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Elena Petrova

Elena, la promise du château

Roman érotique mariage arrangéRomance12 min de lecture

Une histoire de Elena Petrova

Elena rejoint le château où l'attend l'homme que l'on a choisi pour elle. Elle peut encore partir. Elle reste pour la nuit.

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Le soleil d’été n’avait pas encore quitté les toits d’ardoise quand Elena Petrova a posé le pied sur les graviers du château. J’étais resté dans l’embrasure du salon, une main sur le bois chaud de la fenêtre, et je l’ai regardée avancer vers la maison que sa famille m’avait désignée comme le lieu où l’affaire se réglerait. Elle pouvait encore partir. Les clés de la voiture n’avaient pas quitté le plateau près de la porte, et le chauffeur attendait plus bas, dans l’allée ombragée. Elle a levé les yeux vers la Loire, puis vers moi, et j’ai vu qu’elle savait exactement ce que coûtait un oui prononcé sans décor.

Je l’ai fait entrer. Elle portait une robe claire, trop simple pour une fiancée de château, et le bracelet de Saint-Pétersbourg tournait déjà entre ses doigts, petit cercle d’or qu’elle faisait glisser dès que la phrase suivante menaçait d’être trop vraie. La lettre du mariage l’avait mise devant un homme à qui il faudrait dire oui ou non sans théâtre, et je n’allais pas lui demander de danser.

« Vous êtes Dmitri Volkov, » a-t-elle dit en s’arrêtant au milieu du tapis, la voix posée, presque scolaire, avant qu’un sourire n’arrive pour défaire ce que la politesse venait de construire. « On m’avait parlé d’un homme qui lit jusqu’au bout. Je ne savais pas si c’était une promesse ou un avertissement. »

Je n’ai pas répondu tout de suite. Je l’ai regardée, ses vingt-trois ans tenus droits par des années de barre, la bouche déjà prête à laisser une histoire inachevée si je me précipitais. J’avais lu ce qu’elle laissait en suspens, les silences, le mot qu’elle n’offrait jamais en première personne. Je lui ai versé de l’eau. Elle a pris le verre, et ses doigts ont frôlé les miens assez longtemps pour que ce ne soit plus un accident.

« Vous pouvez encore descendre, » lui ai-je dit. « Le parc est ouvert, la route aussi. Je n’ai rien préparé qui ressemble à une fête. »

Elle a bu, puis elle a posé le verre. Dans le silence du salon, on entendait la Loire et, plus loin, un merle. Elena a tourné le bracelet une fois encore, et j’ai compris qu’elle s’approchait d’un aveu qu’elle n’aimait pas formuler.

« Si je reste, ce n’est pas pour que l’on m’applaudisse, » a-t-elle repris, phrase entière, nette, puis quelque chose de plus léger a glissé dessous. « Imaginez une femme qui s’assoit et qui ne se lève plus. Voyez si cela vous convient. »

Elle n’avait pas dit qu’elle voulait. Elle avait dessiné la scène et m’avait laissé le soin d’y entrer. J’ai hoché la tête. J’ai dit que cela me convenait. Elle a regardé les clés sur le plateau, puis elle les a laissées. La nuit d’été entrait déjà par les fenêtres, chaude, lourde, et j’ai su qu’elle avait choisi de rester pour épouser, non pas le château, mais l’homme qui n’avait pas exigé d’elle une pirouette.


Plus tard, dans la chambre du premier étage, la chaleur collait encore aux draps blancs. Elena s’est arrêtée près du lit et m’a regardé comme on regarde une porte que l’on a décidé d’ouvrir. Je me suis approché sans précipitation. Mes mains ont pris son visage, et je l’ai embrassée longtemps, d’abord avec une lenteur presque cruelle, puis plus profondément, jusqu’à ce que sa bouche s’ouvre tout à fait et que sa respiration change. Elle a gémi contre mes lèvres, un son petit, surpris d’exister, et ses doigts ont agrippé ma chemise. Je sentais le tremblement qui lui montait le long du dos, cette détresse choisie de celle qui laisse enfin quelqu’un finir ce qu’elle commence. J’ai défait sa robe. Le tissu a glissé. Elle n’a pas reculé.

