
Putri dans la crypte
Vampire érotique en crypteHorreur Érotique11 min de lecture
Une histoire de Putri Ayu
Putri descend sous une église gothique. Un homme l'y attend depuis trop longtemps. Elle lui donne le sang et le reste.
La crypte sous l’église gothique de Saint-Denis gardait, cette nuit d’automne, le froid des tombeaux. Une odeur d’encens restait collée à la voûte. La pierre suintait une humidité ancienne, et les ombres des piliers se couchaient, longues, sur les gisants aux mains jointes. Les cierges brûlaient bas le long des fûts. J’entendais déjà les pas d’une femme sur l’escalier de pierre qui descendait de la nef. Elle descendait sans se presser. Le son de ses pas remplissait la crypte avant elle.
Putri Ayu avait vingt-trois ans. Son corps, petit et ferme, tenait sous le manteau. Elle est entrée seule dans mon silence. Ses cheveux noirs lui descendaient dans le dos, encore humides de la pluie de novembre, et la flamme des cierges lui prenait le visage par à-coups. J’avais trente-sept ans, assez pour paraître un homme encore capable de chaleur. Le mot de crypte lui avait suffi.
Elle s’est arrêtée entre les gisants. Je me suis détaché de l’ombre. Ses yeux ont cherché ma bouche avant même mes mains.
« Tu es celui qui attend », a-t-elle dit. La phrase était lente, avec cette légère montée qui n’était pas tout à fait une question.
J’ai incliné la tête. Son souffle sentait le dehors, un peu de vin, rien d’autre. J’ai posé les paumes sur sa taille. Elle n’a pas reculé. Sa chaleur m’est entrée dans les doigts à travers la laine, réelle, vivante. J’ai baissé la tête. Nos lèvres se sont trouvées au-dessus des dalles, d’abord avec une prudence qui n’a pas tenu, ensuite avec une faim qui m’a fait basculer avec elle contre le sol. Le calcaire lui a arraché un souffle. J’ai ouvert le manteau. Puis j’ai ouvert la robe, jusqu’à la peau de son ventre. Sa peau était brune, lisse, déjà piquetée par le froid. Son ventre se creusait sous mes lèvres. Mes dents ont frôlé le haut de sa poitrine. Elle a glissé une main dans mes cheveux pour me coller plus fort. J’ai mordu assez pour que le sang perle entre ses seins. Le goût m’a fendu la langue. Elle a gémi, les hanches déjà levées. J’ai sucé cette première plaie. D’un genou, je lui ai écarté les cuisses.
« Prends », a-t-elle soufflé contre mon oreille. Ce n’était pas une offre polie. C’était un ordre doux.
J’ai répondu contre sa gorge, un grognement plus qu’un mot, et j’ai senti son pouls s’accélérer sous la peau.
Je l’ai tirée plus loin sur les dalles, jusqu’à ce que sa nuque trouve le bord d’un tombeau. J’ai descendu la bouche le long de son ventre. Ses cheveux s’étaient étalés sur le marbre. Sa gorge se soulevait par saccades courtes. Sa chatte était déjà mouillée, chaude, ouverte sous ma langue. Je l’ai léchée sans me presser, le nez contre le poil sombre, en lui tenant les hanches pour qu’elle ne se dérobe pas au froid de la pierre. Elle a ri d’abord, un rire bas. Puis le rire s’est cassé. J’entendais sa respiration se briser, se reprendre. Le marbre sous ses omoplates devait lui tirer la peau. J’ai écarté ses cuisses davantage. J’ai posé les crocs à l’intérieur de la gauche, tout près de la fente, assez près pour que chaque succion fasse bouger ma langue contre elle.
Le sang a coulé salé, épais. Je l’ai bu en lui léchant la chatte, mêlant le fer à son goût à elle. Putri a agrippé le rebord du tombeau, les ongles sur le marbre. Elle a poussé son bas-ventre contre ma bouche. Elle voulait que je l’ouvre tout entière. Je n’ai pas levé la tête. J’ai élargi l’entaille d’un millimètre, assez pour que le filet coule plus vite, et j’ai refermé les lèvres sur la plaie et sur sa fente à la fois. Elle a joui une première fois en serrant mes cheveux, le souffle coupé, les cuisses tremblantes de chaque côté de mon visage. J’ai continué à boire pendant que sa chatte se contractait contre ma langue.
« Étienne », a-t-elle dit. Elle a tiré ma tête vers le haut, assez pour que je voie ses yeux. « Tu vas me goûter jusqu’au bout. »
Sa voix avait cette même lenteur, plus rauque seulement. J’avais demandé, plus tôt, d’une voix plus brute, si elle savait ce que je ferais d’elle. Elle avait répondu à la version plus douce de la question. Elle attendait maintenant de voir si je l’avais entendu.
