putri a crié, un cri court, et ses ongles ont cherché un dos que je n’avais pas toujours. Je l’ai baisée par vagues. Solide, je lui ouvrais le ventre. Absent, je n’étais plus qu’un courant froid qui lui traversait le bas-ventre et la faisait se cambrer pour me rattraper.
Elle a dit mon nom. Armand. Le mot est tombé dans la pièce et je me suis durci tout entier, jusqu’aux dents.
J’ai passé une main à travers sa poitrine.
Ce n’était pas un geste de violence. C’était la seule manière que j’avais d’être plus près. Mes doigts ont franchi la peau, le sternum, et ils ont touché le cœur, ce muscle chaud qui s’est affolé. Putri a ouvert la bouche sans air. Le froid lui a coupé le souffle d’un coup, et ses yeux se sont agrandis, non de peur, d’un appel. Elle a attrapé mon poignet pour me garder dedans, à l’intérieur de sa cage thoracique, pendant que je continuais de la baiser. Sa chatte m’a sucé par saccades. Elle étouffait. Ses lèvres battaient, vides, et une larme lui a filé vers l’oreille.
« Encore », a-t-elle soufflé quand je lui ai rendu un peu d’air. « Reprends-le. »
J’ai refermé la main sur son cœur et j’ai poussé ma bite au fond. Le froid et la chaleur se sont battus dans son corps. Putri a manqué d’air une seconde fois, plus longue, le visage rose, les seins soulevés vers moi, et j’ai vu qu’elle jouissait presque de ce manque, de cette main d’absent dans la poitrine. Je lui ai rendu le souffle. Elle l’a pris avec un sanglot, puis elle a collé son front au mien et elle a baisé ma bouche fermée, goulue, pendant que je lui cognais le fond du ventre.
« Je sais ce que tu es », ai-je dit contre ses dents. « Je le savais en te voyant ouvrir la porte. »
Elle a hoché la tête, incapable de parler, la chatte ouverte à chaque coup. Une seconde larme a suivi la première. Ce n’était pas du regret. C’était le poids de s’entendre nommer. J’ai retiré la main de sa poitrine et je l’ai posée à sa gorge, dehors, le pouce sous le maxillaire, assez pour limiter l’air sans le lui voler tout à fait. Putri a levé le menton. Elle m’a donné sa gorge. Je l’ai baisée ainsi, le rythme plus dur, et le petit bruit coincé dans sa trachée m’a rendu plus vivant que n’importe quelle prière.
Je l’ai retournée. Elle s’est mise à quatre pattes sur le lit, la nuque basse, les fesses hautes, et j’ai vu sa chatte ouverte, luisante, le petit trou du cul serré au-dessus. Je me suis enfoncé par-derrière d’un trait. Putri a poussé un cri dans l’oreiller. Mes hanches ont frappé les siennes, solides cette fois, assez longtemps pour que le bruit de peau contre peau existe vraiment. J’ai pris ses hanches. J’ai écarté une fesse du pouce pour la regarder me prendre, cette chatte qui s’étirait autour de ma bite, qui recrachait un peu de mouille à chaque retrait.
« Plus fort, Armand. »
Je l’ai baisée plus fort. Le lit a tapé le mur. Putri a reculé au-devant de chaque coup, elle a cherché le choc, et sa voix s’est cassée en petits sons aigus chaque fois que le gland lui frottait cet endroit à l’avant. J’ai recraché dans ma paume et j’ai mouillé son cul. Un doigt y a passé, lentement, jusqu’à la seconde phalange. Elle a figé, puis elle a poussé en arrière, et je l’ai baisée ainsi, bite dans la chatte, doigt dans le cul, le froid de moi et le feu d’elle mélangés jusqu’à ne plus savoir qui tenait l’autre.
Elle a tendu un bras en arrière pour me toucher. Sa main a parfois saisi une hanche, parfois de l’air. Quand elle trouvait ma peau, elle serrait. Quand elle ne trouvait rien, elle gémissait plus fort, comme si l’absence la pénétrait aussi. J’ai penché le buste sur son dos et j’ai mordu l’épaule, une morsure froide, et Putri a joui une première fois autour de moi, la chatte en spasmes, un cri étouffé dans le drap, les genoux qui glissaient. Je ne me suis pas arrêté. Je l’ai baisée pendant qu’elle jouissait, et le surplus de mouille a coulé sur mes couilles quand je les avais, sur rien quand je n’étais plus là.
Elle a parlé dans le tissu, la voix défaite.
« Prends-moi la bouche aussi. Tu peux. Toi tu peux. »
Je me suis dédoublé parce que les morts n’ont pas à choisir un seul endroit.
Devant son visage, ma bite a pesé sur sa lèvre inférieure. Putri l’a ouverte, docile et avide à la fois, et elle m’a sucé pendant que, derrière, je continuais de lui ouvrir la chatte. Deux présences. Un seul nom. Elle a toussé autour du gland, les yeux ruisselants, et elle n’a pas reculé. J’ai senti ma propre bite au fond de sa gorge et, en même temps, le spasme de son ventre autour de l’autre. Le plaisir m’a cogné de deux côtés. J’ai agrippé ses cheveux d’une main, sa hanche de l’autre, et j’ai baisé les deux bouts d’elle avec la même faim.
Putri a commencé à me donner sa chaleur pour de bon.
