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Zara Nakharova

Zara, séance de minuit

Histoire érotique au cinémaRisque Public13 min de lecture

Une histoire de Zara Nakharova

Zara entre dans un cinéma pour une séance tardive. L'homme à côté d'elle ne parle pas. Dans le noir, elle pose sa main là où ça compte, et elle veut que les autres rangées comprennent.

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La pluie d’automne collait encore aux cols dans le hall quand j’ai poussé la porte de la salle. Minuit venait de sonner sur le boulevard, et le cinéma du onzième n’avait gardé allumées que les rampes basses le long des murs de velours. L’odeur du tapis mouillé et du popcorn froid traînait dans l’air, mêlée à celle du velours usé. Je me suis assis au fond, dernière rangée, le fauteuil le plus près du mur, avec le seul désir d’une obscurité propre et d’un film dont j’ignorais jusqu’au titre. J’avais trente-six ans et je n’attendais personne. Le silence de la salle me convenait. J’avais passé la soirée à marcher sans but, les mains dans les poches, et je n’avais choisi cette séance que pour ne plus penser.

Elle s’est installée à ma droite avant la fin des publicités. Jupe noire, bas sombres, un manteau qu’elle a laissé glisser sur le dossier sans le plier. Ses genoux ont touché le mien. Elle avait vingt-trois ans, une bouche nette, les mains calmes posées à plat sur ses cuisses. Un collier discret disparaissait sous le col de son chemisier. Personne d’autre n’a choisi notre rangée. Deux rangs plus bas, un couple achevait une conversation. Plus loin, un homme seul s’enfonçait déjà dans son siège. J’ai senti le parfum d’elle, quelque chose de chaud et de sucré, trop près pour que ce soit un hasard. Elle n’a pas demandé si la place était libre. Elle s’est assise comme si elle m’avait cherché.

Les lumières sont tombées. L’écran a pris toute la salle. Elle a penché la tête, assez près pour que ses cheveux frôlent mon épaule, et sa phrase est restée ouverte sur le premier mot inutile.

« Tu vas regarder jusqu’au bout ou tu préfères... »

Elle n’a pas fini. Sa main a quitté sa cuisse et s’est posée sur mon pantalon, pile sur ma bite, avec une assurance qui n’avait rien d’hésitant. Elle a pressé, a senti que je durcissais déjà, et un petit rire est resté dans sa gorge. J’ai agrippé l’accoudoir. La chaleur de sa paume a traversé le drap en une seconde. Elle a frotté lentement, de la paume entière, jusqu’à ce que le drap devienne une gêne, jusqu’à ce que je sois complètement dur sous ses doigts. Autour de nous la salle respirait par à-coups, l’image clignotait sur nos visages, et personne ne se retournait encore. J’ai senti le sang battre dans mes tempes. Elle connaissait exactement la pression qu’il fallait, ni trop légère ni brutale, et son pouce a trouvé le contour du gland à travers le tissu avec une précision qui m’a fait fermer les yeux une seconde.

J’ai tourné la tête vers son oreille.

« Tu fais ça souvent. »

Elle a serré plus fort au lieu de répondre, a pesé mes couilles à travers le tissu, puis est revenue sur la verge avec une lenteur volontaire. Le couple en dessous a ri à une réplique. L’homme seul s’était affalé. Nous étions seuls dans notre rangée et elle le savait. Sa respiration chaude a touché mon cou. Elle a murmuré quelque chose que je n’ai pas saisi, un mot perdu dans la bande-son, et ses doigts ont continué leur travail sans hâte, comme si le film n’était qu’un prétexte et que le vrai spectacle se jouait ici, dans le noir, sous sa main.


La braguette a cédé sous son pouce, un cliquetis minuscule avalé par la bande-son. Ses doigts ont écarté le boxer et elle a sorti ma bite dans l’air un peu froid de la salle. La peau a tiré. Une goutte déjà au bout du gland a mouillé son pouce ; elle l’a étalée sans se presser, les yeux toujours collés à l’écran. J’ai retenu mon souffle. La salle entière existait encore, les rumbleurs, les rires lointains, et pourtant il n’y avait plus que ça : sa main autour de moi, luisante déjà, et le froid de l’air sur la peau découverte.