Sa peau sentait la chaleur et un peu de jasmin. Je l’ai embrassée à la gorge, au creux des seins, et elle a penché la tête en arrière en me laissant faire, les yeux mi-clos, la bouche déjà humide. Quand je l’ai poussée doucement vers le lit, elle s’est assise d’elle-même, puis elle a tiré ma ceinture. Ses gestes avaient cette précision de danseuse qui sait où poser le poids, et pourtant quelque chose en elle restait au bord de la rupture, comme si le désir la débordait plus vite que la forme.

« Vous pourriez encore me dire d’arrêter, » ai-je murmuré, parce que le déséquilibre était là, réel, et que je voulais qu’elle le voie.

Elle a levé les yeux. Elle a déboutonné, elle a sorti ma bite déjà dure, et elle n’a pas répondu par un mot d’amour. Elle a passé la langue sur le gland, lente, précise, puis elle a ouvert la bouche et m’a pris. La chaleur de sa gorge m’a arraché un souffle. Elena m’a sucé sans détourner le regard, les lèvres serrées autour de moi, la salive bientôt brillante au coin de sa bouche. Je lui ai caressé les cheveux. Elle a descendu plus bas, a pris davantage, et j’ai senti le fond de sa gorge se fermer un instant autour de moi avant qu’elle ne se retire, un fil de salive tendu entre sa lèvre et ma queue. Elle a repris, plus fort, en me tenant à la base, et le petit bruit mouillé de sa bouche a remplis la chambre. J’étais dur à lui faire mal, et elle le savait, et elle continuait, les yeux brillants d’une émotion qui n’était pas seulement du plaisir. Il y avait de la peur choisie là-dedans, la peur de celle qui se donne à un homme que d’autres ont placé devant elle, et qui, ce soir, en faisait son propre acte.

Je lui ai dit son nom. Elle a gémi autour de ma bite. Quand je l’ai retirée de sa bouche, ses lèvres étaient rouges, entrouvertes, et elle respirait comme après une variation trop longue. Une larme unique avait glissé sans qu’elle s’en aperçoive, non pas de refus, mais de ce trop-plein qui arrive quand on cesse enfin de jouer.


Je l’ai allongée. J’ai écarté ses cuisses avec des paumes lentes, et j’ai vu qu’elle était déjà mouillée, la chatte ouverte, brillante, les lèvres gonflées. Quand j’ai glissé deux doigts en elle, elle a serré, un spasme net, les hanches qui cherchaient malgré elle. Je me suis mis entre ses jambes et je l’ai pénétrée lentement, centimètre par centimètre, en la regardant. Elena a ouvert la bouche sans crier. Ses yeux se sont remplis. J’ai senti chaque resserrement de son sexe autour de ma bite, la chaleur, l’étroitesse, et j’ai poussé jusqu’au fond, jusqu’à ce que mon ventre rencontre le sien. Elle a dit quelque chose d’incomplet, un début de phrase, et je n’ai pas comblé le trou. Je suis resté en elle, immobile, à la sentir palpitante, à lui laisser le temps d’habiter ce qu’elle venait d’accepter.

« Respirez, » lui ai-je dit. « Je ne m’en vais pas. »

Elle a hoché la tête. Une autre larme a coulé vers l’oreille, et elle a souri à travers, ce sourire étroit de quelqu’un qui a trop longtemps tenu une porte fermée. J’ai commencé à baiser, d’abord par de longues poussées qui la remplissaient tout entière, puis plus fort, le lit parlant avec nous, ses seins qui bougeaient sous moi. Elle a accroché mes épaules. Sa chatte se contractait à chaque fois que j’allais au fond, et le bruit de nos ventres, gras, régulier, remplissait la pièce avec l’odeur de l’été et du sexe. Je lui ai pris un poignet et je l’ai tenu contre l’oreiller, pas pour la blesser, pour qu’elle sente le poids de l’homme qu’on lui avait promis et qu’elle avait choisi de garder. Elle a dit mon prénom à mi-voix, trop bas, et s’est reprise comme si le mot lui avait échappé trop tôt.