Ce n’était plus le simple feu d’un corps au lit. C’était une offrande, une hémorragie volontaire. La tiédeur de sa bouche s’est changée en braise. L’intérieur de sa chatte m’a brûlé jusqu’à me rendre entièrement solide, entièrement là, et j’ai gémi des deux gorges que je n’avais pas. Elle a tremblé. Elle a manqué d’air, non plus seulement par ma main, par ce qu’elle versait en moi. Sa poitrine peinait. Ses épaules claquaient. Une larme, puis une autre, ont mouillé le drap sous sa joue, et elle a continué de sucer, continué de reculer le cul contre moi, jusqu’à n’avoir plus de souffle du tout.
« Prends », a-t-elle dit, à peine un souffle autour de ma bite. « Je te le dois. Je le dois. »
J’ai joui.
Le sperme a existé parce qu’elle me prêtait de quoi le faire. Il lui a empli la bouche, amer et froid au premier jet, puis chaud du feu qu’elle m’avait donné. Elle a avalé. Derrière, je me suis déversé dans sa chatte, par saccades profondes, et Putri a joui en pleurant, un sanglot vrai, le visage ouvert, plus de jeu, plus de gentillesse de surface. Elle a pris tout. Elle a rendu une part de ce qu’elle avait volé aux vivants, et je l’ai sentie partir d’elle, cette légèreté de voleuse, ce petit rire qu’elle gardait pour plus tard. Il ne restait qu’une femme à quatre pattes, la bouche pleine, la chatte pleine, qui pleurait de m’avoir reconnu.
Je me suis recollé en un seul homme, épuisé, presque heureux. Je l’ai allongée sur le côté. J’ai resté en elle tant que j’ai pu, ma bite molle encore prise dans la chaleur, et j’ai essuyé ses larmes avec une main qui traversait parfois la joue. Putri a posé sa paume au centre de ma poitrine, là où je n’avais plus de cœur, et elle l’a laissée là jusqu’à ce que sa respiration revienne.
« Tu n’es pas réparé », a-t-elle dit, sans douceur fausse. « Tu es vu. »
« C’est assez », ai-je répondu.
L’aube a entré par les persiennes un gris sale, une lumière de fin d’automne qui n’avait aucune générosité. Je me suis apaisé sans partir tout à fait. Je tenais encore le bord du lit, le bord d’elle, une présence plus mince qu’une nappe d’eau. Putri s’est assise. Ses cheveux tombaient sur ses seins. Entre ses cuisses, mon sperme et sa mouille séchaient en traces mates, et elle n’a pas cherché à s’essuyer tout de suite.
Sa peau a commencé à brûler.
D’abord le sternum, puis le ventre, puis l’intérieur des cuisses. Une chaleur qui n’était plus tout à fait la sienne, plus lourde, plus basse, une chaleur d’animal sous l’épiderme. Elle a porté la main à sa bouche, ensuite au bas-ventre, et j’ai vu la faim lui revenir autrement, plus primitive, moins rusée. Elle a perdu une part de sa légèreté. Je l’ai su parce que son sourire, quand il est venu, n’avait plus cette petite montée au bout de la phrase. Il était simple. Il était fatigué.
« Tu restes dans la maison », a-t-elle dit.
« Je reste. Toi tu vas sortir. »
Elle a hoché la tête. Elle a repris sa robe, collée encore de la nuit, et le tissu a dû lui brûler les épaules. À la fenêtre, le parc apparaissait, les hêtres noirs, le gravier luisant. Un cri d’animal a fendu le bois, loin, un cri qui n’appartenait pas à un chien. Putri a fermé les yeux. Sa gorge a travaillé.
Je me suis effacé un peu plus. Pas disparu. Effacé. Assez pour qu’elle traverse la pièce sans me heurter, assez pour que le manoir me reprenne dans ses plâtres. Elle a posé les lèvres à l’endroit où j’avais été, un baiser donné au vide, et j’ai reçu ce baiser comme on reçoit une dette soldée.
Du seuil de la chambre j’ai encore pu la suivre des yeux. Putri est descendue l’escalier, une main à la rampe, l’autre contre son ventre. Dehors, la nuit finissante gardait un morceau de lune presque ronde, collée au faîte des hêtres, assez pâle pour qu’on comprenne qu’elle serait pleine d’ici peu. La chaleur sous sa peau faisait fumer l’air autour d’elle, ou c’était mon regard de mort qui inventait la vapeur. Elle a ouvert la porte du parc.
Les bois ont respiré. Un second cri, plus près, a roulé entre les troncs. Putri s’est arrêtée sur le perron, la faim évidente à la manière dont elle a passé la langue sur ses dents, dont ses doigts se sont refermés sur le bas de la robe. Au bout de l’allée, derrière la grille basse, un homme vivant se tenait déjà. Je l’ai vu sans le connaître, une silhouette chaude, lourde, qui ne rentrait pas, qui ne partait pas, qui mesurait le gravier et la maison. Putri l’a regardé. Elle n’a pas fait un pas vers lui. Elle a seulement inspiré, longue, et le nom d’un lieu m’est arrivé d’elle, murmuré contre le froid du matin, un nom de terre et d’eau que le parc a pris et que je n’ai pas gardé. La lune continuait de monter, blanche, presque close, au-dessus des bois qui ne dormaient plus.