
Natalia dans le chalet du loup
Roman érotique de loup-garouFantastique10 min de lecture
Une histoire de Natalia Volkov
Natalia Volkov s'isole dans un chalet des Carpates pour retrouver le silence. Un homme sort de la forêt à la nuit tombée. Il la veut comme un amant, et il n'est pas tout à fait un homme.
Le dernier soleil s’était cassé derrière la crête et le chalet gardait encore un peu de jour sur son perron. J’observais depuis la lisière, le vent d’automne dans le poil du cou, et je voyais la femme que le village avait dite seule pour la semaine. Natalia avait vingt et un ans. Elle dansait pieds nus sur les planches, le dos droit, les bras ouverts, et chaque tour faisait claquer l’ourlet de sa jupe contre ses cuisses. J’avais vingt-huit ans et des nuits entières à ne suivre que le gibier. Cette fois le gibier se tenait sous une ampoule jaune et riait toute seule, sans musique.
Le bois sentait la résine froide. Elle sentait la peau chaude, le savon, un peu de sueur au creux des seins. J’ai quitté les sapins sans faire crier les aiguilles. Quand j’ai posé le pied sur la première marche, elle a cessé de tourner. Elle n’a pas demandé d’où je venais. Elle a seulement gardé la paume en l’air, le souffle un peu plus court, et elle a dit « Tu comptes rester dans les arbres ? » d’une voix nue, presque amusée.
Je n’ai rien donné en retour et je suis monté les marches en la regardant. J’étais plus large qu’elle de toute la poitrine, et la lumière de l’ampoule m’a frappé les yeux assez fort pour que je cligne. Elle a vu les crocs sans que son corps parte en arrière. J’ai dit mon nom, Marek, bas, et elle a répété « Natalia » comme on pose une pièce sur une table. Ses yeux sont restés sur ma bouche. J’ai avancé d’un pas encore et j’ai pris sa taille. Sous le tissu, elle était étroite, chaude, déjà tendue vers moi. J’ai demandé si elle savait ce qu’elle ouvrait. Elle n’a pas offert de phrase. Elle a saisi ma nuque et elle a collé sa bouche contre la mienne, les dents d’abord, puis la langue, et son rire est passé dans ma gorge.
Je l’ai soulevée. Ses jambes ont ceint mes hanches sans hésiter, et le bas de sa jupe a glissé jusqu’à l’aine. J’ai senti le coton de sa culotte, déjà humide, s’écraser contre le drap de mon pantalon. Je l’ai portée à travers le seuil. L’intérieur sentait le bois mort et la cendre d’un feu mal réveillé. J’ai chassé d’un bras les restes de son repas sur la table de sapin. L’assiette a sonné contre le plancher. Je l’ai assise au bord, entre mes genoux, et j’ai tiré la laine par-dessus sa tête. Ses seins sont apparus, lourds pour son buste, les pointes dures à cause du froid que j’amenais sur moi. J’ai pris un sein dans la bouche, entier, et j’ai sucé jusqu’à ce qu’elle cambre le dos et écarte les genoux toute seule.
Je me suis mis à genoux entre ses cuisses. La table était froide sous ses fesses et ma bouche était brûlante. J’ai tiré la culotte le long de ses jambes et je l’ai jetée derrière moi, quelque part vers le feu. Sa chatte était déjà ouverte, les lèvres sombres, brillantes, et l’odeur m’a frappé le fond du crâne plus fort qu’un coup. J’ai écarté les plis avec les pouces et j’ai léché du trou jusqu’au petit point dur, lentement, en appuyant le plat de la langue. Natalia a pris ma chevelure à deux mains. Elle n’a pas dit mon nom. Elle a poussé un son bas, un vrai son de ventre, et elle a collé sa chatte contre ma bouche.
J’ai sucé. J’ai rentré la langue en elle, large, et j’ai baisé ce trou chaud jusqu’à ce que sa cuisse tremble contre mon oreille. Le goût était salé, abondant, et je l’ai pris comme de l’eau après la course. Mes crocs touchaient parfois l’intérieur de ses lèvres, assez pour qu’elle sente le danger, pas assez pour la marquer. Elle a joui une première fois en serrant mes tempes entre ses genoux, le dos arraché au bois, la gorge offerte au plafond noir du chalet. Je n’ai pas levé la tête. J’ai ralenti, j’ai changé d’angle, j’ai frotté le nez contre elle pendant que ma langue travaillait plus bas, et le deuxième cri est venu plus grave, plus long, avec un filet qui m’a mouillé le menton et le cou.