Elle s’est penchée. Ses cheveux ont tombé en rideau contre ma hanche. Sa bouche a pris le gland d’abord, chaude, humide, puis elle a descendu jusqu’à ce que j’atteigne le fond de sa gorge et que sa respiration s’arrête une seconde contre mon ventre. Je n’ai pas bougé le bassin. J’ai posé une main dans ses cheveux, sans pousser, seulement pour sentir le mouvement. La chaleur de sa langue m’a arraché un frisson qui est redescendu le long des cuisses. Elle a sucé avec un rythme régulier, les lèvres serrées, la langue plate sous la verge, et chaque fois qu’elle remontait un fil de salive reliait sa bouche à moi avant qu’elle ne le rompe en redescendant. J’entendais le petit bruit mouillé, étouffé, presque rien, et ça me durcissait davantage. Ses doigts tenaient la base, fermes, et de temps en temps elle serrait un peu plus, assez pour me rappeler qu’elle décidait de tout.

Un éclairage de l’écran a blanchi sa nuque. J’ai vu sa joue se creuser. Elle a pris plus fort, a laissé ma bite frapper le palais, a ravalé le bruit qu’elle aurait fait ailleurs. Ma main s’est fermée dans ses cheveux malgré moi. Elle a relevé les yeux vers moi sans quitter le gland, et ce regard m’a durci encore, au point que j’ai dû retenir un grognement entre les dents. Ses cils battaient. Elle n’avait pas l’air d’une fille qui improvise. Elle avait l’air d’une fille qui savait ce qu’elle prenait et qui le prenait jusqu’au bout.

Elle s’est arrêtée au moment où j’allais perdre le fil. Un fil de salive reliait encore sa lèvre inférieure à moi. Elle a essuyé sa bouche du dos de la main, s’est rassise, et a repris ma bite dans sa paume pour la tenir au chaud, levée, luisante, pendant qu’une scène de dialogue occupait tout le volume de la salle. J’ai avalé. Mes hanches voulaient bouger. Je les ai tenues.

« Moi c’est Zara. Toi tu vas me dire... »

J’ai dit mon prénom. Karim. Elle a répété la première syllabe contre mon col, puis elle a refermé les doigts et a tiré une fois, lentement, de la base jusqu’au bout, pour me faire taire. Sa voix était basse, presque amusée. Elle a ajouté, tout contre mon oreille, que j’avais une belle bite et que ça se voyait même dans le noir. Je n’ai rien répondu. Sa paume a glissé, remonté, redescendu, et le film a continué sans nous.


J’ai glissé ma main gauche sous sa jupe. Les bas s’arrêtaient au milieu des cuisses. Plus haut, la peau était nue et chaude. Le satin de la jupe a froissé sous mon poignet. Elle a écarté les genoux d’un seul mouvement, assez pour que mes doigts trouvent le coton déjà trempé de sa culotte. J’ai poussé le tissu sur le côté. Sa chatte était ouverte, glissante, et elle a poussé un souffle par le nez quand mes deux doigts ont pénétré d’un coup jusqu’à la paume. L’intérieur d’elle m’a saisi, chaud, serré, déjà prêt.

Elle s’est archée à peine, assez pour que le fauteuil craque. J’ai baisé sa chatte avec les doigts, lentement d’abord, le pouce à plat sur le haut, là où elle durcissait sous la peau. Elle tenait toujours ma bite, et chaque fois que je l’enfonçais plus fort elle me serrait en retour, un échange muet, mécanique et sale. Le couple deux rangs plus bas a cessé de parler. J’ai entendu un siège grincer, un demi-tour. Zara a souri dans le noir sans baisser les yeux vers eux. Ses hanches ont commencé à suivre le mouvement de ma main, un va-et-vient court, presque invisible, et le velours du siège a frotté contre ses bas.

« Ils ont entendu », ai-je dit tout contre sa tempe.

Elle a accéléré le poignet sur ma bite au lieu de chuchoter une réponse. Mes doigts ressortaient trempés, y rentraient, ressortaient. Sa culotte barrait encore une cuisse. Elle a posé sa tête contre le mien et sa respiration s’est cassée par petits à-coups chaque fois que je pliais les doigts à l’intérieur. Un homme plus loin, celui qui était seul, a cessé de regarder l’écran. Je l’ai senti à la fixité de sa nuque, à ce silence nouveau dans sa rangée. Zara a écarté davantage les genoux, assez pour que quiconque se retournât voie ma main disparaître sous le tissu. Elle a murmuré mon prénom, une seule fois, et ses cuisses ont tremblé.