J’ai accéléré. Elle a levé les hanches à ma rencontre, de plus en plus ouverte, de plus en plus mouillée, et j’ai senti son orgasme arriver avant qu’elle ne le nomme, cette tension qui lui durcissait les cuisses, le ventre, le regard. Elle a joui en se mordant la lèvre, un cri étouffé, le sexe qui me pompaient par vagues, et je l’ai baisée à travers, sans m’arrêter, jusqu’à ce que les vagues redescendent et la laissent tremblante, les yeux trop brillants, la bouche ouverte sur une phrase qu’elle n’avait toujours pas finie.


Je l’ai retournée. Elena s’est mise à genoux d’elle-même, le visage contre les draps, le dos offert, et j’ai vu le bracelet encore à son poignet, immobile pour une fois. Je suis entré en elle par-derrière d’un seul trait, jusqu’au fond, et elle a poussé un gémissement grave, presque animal. En levrette, je la tenais aux hanches, je la regardais prendre ma bite, sa chatte qui m’avalait, son cul tendu, la nuque découverte. Je l’ai baisée plus fort, le choc de mon bassin contre le sien, et elle reculait d’elle-même, cherchant encore.

« Achevez la phrase, » lui ai-je dit, la voix basse, les mains serrées sur elle. « Pas un dessin. Pas une scène pour que je devine. La phrase. »

Elle a respiré contre le drap. Un sanglot minuscule lui a échappé, et ce n’était pas de la douleur, c’était le prix de cesser d’être inachevée. Je n’ai pas ralenti. Je l’ai prise profond, régulier, en lui laissant le temps de rassembler les mots qu’elle avait toujours laissés tomber à mi-chemin. Sa chatte claquait autour de moi, trempée, et je sentais qu’elle allait encore jouir si je continuais ainsi, mais je voulais d’abord l’entendre.

« Je veux être prise, » a-t-elle dit enfin, la voix cassée, entière, sans filet. « Je veux être prise et gardée pour de bon. Comme votre femme. Pas pour la nuit. Pour de bon. »

J’ai fermé les yeux une seconde, parce que c’était cela, le vrai don, et parce que je l’avais attendu sans le lui arracher. Je me suis penché sur son dos, je l’ai embrassée entre les omoplates, et j’ai continué à la baiser en lui répétant qu’elle l’était, qu’elle le serait au matin, que la phrase était close. Elle a joui une deuxième fois, plus violente, les genoux qui s’écartaient, un cri dans le drap, et je l’ai tenue pour qu’elle ne s’effondre pas, ma bite encore dure en elle, le cœur battant trop fort.


Je me suis retiré assez pour glisser un doigt, mouillé de son plaisir, contre l’anneau serré de son cul. Elena a figé, puis elle a poussé un souffle, pas un non. Je suis resté là, à lui caresser le bord, à attendre.

« Là où vous n’avez laissé personne, » ai-je dit. « Seulement si vous le voulez. Dites-le. »

Elle a tourné la tête sur le côté, une joue contre le drap, les cils collés. Il y avait de la détresse dans son regard, réelle, choisie, et derrière cette détresse le même désir qui l’avait fait rester dans le salon, plus tôt, quand les clés étaient encore à sa portée.

« Oui, » a-t-elle dit. « Avec votre accord à vous, et le mien. Faites-le. Gardez-moi aussi là. »

J’ai mis plus de salive, plus d’elle, et j’ai pressé le gland contre son cul jusqu’à ce que le muscle cède, lentement, sans violence. Elle a gémi, aigu, les poings fermés dans le drap, et je suis entré d’abord du seul gland, immobile, à la sentir s’ouvrir autour de moi. Sa respiration s’était cassée. Je lui ai caressé les reins, le bas du ventre, la chatte encore palpitante, et j’ai avancé encore, très peu, puis encore. Elena a dit que ça brûlait, que ça allait, que je ne devais pas m’arrêter. Je l’ai sodomisée avec cette lenteur-là, jusqu’à ce que ma bite soit en elle tout entière, son cul serré à me faire mal, son dos en sueur. Je n’ai bougé que lorsque son corps a cessé de se défendre et s’est mis à accepter, puis à chercher.