Je me suis mis à genoux entre ses cuisses. Ma bite était déjà dure, lourde, luisante à la pointe. Elle s’est redressée sur un coude. Le sang de sa cuisse lui avait taché l’intérieur du genou. Elle a passé le pouce dans ce rouge. Elle l’a porté à sa bouche. Puis elle a avancé la tête et a pris ma bite entre les lèvres encore rouges. La chaleur de sa gorge m’a fait fermer les yeux. Elle m’a sucé sans hâte, la langue plate sous la bite, une main autour de la base. Chaque fois qu’elle remontait, j’apercevais le sang au coin de sa bouche. J’ai posé une paume derrière sa nuque, non pour la forcer, pour sentir le mouvement. Elle a pris plus loin, jusqu’à ce que le nez touche mon ventre. Elle a respiré par le nez en me gardant au fond, les yeux levés vers moi.
Le goût du fer qu’elle s’était mis sur la langue se mêlait à ma peau. J’ai senti mes crocs descendre tout seuls. Elle a retiré la bouche d’un geste lent. Un fil de salive et de sang est resté tendu entre sa lèvre et moi. Elle a léché la fente de ma bite, avec le soin qu’on réserve à une plaie qu’on a choisie.
« Tu es froid », a-t-elle dit, amusée, la phrase encore posée. « Et tu durcis quand même. »
J’ai passé le pouce sur sa lèvre inférieure, là où le rouge s’était étalé. Je l’ai relevée contre moi. Je l’ai embrassée. Le fer de sa plaie et le goût de ma bite tenaient dans le même baiser. Elle a refermé les bras autour de mon cou avec une tendresse qui n’avait rien d’innocent. Sa chatte frottait ma cuisse, mouillée, ouverte. Elle a glissé une main entre nous pour me tenir pendant qu’elle se frottait. J’aurais pu la jeter à nouveau sur les dalles. Je l’ai portée contre le tombeau le plus proche, le marbre glacé dans son dos. Elle a enlacé mes hanches avec ses jambes. Elle a collé sa bouche à mon oreille.
« Maintenant. »
Je l’ai baisée debout d’abord. D’un seul coup, la bite s’est enfoncée jusqu’à la garde dans sa chatte. Le cri qu’elle a lâché s’est perdu sous la voûte. Ses ongles m’ont entaillé les épaules. Je l’ai prise contre la pierre, les mains sous ses fesses. Chaque poussée faisait frapper ses omoplates le tombeau. Elle était serrée, brûlante. Sa plaie encore ouverte nous glissait entre les peaux, à chaque va-et-vient. Je l’ai soulevée un peu pour la prendre autrement. Elle a mordu mon épaule à son tour, pas assez fort pour percer, assez pour que je le sente. J’ai mordu le bas de son cou sans percer, assez pour la marquer, assez pour qu’elle tourne la tête et m’offre la gorge.
Sa voix est revenue, brisée par le rythme.
« Plus fort. Je te sens. »
Ensuite je l’ai retournée, poitrine contre le gisant. J’ai tenu ses poignets au-dessus de sa tête, les deux mains réunies dans une des miennes. Le marbre lui collait au visage le froid du gisant. Ses seins s’écrasaient contre la pierre. L’autre main a écarté ses fesses. J’ai craché. J’ai mis le pouce, puis la bite, et je l’ai enculée sur la pierre avec une lenteur qui n’était pas de la pitié. Son cul m’a pris durement, anneau par anneau. Elle a poussé en arrière pour m’avoir plus loin. J’ai serré ses poignets. J’ai plié le buste contre son dos. J’ai planté les crocs dans le côté de son cou pendant que ma bite travaillait son cul. Le sang a jailli chaud contre ma langue au même instant où je m’enfonçais tout entier.
Putri a dit oui, la joue contre le marbre, les poignets captifs. Ce oui n’était pas une reddition. Elle a tourné la tête autant qu’elle pouvait, assez pour que je voie le blanc de son œil, et elle a souri encore, les dents serrées. Elle poussait encore. Elle prenait. Elle voulait que je la remplisse et que je la boive en même temps. J’ai bu à son cou par longues gorgées, le bassin battant. Elle a joui avec ma bite dans le cul, le corps secoué, un gémissement grave qui faisait trembler sa gorge sous ma bouche. Le sang m’a coulé au menton. Je n’ai pas ralenti. Je l’ai tenue, poignets plaqués, et j’ai continué à la sodomiser pendant qu’elle se contractait, pendant qu’elle disait encore oui, plus bas, plus râpeux, la voix cassée de plaisir.
« Je suis à toi », a-t-elle articulé contre la pierre. « Nourris-toi. Ne t’arrête pas. »
J’ai senti mon propre jouir monter, violent. Je me suis vidé dans son cul en buvant encore, les hanches collées aux siennes, la bouche scellée à sa plaie. Le monde s’est réduit à sa chaleur, à son sang, à l’étau de son corps autour de moi. Quand j’ai retiré les crocs, un filet a coulé le long de sa clavicule. Elle respirait fort, les poignets toujours dans ma main, et elle n’a pas demandé que je la lâche.