Elle était proche. Sa chatte s’est resserrée par vagues autour de mes doigts. Elle a mordu l’intérieur de sa propre lèvre et a tenu ma verge plus fort, au point que le plaisir a viré presque à la douleur. Je n’ai pas retiré la main. J’ai continué, plus profond, le pouce à frotter court et rapide, jusqu’à ce qu’elle se plaque contre le dossier et laisse échapper un son que la musique n’a pas tout à fait couvert. Le son est resté entre nous, aigu, court, et j’ai senti son ventre se contracter sous la jupe. Elle a respiré par la bouche, les lèvres entrouvertes, et sa main sur moi s’est arrêtée un instant, crispée.


Elle s’est extraite de mes doigts d’un mouvement net, a relevé la jupe jusqu’à la taille, a passé une jambe par-dessus moi. Le fauteuil a gémi. Elle a écarté sa culotte d’un crochet de pouce, a saisi ma bite, l’a alignée, et s’est enfoncée d’une seule descente. Sa chatte m’a pris entier. La chaleur, l’étroitesse, le mouillé de tout à l’heure, tout est arrivé en même temps, et j’ai agrippé ses hanches pour ne pas crier. J’ai senti le fond d’elle, le poids de son corps, l’odeur de sa peau tout contre la mienne.

Elle s’est assise jusqu’à mes couilles. Un instant elle n’a plus bougé, le front contre le mien, et j’ai senti les parois pulser autour de moi. Puis elle a commencé à baiser, un mouvement court du bassin, le haut du corps presque immobile pour ne pas attirer l’œil, le bas qui me prenait et me relâchait avec une régularité obstinée. Ma bite ressortait luisante et rentrait. Ses mains se sont accrochées au dossier derrière ma tête. Chaque fois qu’elle redescendait, sa chatte claquait mollement contre moi, un bruit petit et obscène que le film recouvrait par moments et laissait passer à d’autres. J’ai posé la bouche contre son cou. Elle était salée. Elle a soupiré sans ouvrir les lèvres.

Le couple s’est retourné franchement. L’homme d’abord, puis la femme. Leurs visages ont pris la lumière de l’écran, pâles, figés. Zara a tourné la tête vers eux sans ralentir. Elle les a regardés. Elle a accéléré. J’ai vu la gorge de l’homme bouger. La femme n’a pas détourné les yeux. Zara a souri encore, un sourire étroit, et ses hanches ont frappé plus fort.

J’ai tenu ses fesses, les ai écartées, l’ai ramenée plus fort sur moi. Elle a gémi contre ma bouche, un son ouvert cette fois, et le fauteuil a tapé le rang d’une cadence que plus personne dans cette salle ne pouvait ignorer. L’homme seul, plus loin, ne faisait même plus semblant. Il nous fixait, le menton levé. Zara a croisé son regard à lui aussi, une seconde, puis est revenue au couple, et elle a souri pendant qu’elle me enfilait. Je l’ai sentie se resserrer à chaque descente, volontairement, et j’ai mordu l’intérieur de ma joue pour ne pas gémir trop fort.

« Ils voient tout », ai-je dit.

Elle a hoché la tête. Elle a pris mon visage entre ses paumes et a baisé plus vite, la jupe relevée en bourrelet, les cuisses nues, ma bite qui disparaissait en elle à chaque coup. Je n’ai rien fait pour la cacher. Je l’ai tenue ouverte. J’ai laissé le rang entier comprendre. Sa voix a glissé contre ma bouche, un chuchotement cassé : qu’elle aimait ça, qu’elle voulait qu’ils voient, qu’elle n’allait pas s’arrêter. Ses ongles ont entamé ma nuque. Le fauteuil a continué de frapper.