Je l’ai prise ainsi, profond, mes hanches contre les siennes, une main à son sexe pour qu’elle jouisse aussi de cela. Elle a pleuré sans bruit, la bouche ouverte, et elle a dit encore qu’elle était ma femme, que je pouvais, que je devais. Le pouvoir était là, net, et elle s’en emparait en même temps qu’elle s’y livrait. J’ai senti mon propre plaisir monter trop vite dans cette étroitesse, dans cette confiance, et je l’ai retenu assez pour la faire jouir une troisième fois, les doigts sur son clitoris, ma queue au fond de son cul, jusqu’à ce qu’elle se contracte si fort que j’ai failli la suivre. Je me suis retiré avant, lentement, et elle s’est affaissée, ouverte, tremblante, le visage marqué de larmes et d’un calme nouveau.


Je l’ai remise sur le dos. Je suis entré dans sa chatte d’un seul mouvement, facile maintenant, et elle m’a reçu avec un soupir qui n’était plus de la peur. Nous nous sommes baisés ainsi une grande partie de la nuit, parfois lentement, parfois plus fort, parfois presque immobiles, mon front contre le sien. Je lui ai versé de l’eau. Elle a ri une fois, un rire fatigué, et elle a dit que le château était trop grand pour deux personnes qui n’avaient plus rien à cacher. Je l’ai prise encore, une jambe de Elena sur mon épaule, puis contre mon flanc, puis elle s’est mise sur moi et elle a descendu toute seule, les mains sur ma poitrine, le visage grave, belle de n’être plus inachevée.

Vers l’aube, je l’ai retournée une dernière fois, collé à son dos, et je l’ai baisée par-derrière dans son sexe, une main sur sa gorge assez légère pour qu’elle sente seulement qu’elle était gardée. Elle a joui en silence, un long tremblement, et j’ai fini en elle, profond, le sperme chaud, les hanches collées aux siennes, la bouche ouverte contre sa nuque. Nous sommes restés ainsi. Le jour entrait déjà, pâle, et les tilleuls bougeaient. Je l’ai essuyée avec le drap, je l’ai prise contre moi, et elle a posé sa main sur mon poignet comme on pose une signature.

« Au matin, je suis votre femme, » a-t-elle dit, plus rien qui manque à la phrase. « Même si Paris ne le sait pas encore. »

J’ai dit oui. J’ai dit que le lien n’avait pas besoin d’un public. Elle s’est endormie la première, la bouche contre mon épaule, le bracelet oublié contre mon sternum.


Elle s’est réveillée mariée, le corps pris, la phrase close. Dans la lumière crue de l’été, Elena s’est habillée sans se cacher de moi, et j’ai vu les marques de la nuit sur ses hanches, l’ombre à sa bouche, cette façon nouvelle de marcher comme si quelqu’un l’habitait encore. Nous avons bu le café dans la cuisine trop vaste, presque sans parler, et ce silence-là n’était plus un trou, c’était un fait. Elle a posé les clés dans sa poche. Elle n’était plus la femme qui pouvait descendre l’allée et tout reprendre.

Sur le perron, la chaleur montait déjà des graviers. Je l’ai embrassée, longtemps, sans théâtre, et elle a collé son front au mien une seconde de trop, assez pour que je sente qu’elle n’était pas sûre de ce qu’elle allait devenir une fois les grilles passées. Elle a monté en voiture. La Loire brillait à gauche, indifférente, et la route de Paris s’ouvrait droite, trop claire. Elena a levé la main, un geste petit, et je l’ai regardée s’éloigner déjà liée, sans qu’elle sache encore qui elle était hors du château une fois la phrase terminée.