Je l’ai tournée. Je me suis allongé sur le tombeau. Elle m’a enfourché sans attendre que je le propose. Sa chatte a avalé ma bite encore dure, gluante de nous, et elle a commencé à me chevaucher avec un balancement précis, le dos droit, les mains à plat sur ma poitrine. Le sang de son cou gouttait sur moi. Elle a passé deux doigts dans le filet. Elle les a portés à ma bouche, puis à la sienne, et elle a souri, cette chaleur joueuse qui n’avait pas disparu. Ses yeux brillaient, noirs. Une goutte lui a coulé jusqu’au téton avant que je ne la prenne.
« Encore », a-t-elle demandé. « Plus bas. »
J’ai rouvert l’entaille de sa cuisse d’un geste bref. Elle a posé la plaie contre mon ventre pendant qu’elle me baisait. Le sang s’est étalé entre nos peaux, chaud, glissant. Elle a pris mon poignet et l’a guidé à sa gorge, non pour que je serre, pour que je sente le pouls. Ses seins bougeaient à chaque descente, les tétons durs. J’en ai pris un en bouche, sans mordre cette fois, seulement pour la chaleur. Elle a accéléré. La voûte renvoyait le bruit de sa chatte, mouillée, claquante, et le parfum du fer remplissait l’espace entre nous.
Elle a joui en saignant, la tête rejetée, la bouche ouverte, les cuisses serrées contre mes flancs. Sa chatte a pressé ma bite par vagues serrées pendant que le rouge de sa plaie s’étalait sur mon ventre. J’ai joui encore, moins fort, plus profond, les mains agrippées à ses hanches pour la garder enfoncée. Elle s’est affaissée sur moi, le front contre mon front. Elle a ri tout bas, un rire de gorge, avant de m’embrasser avec du sang sur les dents. Elle a murmuré mon nom encore, collée à moi, et sa main a cherché la mienne sur sa hanche.
Je l’ai tenue longtemps ainsi, ma bite encore en elle, sa plaie contre moi. J’écoutais son cœur battre vite, si vivant, une musique que je n’avais pas le droit d’arrêter.
Elle a parlé la première, la voix un peu rauque, la joue contre mon épaule. Sa voix frottait ma peau. Ses doigts erraient sur mon épaule.
« Garde-moi », a-t-elle dit. « Vide-moi pour de bon. Je ne veux plus remonter. »
J’ai glissé une mèche de ses cheveux derrière son oreille. J’ai regardé la marque de son cou, l’entaille de sa cuisse, le sang déjà plus sombre sur le marbre. Elle était chaude. Elle était entière. Elle me regardait de la façon dont on regarde une maison où l’on voudrait dormir.
« Non », ai-je répondu. « Je ne te tuerai pas. Tu es encore si vivante, et tu prends autant que tu donnes. Je te veux ainsi, pour y revenir, pas pour t’éteindre sur cette pierre. »
Elle a fermé les yeux un instant, non de colère, d’un regret qui avait le goût du fer. Puis elle a posé sa bouche sur la mienne, plus lentement, et j’ai senti qu’elle acceptait sans cesser de vouloir. Elle a ouvert les yeux. La flamme d’un cierge s’y reflétait, petite, tremblante. Je l’ai aidée à se soulever. Ma bite a quitté sa chatte avec un bruit mou. Elle s’est assise au bord du tombeau, nue, marquée. Elle a passé la langue sur sa lèvre inférieure, là où le sang avait séché.
« Alors tu me renvoies. »
« Avant l’aube. L’église va s’ouvrir. » J’ai pris son menton. « Il y a un lieu. Le manoir de Brémesnil. Tu le sentiras quand tu en seras proche. Ce n’est pas une chaîne, c’est un nom. Tu feras ce que tu veux de ce nom. »
Elle a hoché la tête. Elle a ramassé la robe, le manteau. Elle s’est habillée avec cette même lenteur, sans cacher les traces. J’ai léché une dernière fois le bord de sa plaie au cou, assez pour fermer un peu, assez pour que le goût me reste. Elle a posé deux doigts sur ma bouche.
« Je t’aime déjà, mort », a-t-elle murmuré, et elle n’a pas attendu que je réponde.
Je l’ai accompagnée jusqu’aux premières marches. L’air qui descendait de la nef sentait le feuillage mouillé de novembre. La lumière des cierges tremblait. Putri a gravé une dernière fois mon visage. Puis elle a commencé à monter, une main à la rampe de pierre, le manteau refermé sur les marques. Le manteau lui battait les mollets. J’ai suivi des yeux la ligne de sa nuque jusqu’à ce que l’ombre la prenne. Je suis resté en bas, le sang d’elle encore sur la langue, la faim plus nette qu’avant, plus précise, un goût de fer qui ne partirait plus. J’ai posé la paume sur la rampe encore tiède de sa main.
Elle a disparu au tournant de l’escalier. Le silence est revenu, presque. Alors, depuis le haut, depuis la nef ou depuis quelque chose qui s’était déjà glissé dans le vent de la porte, une voix que je ne connaissais pas, déjà froide, a traversé la pierre et a dit son prénom.
Putri.
J’ai levé la tête. Les marches étaient vides. Le nom de Brémesnil restait entre mes dents, et cette voix-là, qui n’était pas la mienne, l’avait déjà appelée.