Elle transpirait contre moi. Sa chatte se resserrait par saccades, de plus en plus fréquentes, et ses genoux glissaient sur le velours du siège. Je l’ai prise par la taille et j’ai baisé vers le haut, enfoncé jusqu’au bout, le pubis collé au sien. Elle a laissé aller sa tête en arrière. Sa bouche s’est ouverte. Le couple n’avait pas reparlé ; la femme avait une main sur le bras de l’homme et tous les deux regardaient, sans décrocher, la façon dont Zara s’empallait sur moi dans un fauteuil de cinéma à minuit. J’ai vu la lueur de l’écran sur la gorge d’elle, sur le collier, sur la peau tendue de ses seins sous le chemisier déboutonné d’un cran. Elle était belle de cette façon-là, offerte, indifférente à tout sauf au mouvement.

Elle a joui la première. Un tremblement parti des cuisses, une contraction brutale autour de ma bite, un cri ravalé qui s’est quand même échappé, aigu, assez fort pour que l’homme seul change de position. Elle a continué à baiser pendant qu’elle jouissait, plus désordonnée, plus humide, et sa chatte a pompé autour de moi par vagues longues qui m’ont tiré au bord. J’ai senti le sperme monter, inévitable. Ses doigts se sont crispés dans mes cheveux. Elle a dit mon prénom encore, plus fort, et ça a suffi.

Elle a tourné la tête vers le couple. Elle ne les a plus quittés des yeux. J’ai joui en elle dans cette position-là, le visage d’elle offert à des inconnus, mon ventre plaqué au sien, ma bite qui déchargeait par jets lourds au fond de sa chatte. Je l’ai tenue collée, les doigts creusés dans ses fesses, et chaque pulsation m’a vidé un peu plus pendant qu’elle les regardait, sans ciller, sans honte, le souffle coupé. Le plaisir m’a traversé par à-coups, violent, et j’ai plaqué mon front contre son épaule pour ne pas faire de bruit. Le couple a fini par se rasseoir, trop lentement. L’homme seul a baissé les yeux le premier.

Zara s’est laissée retomber contre moi. Ma bite ramollissait en elle, le sperme déjà chaud le long de mes couilles. Elle a ri tout contre mon cou, un rire court, et elle a bougé encore une fois le bassin pour tout sentir. J’ai senti le liquide chaud glisser entre nous. Elle a resté ainsi un moment, le poids d’elle sur moi, le souffle irrégulier.

« Ça, c’est du goût. Ou on l’a, ou on... »

Elle a coupé elle-même, a posé sa bouche sur la mienne, a sucé ma lèvre inférieure. Je n’ai rien ajouté. Le film continuait, indifférent, et le sperme a commencé à couler hors d’elle sur mon pantalon ouvert. Sa langue a goûté la mienne, lente, et j’ai refermé les bras autour de sa taille sans chercher à comprendre davantage.


Elle s’est relevée avant que je sois prêt. La culotte remise d’un geste, la jupe rabattue, le manteau repris sur les épaules. Elle a essuyé l’intérieur de sa cuisse avec un mouchoir sorti de son sac, l’a froissé, l’a laissé tomber entre les fauteuils. Son téléphone a vibré une fois contre sa hanche et elle n’a pas regardé l’écran. Elle s’est penchée, m’a embrassé encore, salement, et a quitté la rangée pendant qu’une musique de fin n’avait même pas commencé. J’ai recouvert ma bite, mal, le pantalon encore ouvert, les mains un peu tremblantes. L’odeur d’elle restait sur moi.

Je l’ai suivie dans l’allée sans la retenir. Dans le hall, la lumière crue faisait mal après le noir. Le tapis rouge, les affiches, l’odeur de chauffage. Zara marchait déjà vers les portes vitrées, le manteau déboutonné, les bas un peu tordus. Un homme sorti d’une autre rangée s’est arrêté net en la voyant. Il avait le visage encore marqué par l’écran, la voix trop haute pour un hall à cette heure.

« Zara Nakharova. »

Elle n’a pas ralenti. Elle n’a pas démenti. Elle a poussé la porte et l’air froid de la rue est entré d’un coup, chargé de pluie et de feuilles. L’homme est resté dans le hall, les mains dans les poches, à la regarder partir. Je me suis tenu près de la vitre. Dehors elle a croisé la file des taxis sans lever le bras. Elle a tourné à gauche, vers les arbres du square encore ouverts malgré l’heure, et elle a marché dans cette direction, le dos droit, jusqu’à ce que le rideau de pluie l’efface. J’ai resté encore une minute, le front contre la vitre froide, le goût d’elle dans la bouche, et le film derrière moi qui n’avait plus aucune importance.