Elle a ri ensuite, un rire court, parce que l’assiette gisait à l’envers près de mon genou et que le pain avait roulé sous la banquette. J’ai relevé les yeux. Natalia avait les joues rouges et les seins encore agités, et elle m’a essuyé la bouche du pouce, puis elle a sucé ce pouce en me regardant, sans une explication, sans une question. J’ai senti le loup se soulever sous le sternum, impatient, et j’ai posé le front un instant contre l’intérieur de sa cuisse pour ne pas lui sauter à la gorge.
Quand j’ai repris pied, elle a glissé de la table et s’est mise à genoux sur les planches. Ses mains ont ouvert mon pantalon sans demander la permission d’un mot. Ma bite est sortie lourde, déjà mouillée de moi, et elle l’a regardée une seconde, la tête penchée, avant de l’ouvrir de la langue depuis les couilles jusqu’au gland. Puis elle l’a prise. Sa bouche était étroite, habile, et elle est descendue jusqu’à ce que son nez touche mon ventre. J’ai senti sa gorge se fermer autour de moi, chaude, contrainte, et un grognement m’est parti tout seul.
Je lui ai mis la main dans les cheveux sans forcer d’abord, puis j’ai tenu, et elle a accepté le rythme que je donnais. Chaque fois que je touchais le fond, un petit bruit mouillé lui échappait par le nez. La salive a coulé le long de ses seins et a fait briller la pointe que j’avais tétée. J’ai baisé sa bouche avec des coups courts, les hanches dures, et le plaisir m’est monté trop vite, avec cette pression basse que je connaissais, celle du nœud qui menace. J’ai tiré avant qu’il ne prenne. Un fil de sperme lui a rayé la lèvre. Elle l’a ramassé du pouce et l’a sucé, les yeux sur les miens, sans sourire cette fois, seulement attentive, comme si le goût lui apprenait quelque chose de moi que les phrases n’auraient pas donné.
J’ai caressé sa mâchoire du dos des doigts. Sous la peau, son sang allait vite. Elle a tourné la tête et elle a mordu l’intérieur de ma paume, tout doux, une réponse, et je l’ai ramassée contre moi pour la sentir entière, poitrine contre poitrine, avant de la redescendre au sol.
Je l’ai rejointe sur les planches. La peau de son dos a pris la poussière du plancher et j’ai ouvert ses cuisses avec le genou. Je me suis aligné et je suis rentré d’un seul coup, jusqu’à la garde, et son cri a heurté ma bouche. Elle était brûlante, serrée, encore convulsée des fois où elle avait joui contre ma langue, et je suis resté un moment au fond d’elle, le souffle cassé, pour ne pas tout donner d’entrée.
J’ai baisé. Les planches tapaient un rythme bête sous son cul. Je lui ai pris les hanches et je l’ai tirée à chaque enfoncée, assez fort pour que ses seins bougent vers ses épaules. Natalia a croisé les chevilles dans le bas de mon dos et elle a d’elle-même relevé le bassin pour me prendre plus profond. Ses ongles ont ouvert la peau de mes omoplates. Je sentais le loup pousser, la chaleur trop haute, la mâchoire qui voulait se détacher du visage d’homme. Je lui ai mordu l’épaule sans percer, seulement le marqué du plat des dents, et elle a joui en criant dans le creux de mon cou, sa chatte battant autour de moi par petites vagues serrées.
Je n’ai pas ralenti. Je l’ai prise plus large, plus lentement ensuite, pour la sentir se remplir à chaque aller, et sa bouche a cherché la mienne sans viser juste. Nos dents se sont heurtées. J’ai goûté son rire encore, plus faible, et j’ai glissé une main entre nous pour lui frotter le point dur pendant que je la baisais. Elle a dit « Encore. » Rien d’autre. J’ai obéi au mot. Le sol a gémi avec elle.
Je l’ai ramassée une nouvelle fois et je l’ai plaquée contre le mur de rondins. Le bois a imprimé ses omoplates. J’ai saisi ses deux poignets d’une seule main et je les ai cloués au-dessus de sa tête, le bois piquant nos peaux. Avec l’autre main j’ai relevé une de ses cuisses. Je suis rentré de nouveau, plus debout, plus rude, et chaque coup soulevait presque ses pieds du sol. Ma bouche s’est collée à sa nuque, ouverte, les crocs de part et d’autre de la colonne tendre. Je n’ai pas fermé. Le sang battait là, idiot, offert, et ma langue a suivi la veine sans la rompre.
Elle a dit « Marek », cassé, et elle a serré sa chatte sur ma bite par vagues. Je l’ai baisée plus fort. Le mur a gémi. Ses poignets ont tourné dans ma poigne et elle n’a pas cherché à les reprendre. Elle a seulement ouvert davantage la gorge, un don, une provocation, et j’ai haleté contre sa peau sans céder à ce que les crocs demandaient. Une goutte de sueur lui a coulé dans le sillon des seins. J’ai baissé la tête et je l’ai léchée, puis je suis revenu à sa nuque, plus pressé, plus affamé, le bas du ventre claquant contre le sien.
Natalia a accroché sa jambe libre à ma hanche pour se hisser et me prendre encore. Dans cette position elle pesait peu, et je la soulevais à chaque enfoncée. Ses doigts, au-dessus de nos têtes, se sont entrelacés aux miens. Elle a joui ainsi, dressée, la tête rejetée contre le rondin, un long tremblement qui m’est monté le long de la bite et m’a fait grogner dans ses cheveux. Je suis resté en elle, profond, les poignets toujours pris, jusqu’à ce que son souffle redescende et que ses pieds retrouvent le plancher.
Je l’ai retournée. Elle s’est mise à quatre pattes toute seule, le front vers les planches, le dos creusé de cette ligne nette qu’elle avait eue sur le perron, et j’ai vu ma bite glisser de nouveau entre les lèvres gonflées. Je suis entré. Mes mains ont pris sa taille. Puis je me suis penché, tout le torse sur son dos, et j’ai porté la gueule à sa gorge par-dessus l’épaule. Les crocs ont trouvé le dessous de la mâchoire, là où la vie passe, assez fort pour que le sang batte contre l’émail.
Natalia s’est reculée contre moi, le cul chassé vers mon ventre, et dans cette petite langue qui n’était pas celle du chalet elle a dit « Укуси мене. »
J’ai compris. Le loup a tiré. La pointe des dents a blanchi sa peau. Je me suis arrêté au sang. Je n’ai pas percé. Un grognement m’est sorti du ventre, de rage et de faim mêlées, et à la place du geste que sa voix demandait le nœud a gonflé d’un coup à la racine. Il l’a verrouillée. Natalia a eu un hoquet, les yeux ouverts sur le plancher, et ses coudes ont fléchi. J’ai joui en elle par saccades lourdes, coincé, le museau toujours à sa gorge, et chaque jet la faisait trembler autour du nœud. Elle a joui encore, plus silencieuse, la bouche ouverte sans cri, une main cherchant la mienne pour la serrer.
Nous sommes restés liés. Je léchais sa nuque par petits coups, non plus pour prendre, seulement pour tenir, et son pouls s’est calmé contre ma langue. Elle a tourné un peu le visage, la joue contre le bois, et ses doigts n’ont pas lâché les miens. Le nœud pulsait. Chaque petit mouvement qu’elle faisait pour respirer me tirait encore un filet de sperme au fond d’elle. J’aurais pu fermer la gueule. Je ne l’ai pas fait. J’ai gardé les crocs où elle les avait voulus, et je les ai tenus sages.
Le nœud a mis longtemps à s’affaisser. Je suis resté sur elle, puis en elle encore un peu, et j’ai frotté ma joue contre sa gorge pour y laisser ce que j’étais, l’odeur de la forêt, celle de ma peau, celle du sperme séché au bord de sa bouche. J’ai descendu le long de son ventre. J’ai ouvert ses cuisses de mes paumes et j’ai frotté mon visage, ma gorge, le reste de moi, tout le long de la peau intérieure, jusqu’à ce que l’odeur tienne, épaisse, à elle et à moi mêlées. Natalia a posé une main dans mes cheveux. Elle n’a rien demandé cette fois. Ses cuisses sentaient le sel et le bois. J’ai appuyé mon front contre l’une d’elles et j’ai respiré jusqu’à m’en remplir le crâne.
Avant l’aube j’ai senti les os du visage changer. Les mains se sont épaissies. Le poil a noirci mes avant-bras et la mâchoire a tiré vers l’avant, assez pour que parler devienne inutile. Je me suis retiré d’elle et je me suis habillé mal, à moitié seulement, le pantalon ouvert, la chemise perdue. Elle est restée sur le plancher, une couverture tirée jusqu’à la hanche, les yeux ouverts, et elle m’a regardé gagner la porte sans un mot pour me retenir.
Sur le perron l’air sentait le gel et la mousse. J’ai levé la tête. Notre odeur fuyait déjà vers la crête, chaude, portée par le vent d’ouest, ouverte, impossible à ravaler. Du versant d’en face une voix grave a répondu, une seule, posée, une voix que j’avais entendue les nuits de chasse. Le silence qui a suivi n’appartenait pas à un solitaire. Ils avaient l’odeur. Je suis parti dans les sapins, déjà courbé, sans refermer la porte.